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Batterie Herta

Dossier IA17050514 réalisé en 2016

Fiche

Dossiers de synthèse

La batterie HERTA, placée sous le commandement du lieutenant capitaine Josef Reichard, est occupée par 168 marins. Implantée au sud-est de La Couarde, au Peu Bernard, elle représente le deuxième site le plus important, fortifié par le IIIe Reich sur l’île après la batterie Karola, et constitue le poste de commandement général. Cette batterie devait défendre la côte face au Pertuis d’Antioche.

La batterie Herta est formée d’un poste de direction de tir constitué d’une ancienne batterie française de 138 Marine que les Allemands ont perfectionnée. Elle commande trois canons de 150 mm qui permettent un tir sur tout l’horizon. Au printemps 1944, deux casemates M 272 sont bétonnées sur le site afin d’abriter deux des trois canons jugés trop exposés face aux bombardements. En août 1944, une troisième casemate M 272 est en cours de construction pour abriter le troisième canon mais ne sera finalement pas achevée.

La batterie dispose, pour assurer sa direction de tir, d’un ancien poste de télémétrie français (Leistand) et d'un poste de commandement (Markostand MP152) abritant l’état-major de la MAA282 et en particulier son commandant, le capitaine de corvette Erich Langer. Cette batterie dispose à la fois de gros moyens de transmissions (émetteur-récepteur, centrale téléphonique) et de moyens d’observation (télémètre, lunette de visée positionnée sur un pivot en béton et binoculaire d’observation, positionnée au niveau inférieur). Un observatoire secondaire (Nebenleitstand) est utilisé comme poste de guet. Un projecteur de 150 cm Siemens assure de nuit le balayage du Pertuis d’Antioche.

Le site est également équipé de quatre blockhaus servant d’habitation, de divers abris légers en tôle-métro, d’une infirmerie, de six soutes à munitions, de deux transformateurs et d’un château d’eau. Tous ces ouvrages sont établis en recul du rivage. Dans le mess de la batterie était écrit en allemand : « plutôt mort qu’esclave ».

La défense anti-aérienne est assurée par deux postes de canon de 20 mm Flak 28 Oerlikon. Différentes pièces d’artillerie plus légères sont disséminées le long du rivage afin d’empêcher les Alliés d’envahir la côte (mortier, treize nids de mitrailleuses dont deux lourdes, une pièce de 50 mm KwK 38/39 L/60) et le terrain est entouré de champs de mines et de barbelés.

Précision dénominationBatterie de côte
AppellationsHerta
Dénominationsbatterie
Aire d'étude et cantonÎle de Ré - Île de Ré
AdresseCommune : La Couarde-sur-Mer
Lieu-dit : Les Brosses
Cadastre : 2016 AE 643 ; 2016 AO 733, 734 ; 2016 AO 543 ; 2016 AO 487
AdresseCommune : Le Bois-Plage-en-Ré
Lieu-dit : Le Peu Bernard
Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1942, daté par source

Références documentaires

Documents d'archives
  • Service historique de la Défense, Rochefort, 1 W 1849. 1945 : Mur de l'Atlantique, situation des batteries de l'Ile de Ré, Fort du Martray

    Service historique de la Défense, Rochefort : 1 W 1849
Bibliographie
  • Chazette, Alain, Destouches, Alain, Paich, Bernard, Fortifications sur l'île de Ré. Paris : Editions Histoire et Fortifications, 2005, 35 p.

(c) Communauté de communes de l'Île de Ré (c) Communauté de communes de l'Île de Ré ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Aoustin Agathe
Aoustin Agathe

Chargée de mission Inventaire. Communauté de communes de l'Ile de Ré (2013- 2020)


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