Dossier IA17000296 | Réalisé par
Bassin de radoub, dit vieille Forme
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vallée de la Charente - Rochefort
  • Commune Rochefort
  • Adresse rue Toufaire
  • Cadastre 1994 BI 100, 101, 103
  • Dénominations
    bassin de radoub
  • Appellations
    dit vieille Forme
  • Parties constituantes non étudiées
    corps de garde

Ce bassin de radoub, dit Vieille Forme, a été construit entre 1669 et 1671, par l'ingénieur Le Vau. Elle est construite à l'écart des autres bâtiments de l'arsenal en raison de la présence de roche à cet endroit. Il s'agit de la première forme de ce type construite en France sur un modèle anglais. Les parois de terre s'effondrant et le fond s'affaissant, on est obligé de la maçonner et de la daller. Elle devient ainsi la première forme maçonnée au monde. A l'origine, des portes-écluses en bois la ferment. L'enceinte de la ville édifiée en 1675-1676 l'englobe, se terminant au bord du fleuve par le bastion de la Charente, appelé plus tard bastion de la vieille forme.

Devenue très vite trop étroite pour des navires de guerre dont les dimensions augmentent, elle est complétée par trois autres formes, une simple et une double. Une machine hydraulique, dont on voit des vestiges sous la forme d'une arche et d'un puisard où se trouvait la roue, est installée en 1740. C'est peut-être à cette époque que la forme est dotée de gradins et d'une couverture.

Dans les années 1820 est construit un corps de garde destiné à veiller au maintien de l'ordre lors de l'entrée et de la sortie des ouvriers, et à exercer une surveillance pour empêcher tout vol sur le chantier. Le portail est fermé à clé chaque soir au coup de canon de retraite et rouvert au coup de canon de diane du lendemain matin. Dans les années 1850, l'enceinte de la vieille forme renferme également des ateliers et deux cales de construction. La porte ménagée dans le rempart de la ville, placée sous la responsabilité des agents du génie militaire, est fermée en même temps que celle du corps de garde. La nuit, une sentinelle marque chaque demi-heure avec le battant d'une cloche, tandis qu'une deuxième sentinelle veille à ce qu'aucun bateau ne passe. De jour comme de nuit, une troisième sentinelle se tient au bastion dit de la vieille forme, à la jonction de la Charente et du fossé de la ville.

En 1862, la vieille forme est cédée par la Marine militaire au port de commerce, lors du projet d'aménagement des bassins n° 1 et 2. Elle n'est remise en service qu'en 1878, après son agrandissement et le remplacement du système de fermeture d'origine par un bateau-porte en tôle.

Au début du 20e siècle, l'eau est épuisée par une pompe à piston actionnée par une machine à vapeur. Complètement envasée depuis la Seconde Guerre mondiale, cette forme a été remise en état vers 1990.

Cette forme est aménagée au nord de l'arsenal en raison de la présence d'un sol rocheux à cet endroit facilitant les travaux de soutènement. Elle se situe dans la partie nord-est de l'enceinte urbaine, et enclose d'un mur dont le portail est protégé par un corps de garde.

A l'origine, elle mesure 58 m de long sur 29 de large, avec une profondeur de 5 m. La forme est plus étroite dans sa partie est, où ses parois (bajoyers) sont rectilignes. Dans la partie ouest, les bajoyers sont profilés en deux gradins, ou banquettes, d'inégales hauteurs et la forme se termine par un angle obtus. A la jonction des deux parties, un escalier, de part et d'autre, permet l'accès au radier. Elle mesure actuellement une centaine de mètres de long.

Le corps de garde, de plan carré et en rez-de-chaussée, est traité dans un style néo-classique, similaire à celui de la porte du soleil. Seule sa façade postérieure est en moellon, les trois autres étant en pierre de taille. Sa façade antérieure se compose d'un portique à deux colonnes lisses et à chapiteaux doriques surmonté d'un fronton triangulaire constitué par les rampants du toit.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
  • État de conservation
    restauré
  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    classé MH, 1989/05/09

Documents d'archives

  • 1680-1855 : construction des bassins de radoub.

    Service historique de la Défense, Rochefort : 1 K2 1-7
  • Dossier de protection de 1989.

    Direction régionale des affaires culturelles de Poitou-Charentes, Conservation régionale des monuments historiques, Poitiers

Bibliographie

  • Dupont ; Fardet, M. L'arsenal de Colbert. Rochefort, Centre international de la mer, 1986.

    p. 11, 14
  • Collectif. Rochefort ; trois siècles en images. Comité d'histoire locale, t. 1, 1981.

  • Viaud, J. Th. ; Fleury, E. J. Histoire de la ville et du port de Rochefort. Rochefort, 1845, ré-ed. Marseille : Laffite-Reprints, 1977.

  • Port de Rochefort : consignes à suivre par les postes militaires et les agents chargés de la surveillance des grilles et issues de l'Arsenal de Rochefort. La Rochelle : Imprimerie Caillaud, 1850.

    p. 33-38

Documents figurés

  • " Plans anciens ". Photocopies jointes au dossier d'étude préalable de la C. R. M. H. [Reproduits dans le dossier Illustrations].

    Direction régionale des affaires culturelles de Poitou-Charentes, Conservation régionale des monuments historiques, Poitiers
  • Plans du XIXe siècle.

    Service historique de la Défense, Rochefort
  • " Plans et coupes en 1989 ". P. Oudin. Dossier d'étude préalable de la C. R. M. H. [Reproduits dans le dossier Illustrations].

    Direction régionale des affaires culturelles de Poitou-Charentes, Conservation régionale des monuments historiques, Poitiers
Date d'enquête 1997 ; Dernière mise à jour en 2016
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel