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Bâtiments conventuels de l'abbaye Notre-Dame aujourd'hui bâtiments communaux

Dossier IA79001603 inclus dans Abbaye Notre-Dame réalisé en 2002

Fiche

Dénominationsbâtiment conventuel
Aire d'étude et cantonCelles-sur-Belle - Celles-sur-Belle
AdresseCommune : Celles-sur-Belle
Adresse : 14 rue des
Halles
Cadastre : 1818 A 80 à 86 ; 1981 AE 61 à 63

Des bâtiments conventuels les plus anciens, assez bien connus par les sources, ne subsistent que les vestiges du cloître gothique du 14e siècle, situés entre le logis Saint-Gobert, logis prieural, et les bâtiments conventuels. En 1568, après le pillage dû aux guerres de Religion, l'abbaye est en ruine. Le prieur Nicolas de Saint-Gobert, a qui l'on doit la restauration de l'abbatiale et la construction du logis qui porte son nom, prépare la construction des bâtiments conventuels. Une lettre de lui, de 1672, mentionne que le père Randon commence à travailler au plan de leur "maison". Une vue cavalière de cette époque montre l'ampleur du projet. En 1679, un marché est passé avec l'architecte François Le Duc qui vient de terminer les restaurations de l'église et la construction du logis prieural. Le dessin d'une élévation de la façade du bâtiment, attribuée à cet architecte, précise le projet. Les travaux sont terminés en 1682 comme l'indique l'incription sur la façade : ME FECIT ANNO 1682 PAR FRANCOIS LE DUC DIT TOSCANE. De la même période, et du même architecte, datent le portails d'accès et les pavillons d'entrée. Une partie seulement du projet a été réalisée. Un rapport de 1687 indique que "les pères de Selles ont surcis leurs bastiments... ce qui est achevé suffit pour les loger commodément". Bien national à la Révolution, le bâtiment, les jardins et le moulin sont achetés par André Boudault Champloy de Niort. Cet ensemble passe entre les mains de différents propriétaires dont les pères monfortains de 1920 à 1969. La commune en fait l'acquisition en 1971.

Période(s)Principale : 14e siècle
Principale : 2e moitié 17e siècle
Dates1682, porte la date, daté par source
Auteur(s)Auteur : Le Duc François, dit: Toscane architecte attribution par source, signature

L'imposant bâtiment conventuel est à deux étages carrés et quatorze travées. L'élévation, de gauche à droite, se compose de : trois travées saillantes, sept travées appuyées en rez-de-chaussée de contreforts sommés de volutes à décor floral, un corps de bâtiment, central à l'origine du projet, de trois travées, enfin une seule travée pour l'aile droite. La façade est traitée en bossages en tables, rythmée de pilastres à chapiteaux ioniques ; la corniche est très ouvragée. Le rez-de-chaussée du bâtiment comprend : un hall d'entrée, à voûte d'arêtes aplaties, d'où part l'escalier en pierre à rampe en ferronnerie, dont le plafond du repos est à caissons en pierre, un réfectoire à six voûtes d'ogives quatripartites, une cuisine à voûte d'ogives octopartite, et une arrière cuisine à deux voûtes octopartites. A chaque étage se trouvent neuf cellules. Une aile du cloître est accolée au rez-de-chaussée de l'élévation postérieure. Elle est voûtée en berceau à lunettes. En retour, vers l'ouest, est accolée une aile de quatre travées et deux étages dont le rez-de-chaussée est couvert d'une voûte d'arêtes retombant sur un pilier central. Un bâtiment coudé, à un étage, relie le transept sud de l'abbatiale à l'aile en retour. Le hall d'entrée du bâtiment conventuel est précédé d'un perron à deux volées droites. L'escalier d'accès au jardin, parallèle au perron et séparé de ce dernier par une terrasse, est en fer-à-cheval. Le portail à piles de l'abbaye est flanqué de deux pavillons de plan carré. Construits en pierre de taille traitée en bossages, ils sont couronnés d'un étage d'attique orné de balustres. Des parterres en broderie ont été plantés durant le dernier quart du 20e siècle.

Murscalcaire
pierre de taille
Toittuile creuse
Étages2 étages carrés
Couvrementsvoûte en berceau
voûte d'arêtes
voûte d'ogives
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
croupe
Escaliersescalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
Jardinsparterre en broderie
Techniquessculpture
Représentationsornement architectural
Précision représentations

La porte du réfectoire a son encadrement sculpté d'un décor classique.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsclassé MH, 1977/11/09

Annexes

  • Abbaye Notre-Dame. Bâtiment conventuel, composition :

    Grand corps sur jardin :

    Rez-de-chaussée :

    - accès par un perron à deux volées droites (dix marches) adossées à la façade

    - hall d'entrée à voûtes d'arêtes aplaties soutenues par quatre colonnes, contenant l'escalier accolé à l'ouest, en pierre et rampe de ferronnerie, marche palière couverte d'un plafond à caissons de pierre et volée au sud soutenue par un pilier

    - réfectoire, porte monumentale, 6 voûtes d'ogives quadripartites, cheminée moulurée

    - cuisine, une voûte d'ogive octopartite, cheminée moulurée

    - arrière-cuisine, deux voûtes octopartites

    - aile du cloître sur l'élévation ouest, huit arcades, voûtes en berceau à lunettes

    premier et deuxième étages :

    - grande pièce au-dessus du hall, une pièce à droite

    - couloir longitudinal ouest sur toute la largeur du bâtiment

    - escalier rampe sur rampe (première travée à côté gauche de la grande pièce)

    - neuf cellules (six parquets différents XVIIIe s., trois parquets récents, cheminées XIXe s.)

    Aile ouest :

    accessible par l'escalier du grand corps de bâtiment, communique avec l'abbatiale par un corps de bâtiment contenant un couloir coudé

    Rez-de-chaussée :

    - grande salle, quatre voûtes d'arêtes reposant sur un pilier carré central

    premier étage :

    - couloir latéral sud,

    - deux pièces au nord

    deuxième étage :

    - couloir central

    - six cellules de part et d'autre du couloir.

  • Bâtiment conventuel

    Mutations de propriètés après la Révolution :

    janvier 1798 : André Boudault Champoly (résidant à Niort)

    avril 1816 : René Joly (maire de Celles de 1819 à 1828)

    mars 1846 : famille Jousseaume (notaires)

    mars 1909 : marquis de Vasselot de Régné, mécène, pour l'évêche de Poitiers qui y installe la famille Aubineau

    juillet 1920 : l'évêché confie l'établissement aux Pères monfortains qui l'achètent par l'intermédiaire d'une Société anonyme

    avril 1971 : acquisition par la commune.

(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Debelle Jacqueline - Liège Aurélie - Comte Yannick