Dossier IA40001539 | Réalisé par
Basilique Notre-Dame de Buglose
Copyright
  • (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Dax nord
  • Commune Saint-Vincent-de-Paul
  • Lieu-dit Buglose
  • Cadastre 2007 AK 107

La première mention du nom de "Berglosse" ou "Burglosse" apparaît au début du XIIIe siècle dans deux chartes du Cartulaire de l'hôpital Saint-Esprit de Dax. Le lieu dépendit, sous l'aspect religieux, de la cure de Pouy (devenue Saint-Vincent-de-Paul en 1828), avec quelques interruptions, jusqu'à sa propre érection en paroisse le 4 mars 1847. La légende de Notre-Dame de Buglose est évoquée pour la première fois en 1630 dans un ouvrage du Bordelais Gilbert Grymaud : il y fait état de la découverte en 1620 d'une statue miraculeuse de la Vierge à l'Enfant ("ensevelie depuis plus de cinquante ans") et de la construction immédiate d'une chapelle, peut-être à l'emplacement d'un ancien oratoire. Ce nouveau lieu de culte, béni par l'évêque de Dax Jean-Jacques du Sault le 16 mars 1622, que l'abbé Degert (1922) identifiait à tort avec l'actuelle chapelle des Miracles, était en réalité un édifice de plus grande ampleur, aujourd'hui entièrement disparu. Le développement du pèlerinage, consécutif à la constatation de nombreux "miracles" dès 1622, est attesté par plusieurs donations importantes, dont celle, en 1629, de Suzanne de Lauzières-Thémines, future duchesse de Ventadour.

En 1706, l'évêque Bernard d'Arboucave unit la cure de Pouy et le sanctuaire de Buglose et y établit des prêtres de la Mission (lazaristes), chargés de la direction d'un nouveau séminaire diocésain. Les décennies suivantes voient l'apogée du pèlerinage, avec la visite de la reine d'Espagne Marie-Anne de Neubourg (1709), la concession d'une indulgence plénière par Benoît XIII (1725) ou encore les fêtes de la béatification (1729) puis de la canonisation (1737) de l'enfant du pays, saint Vincent de Paul. Le sanctuaire se présentait alors sous l'aspect d'un édifice à vaisseau central et deux bas-côtés, celui du sud terminé par une chapelle dédiée à saint Vincent. Dans le chœur, séparé de la nef par une clôture de fer, se trouvait la niche abritant la statue miraculeuse, entourée de nombreux ex-votos en argent. Malgré l'existence d'un vaste porche destiné à accueillir les pèlerins, l’exiguïté de l'église incita les lazaristes à projeter un agrandissement et un exhaussement, qui ne furent toutefois pas réalisés.

La Révolution entraîne le départ des Pères de la Mission, la rédaction de deux inventaires (août 1790 et juin 1792), la vente des biens meubles et immeubles des religieux et l'envoi à la fonte de l'orfèvrerie cultuelle et civile. Après le Concordat de 1801, le culte est rétabli à Buglose, désormais rattaché à la paroisse de Gourbera. L'évêque d'Aire Dominique-Marie Savy (1827-1839) réorganise le conseil d'administration du sanctuaire (1831). Son successeur, Mgr Lanneluc (1839-1856), y réinstalle les missionnaires (1844), fait ériger Buglose en succursale (1847) et, devant la menace d'effondrement de la toiture de l'église, lance le projet d'une restauration, puis d'une reconstruction totale de l'édifice, confiée à l'architecte départemental Sibien. L'installation des pilotis nécessaires aux fondations commence au printemps 1850 et l'évêque pose la première pierre le 30 juillet suivant. Les travaux, confiés à une équipe principalement dacquoise (les entrepreneurs en maçonnerie Édouard et Prosper Legrand, les charpentiers Édouard et Joseph Lauquet, mais aussi les sculpteurs Jean Layrolle de Montpellier, Aristide Belloc de Nantes et Vincent Saint-Sébastien de Bordeaux), avancent alors irrégulièrement, en raison des difficultés de financement (85.348 francs furent dépensés pour cette première campagne). Au printemps 1855, le chœur, les chapelles orientales et les sacristies sont achevées et l'on procède à la translation de la statue (9 mai), à la consécration de l'autel (4 juin) et à la bénédiction de l'église (5 juin). Après une longue interruption, les travaux reprennent en 1858. En 1861, l'architecte bordelais Gustave Alaux modifie le plan d'ensemble, creuse des caves (dont une à vocation funéraire) sous les sacristies, perce des arcades entre le chœur et les chapelles latérales déjà construits et remanie piliers et voûtes. Enfin, il complète les deux tiers occidentaux de l'édifice en 1864-1865 (coût de cette seconde tranche : 166.296 francs). Des travaux secondaires seront exécutés au cours des trois décennies suivantes, mais certains détails prévus (comme les flèches des deux tours) ne seront jamais réalisés. En 1895 encore, l'architecte de la ville de Dax, Victor Sanguinet, et l'architecte diocésain Henri Depruneaux font travailler "plombiers, ardoisiers, tailleurs de pierre et sculpteurs" à l'achèvement des deux tours occidentales avec leurs tourelles d'escalier (coiffées de dômes "byzantins" trop grêles, qui seront supprimés rapidement), travaux exécutés par l'entrepreneur en maçonnerie dacquois Pierre Ducamp, l'entreprise de zinguerie parisienne Lebœuf et Cie. L'ornementation sculptée de la tour sud (portail, modillons, chapiteaux) est confiée au sculpteur Métivier. A compter de la mort de Mgr Épivent (1876), la chapelle du Rosaire (au nord-ouest) devient la nécropole des évêques d'Aire et de Dax, qui y seront inhumés jusqu'au milieu du XXe siècle. Le dernier ajout d'importance est celui d'un carillon monumental, voulu par l'évêque Delannoy et inauguré en 1895.

En 1959-1960, l'édifice fait l'objet d'une restauration générale par l'architecte dacquois René Guichemerre sur un projet du Père Louis Pelletier, qui modifie assez considérablement l'aspect intérieur du bâtiment : le mur qui séparait la nef du porche situé sous la tribune occidentale est percé d'une arcade de communication, transformant l'ancien porche en un narthex ; le décor du chœur subit une simplification drastique, avec la suppression du maître-autel de 1855 et de la majeure partie des peintures murales, le déplacement du chœur liturgique à la croisée du transept et la commande d'un nouvel autel "face au peuple". Quelques années après ces travaux, l'église est tardivement consacrée le 6 septembre 1965, puis érigée en basilique mineure par le pape Paul VI en septembre 1966.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1850, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Sibien Jean Antoine Jules
      Sibien Jean Antoine Jules

      Prénom usuel : Jules. Né à Nancy le 1er mai 1822, mort à Paris 8e le 4 décembre 1881. Élève de Labrouste, beau-frère de Dupuy, chef de division au ministère de l'Intérieur ; agent en chef, puis architecte du département des Landes jusqu'en 1859 (remplacé par Alexandre Ozanne) ; architecte diocésain d'Aire-sur-l'Adour à partir du 15 mai 1849 ; démissionne pour raison de santé le 26 octobre 1880 et accède à l'honorariat le 1er novembre suivant (J.-M. Leniaud, Répertoire des architectes diocésains du XIXe siècle). Fils de Claude François Sibien (1787-1840) et de Marguerite Bonheur (1793-1857), il épousa à Paris, le 3 mars 1851, Marie Léonie Deforge (1830-1882), dont il eut trois enfants. Il était le frère cadet de Nicolas François Louis Joseph Sibien (1814-1860), deuxième Prix de Rome d'architecture, architecte agent-voyer en chef du département des Landes, dont la fille Joséphine (1842-1896) épousa à Mont-de-Marsan en 1861 l'architecte landais Urbain Dupouy (1830-1890). Leur fils Jules-François Dupouy (1863-1893), petit-neveu de Jules Sibien, fut en 1890 le successeur d'Érasme Maumen comme architecte départemental des Landes.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      architecte diocésain, architecte départemental attribution par source
    • Auteur :
      Alaux Gustave
      Alaux Gustave

      Jean-Paul Louis Gustave Alaux, né à Bordeaux le 29 novembre 1816 à Bordeaux, mort dans la même ville le 23 mars 1882 ; fils du peintre Jean-Paul, dit Gentil-Alaux.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Sanguinet Victor
      Sanguinet Victor

      Conducteur des Ponts et Chaussées, puis architecte de la Ville de Dax. Né à Saint-Vincent-de-Xaintes (Dax) le 6 février 1820, mort à Dax (rue Saint-Vincent) le 17 septembre 1894 ; fils de Pierre Sanguinet (mort à Saint-Vincent-de-Xaintes le 26 avril 1825), tailleur d'habits, et de Catherine Brocas (épouse du plâtrier Jean Legrand en deuxièmes noces). Épouse en premières noces à Dax, le 6 février 1849, Marthe Delphine Duverger (Dax, 1826 - Dax, 2 décembre 1849), tailleuse de robes, fille de Bernard Duverger et de Marie Rose Larrieu ; puis en deuxièmes noces, à Dax le 12 février 1855, Zoé Marthe Lalanne (Dax, 29 janvier 1825 - Dax, 18 mai 1898), marchande de nouveautés, fille de Jean-Baptiste Lalanne, vitrier et entrepreneur de construction (frère de l'entrepreneur Étienne Lalanne), et de Marie Lobiose ou Laubiosse, et sœur du général de brigade Étienne Lalanne (1819-1897). Sanguinet eut quatre filles et un fils de son second mariage.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      architecte attribution par source
    • Auteur : sculpteur attribution par source
    • Auteur :
      Layrolle Jean Roch
      Layrolle Jean Roch

      Sculpteur né à Montpellier (d'un père jardinier) le 16 août 1817, mort à Biarritz (maison Layrolle, 6, place Eugénie) le 18 août 1870. Marié à une Bayonnaise, Henriette Dominiqua Latapi (1822-1895), il s'installa à Biarritz avant 1860 (renseignements biographiques communiqués par l'abbé Dominique Bop, 2019). Layrolle travaille à Saint-Sever en 1849, à Buglose en 1855, à Gabarret en 1856-1864 et à la cathédrale de Dax en 1864-1870.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      sculpteur attribution par source
    • Auteur :
      Legrand Edouard
      Legrand Edouard

      Entrepreneur à Dax, associé à son frère Prosper. Fils de Jeanne Lavie et de Jean Legrand, plâtrier dacquois d'origine bordelaise (époux en secondes noces de Catherine Brocas, mère de Victor Sanguinet, architecte de la Ville de Dax)

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      entrepreneur attribution par source
    • Auteur :
      Legrand Jacques dit Prosper
      Legrand Jacques dit Prosper

      Jacques dit Prosper Legrand, "plâtrier" puis "entrepreneur de constructions" à Dax (place Saint-Vincent), associé à son frère Édouard. Né à Dax le 20 février 1810 et mort dans la même ville le 22 août 1883 ; fils de Jeanne Lavie et de Jean Legrand, plâtrier dacquois d'origine bordelaise (époux en secondes noces de Catherine Brocas, mère de Victor Sanguinet, architecte de la Ville de Dax) ; filleul du peintre-vitrier dacquois Jacques Monique ; marié à Dax, le 13 octobre 1835, à Marie Lamouranne (Dax, 1804 - Dax, Saint-Vincent-de-Xaintes, 22 juin 1867), couturière, fille de Bernard Lamouranne, maréchal-ferrant, et de Catherine Daulon, dont deux enfants : Pierre (1834) et Jean Legrand (Dax, 27 décembre 1838 - Dax, 8 septembre 1897), architecte.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      entrepreneur attribution par source
    • Auteur : charpentier attribution par source
    • Auteur : charpentier attribution par source
    • Auteur :
      Depruneaux Henri Edmé Xavier
      Depruneaux Henri Edmé Xavier

      Né à Yport (Seine-Inférieure) le 18 avril 1867, mort le 20 septembre 1953. Élève de l'école des Beaux-Arts (promotion 1886) ; architecte de la succursale de la Banque de France à Mont-de-Marsan (août 1893), architecte de la ville de Mont-de-Marsan (octobre 1893), puis architecte de l'administration des hospices ; inspecteur des travaux diocésains d'Aire (23 décembre 1893, après Jules François Dupouy) ; architecte diocésain d'Aire (30 novembre 1896, après Louis Henri Lafillée) ; officier d'académie (3 janvier 1904). D'après : Répertoire des architectes diocésains du XIXe siècle (Jean-Michel Leniaud, dir.), École des chartes.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      architecte diocésain attribution par source
    • Auteur :
      Ducamp Pierre
      Ducamp Pierre

      Jean Pierre Ducamp, maçon et entrepreneur de travaux publics à Dax (boulevard Saint-Pierre en 1895). Né à Mimbaste (Landes) le 2 février 1840 et mort à Dax le 13 juillet 1931 ; fils de Jean Ducamp, tonnelier, et de Catherine Darrigade ; épouse à Dax, le 26 janvier 1869, Jeanne Lasserre (Pouillon, 9 janvier 1853 - Dax, 16 mars 1909), fille d'Arnaud Lasserre, entrepreneur de travaux publics, et de Catherine Lombard, dont il eut trois enfants : Eugénie (1873-1961), en 1896 Mme Jacques Albert Cazalis ; Marie Catherine et Jean Paul.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      entrepreneur de maçonnerie attribution par source
    • Auteur :
      Belloc Aristide
      Belloc Aristide

      Sculpteur né à Nantes le 23 août 1827, mort entre 1888 et juillet 1908 (dates des premier et second mariages de son fils), fils d'Aristide Philémi Belloc et de Jeanne Eugénie Rousseau. Il épouse à Saint-Paul-lès-Dax, le 6 juillet 1858, Françoise dite Francine Lamaison (Laurède, 1829 - ?), fille de Jean Lamaison, tonnelier à Laurède, et de Marie Lagraulet, et nièce du Père Antoine Lamaison, supérieur du sanctuaire marial de Buglose près de Dax. Françoise Lamaison était depuis 1854 la belle-sœur du sculpteur bordelais Vincent Saint-Sébastien (1829-?), qui succédera en 1863 à Belloc sur le chantier de Buglose.

      Élève des sculpteurs nantais Suc et Grootaers, puis de Rude, Aristide Belloc fut d'abord actif dans sa ville natale, où il travailla pour le Théâtre, pour plusieurs églises et pour l’hôtel de Ville (tête colossale de Judith), œuvra ensuite à Bordeaux dans les années 1850 (deux Renommées tenant les armes de la ville au Grand-Théâtre), avant de s'installer à Perpignan (où il semble faire faillite en 1866-1867), à Angers (rue des Deux-Haies, où naît sa fille Eugénie Néméa en juin 1870), à Niort (avant 1877), enfin à Reims (50, rue du Faubourg de Laon), où il est signalé en 1885 (renseignements biographiques communiqués par l'abbé Dominique Bop, 2019). Il exposa à Toulouse en 1858 et à Bordeaux en 1859. Sur l'artiste, voir : Émile Maillard, L'art à Nantes au XIXe siècle (E. Monnier, 1888), et Pauline Carminati, "Enquête sur la vie et l’œuvre du sculpteur Aristide Belloc", Raffl & Cie [en ligne], 08/08/2017. URL : https://raffl.hypotheses.org/810 (consulté le 09/11/2017).

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      sculpteur attribution par source
    • Auteur :
      Saint-Sébastien Vincent , dit(e) Sébastien
      Saint-Sébastien Vincent

      Sculpteur ornemaniste à Bordeaux, collaborateur de l'architecte bordelais Gustave Alaux sur les chantiers des églises de Buglose (1864-1865), de Mugron (1866) et de Rion-des-Landes (1868), et de l'architecte Taillarda fils à l'église Saint-Nicolas de Nérac (1856) ; il travailla aussi à la chapelle de la Vierge de la cathédrale de Dax en 1864-1871. Il est nommé "M. Vincent" et "Vincent St-Sébastien" dans les archives de Buglose, "Vincent Saint-Sébastien" à Nérac, mais signe "Sébastien" tout court les sculptures de Mugron et de Rion.

      Enfant trouvé à la porte de l'hospice civil de Pau le 23 janvier 1829 (le lendemain de la fête de Saint-Vincent et trois jours après la Saint-Sébastien), Vincent Saint-Sébastien épousa le 29 novembre 1854 à Saint-Paul-lès-Dax (où il était alors domicilié) Jeanne Lamaison (née à Laurède le 11 février 1828), institutrice, fille de Jean Lamaison, tonnelier à Laurède, et de Marie Lagraulet, et sœur aînée de Françoise, qui devait épouser en 1858 le sculpteur nantais Aristide Belloc (1827 - 1888/1908), auquel Saint-Sébastien succédera en 1861 sur le chantier de Buglose, dirigé par le Père Antoine Lamaison, oncle par alliance des deux sculpteurs.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      sculpteur attribution par source
    • Auteur :
      Daunesse A.
      Daunesse A.

      Marchand de fer à Dax à la fin du XIXe siècle, fournit en 1895 les fers pour la terrasse de la tour de l'église de Buglose, pour les planchers du clocher et les brides des cloches.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      ferronnier attribution par source
    • Auteur :
      Guichemerre René
      Guichemerre René

      Né à Dax le 14 décembre 1911, élève de Gabriel Héraud, Maurice Boutterin et Marcel Chappey à l’École des beaux-arts de Paris du 10 mars 1931 au 21 février 1939, dont il sort avec une mention très bien. D’abord architecte à Paris 14e de 1949 à 1951, il remporte avec Maurice Genin le concours pour la reconstruction de l’hôtel de ville de Brest, réalise pour le ministère de la Reconstruction vingt maisons individuelles dans la Cité de la Grosse-Pierre à Sartrouville. En 1951, il ouvre à Dax une agence d’architecte et où il travailla toute sa vie. A partir de 1956, il aménage à son usage le domaine familial du Sarrat, y construisant une maison qui est aussi le siège de son agence. Il mène alors une intense activité constructive, principalement à Dax et sur la côte landaise (Capbreton, Hossegor), dans un style et avec des techniques représentatifs des Trente Glorieuses (béton armé, vitrages). A Dax, il construit ou remanie l'hôtel de ville, le Centre social, l'hôtel Miradour, plusieurs résidences et immeubles HLM, ainsi que l'église du quartier du Gond. Source : archives Guichemerre (Ville de Dax), dossier de René Guichemerre (Cité de l'architecture et du patrimoine).

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      architecte attribution par source

L'édifice, bâti sur pilotis en raison de la zone marécageuse sur lequel il est implanté, est en moellon calcaire enduit, à l'exception des clochers, entièrement en pierre de taille, comme les contreforts talutés, les encadrements des baies et les bandeaux régnant sur les élévations extérieures. De style néoroman (pour l'extérieur) et néogothique (pour l'intérieur), il comporte trois vaisseaux de cinq travées. Le vaisseau central est précédé par une avant-nef (chapelle des fonts baptismaux) flanquée au sud par un porche dans-œuvre et au nord par une chapelle funéraire, elle-même surmontée d'une chapelle haute à l'étage de la tribune. Prolongeant le vaisseau à l'est, une travée de chœur barlongue et une abside à trois pans empâtée par un vestibule (à l'est) et par deux sacristies (au nord et au sud) surmontant des caves. Le massif occidental est calé par deux clochers-tours, celui du nord couvert en terrasse, celui du sud surélevé par un beffroi à trois niveaux couvert d'un petit toit en pavillon (la flèche prévue ne fut jamais construite) ; deux tourelles d'escalier polygonales (autrefois couvertes de dômes oblongs, aujourd'hui découronnées) s'adossent à la face occidentale des tours. A l'intérieur, le vaisseau central est séparé des collatéraux par des grandes arcades en plein cintre sur piliers fasciculés ; il est couvert de croisées d'ogives, les doubleaux retombant sur des colonnettes adossées montant de fond. Les collatéraux et les parties hautes de la nef centrale et du chœur sont éclairés par des lancettes en plein cintre, les bras du transept par de grandes roses polylobées (aux rais constitués de colonnettes).

  • Murs
    • calcaire
    • enduit
    • moellon
    • pierre de taille
  • Toits
    tuile plate mécanique, ardoise
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    3 vaisseaux
  • Couvrements
    • voûte d'ogives
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
    • croupe polygonale
    • pignon découvert
    • terrasse
  • Techniques
    • sculpture
    • vitrail
    • peinture
  • Représentations
    • ange, trompette
  • Statut de la propriété
    propriété du département
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Documents d'archives

  • Fabrique de l'église de Buglose, registre des dépenses (1852-1873).

    Archives diocésaines, Dax
  • Fabrique de l'église de Buglose, registre des recettes (1852-1877).

    Archives diocésaines, Dax
  • Fabrique de l'église de Buglose, registre des recettes et dépenses (1890-1893).

    Archives diocésaines, Dax
  • Fabrique de l'église de Buglose, registre de comptes (1938-1946).

    Archives diocésaines, Dax
  • Registre de la confrérie du Saint Scapulaire de Notre-Dame de Buglose (1848).

    Archives diocésaines, Dax
  • Dossier "Travaux de restauration de l'église et du monastère, 1860-1922", comprenant le dossier des travaux d'exhaussement de la tour et des tourelles de l'église par les architectes Victor Sanguinet et Henri Depruneaux (1895-1896).

    Archives diocésaines, Dax
  • Lettre du Père L. Pelletier à Mgr Mathieu, évêque d'Aire et Dax, concernant le projet d'aménagement du chœur de Buglose, 3 décembre 1959.

    Archives diocésaines, Dax
  • Monographie paroissiale de Saint-Vincent-de-Paul, par le curé Duboscq, 1888.

    Archives départementales des Landes : 16 J 19
  • Projet d'érection en succursale et distraction de la succursale de Gourbera, 1844-1847.

    Archives départementales des Landes : 70 V 71/1
  • Demande de restitution d'une cloche, d'une horloge et d'un bénitier (1817-1818), réparations (1848), sépultures de Mgrs Epivent, Delannoy et Touzet.

    Archives départementales des Landes : 70 V 71/3
  • Inventaire des biens dépendant de la mense et de la fabrique, 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 71/5
  • Budget et comptes de gestion de la fabrique, 1894-1905.

    Archives départementales des Landes : 70 V 71/8

Bibliographie

  • MAURIOL Raymond. Histoire de la Sainte Chapelle et des Miracles de Notre-Dame de Buglose. 1726. Rééd. 1916

  • DANOS B. Pèlerinage de Saint Vincent de Paul et de Notre-Dame de Buglose. Suivi de l'Art de sanctifier le Pèlerinage et des exercices d'une Neuvaine. 1844.

  • LABARRERE Antoine. Histoire de Notre-Dame de Buglose et Souvenirs du Berceau de Saint Vincent de Paul. Paris : H. Vrayet de Surcy, 1857 (rééd. 2001).

  • DEGERT Antoine. "La résurrection de Buglose". Revue de Gascogne, XVIII, 1923.

    p. 208-220
  • LABARRÈRE Antoine. La couronne de N.-D. de Buglose ou l'histoire complète de son couronnement le 9 septembre 1866. 1867.

  • DULUCQ Louis. Buglose hier et aujourd'hui. Lyon : Lescuyer, 1965.

  • CAZAUNAU Léon, LESBATS Julien. Buglose. Nogaro : Dauba frères, 1970.

  • Guide illustré du pèlerin à Notre-Dame de Buglose, publié par les soins de Mgr de Cormont, Évêque d'Aire & de Dax. Bordeaux : Imprimerie catholique Jeanne d'Arc, s.d. [1911-1930].

  • LERAT Serge (dir.). Landes & Chalosses. Pau : Cairn, 1984.

    t. II, p. 1125
  • CUZACQ René. Les statues de la Vierge dans l'Art ancien landais. Pau : Marimpoey, 1970.

    p. 9-19
  • JOGAN Madeleine (dir.). Dictionnaire illustré de Buglose. Dax : Société de Borda, 2020.

Périodiques

  • BONHOMME Jules. "L'origine de Buglose". Revue de Gascogne, XXIII. Auch, 1882.

    p. 373-383
  • DUBARAT Victor. "Origine de Buglose". Revue de Gascogne, XXXIII. Auch, 1892.

    p. 289-290
  • BEAURREDON Joseph. "Les témoins de Notre-Dame de Buglose". Bulletin de la Société de Borda, 1895.

    p. 35-49
  • COSTE Pierre. "Les prêtres de la Mission à Buglose". Revue de Gascogne, 1909.

    p. 60-73
  • DEGERT Antoine. "Un ancien pèlerinage : Buglose. Le village et son histoire primitive". Revue de Gascogne, XVII, 1922.

    p. 22-23, 128-142, 174-181
  • DEGERT Antoine. "Les origines du pèlerinage". Revue de Gascogne, 1922.

    p. 128-142
  • DEGERT Antoine. "Organisation et dotation du pèlerinage". Revue de Gascogne, 1922.

    p. 174-181
  • DEGERT Antoine. "Patrimoine du "monastère" de Buglose avant la Révolution". Bulletin de la Société de Borda, 1922.

    p. 127-143
  • DEGERT Antoine. "Les historiographes de Buglose : Mauriol, Delmeja". Revue de Gascogne, XVIII, 1923.

    p. 27-37
  • DEGERT Antoine. "Buglose au cours du XVIIIe siècle jusqu'à la Révolution". Bulletin de la Société de Borda, 1923.

    p. 78-91
  • DEGERT Antoine. "Buglose sous la Révolution". Revue de Gascogne, XVIII, 1923.

    p. 117-128
  • ROUDIÉ Paul. "Réflexions à propos de la statue de Notre-Dame de Buglose". Bulletin de la Société de Borda, 1988, 410.

    p. 241-256
  • CAUNA Jacques de. "Notre-Dame de Buglose : la première fondation (1629)". Bulletin du Centre généalogique des Landes, 1993, 28.

    p. 313
  • PEYRESBLANQUES Jean. "Ancienneté de Notre-Dame de Buglose". Bulletin de la Société de Borda, 486, 2007.

    p. 127-132
  • DUVIELLA Marie-Claire. "Le pèlerinage des marins capbretonais à Notre-Dame de Buglose en 1872 et ses suites". Bulletin de la Société de Borda, 2007, 486.

    p. 133-146