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Bac (passage d'eau) de Jouhet et Pindray, puis lavoir et abreuvoir de Jouhet, aujourd'hui jardin public

Dossier IA86010396 inclus dans Bourg de Jouhet réalisé en 2016

Fiche

Á rapprocher de

Destinationsjardin public, mur de soutènement, escalier
Dénominationsbac, abreuvoir
Aire d'étude et cantonArrondissement de Montmorillon - Montmorillon
HydrographiesLa Gartempe
AdresseCommune : Jouhet
Lieu-dit : le Bourg
Adresse : Cadastre : 2016 H3 453
AdresseCommune : Pindray

Un bac est mentionné au niveau du bourg de Jouhet sur la carte de Cassini ; il devait donc exister dans la deuxième moitié du 18e siècle, probablement sous le contrôle du meunier du moulin de Jouhet, qui appartenait alors au seigneur de la Contour. Il est mentionné dans la description du grand hiver 1788-1789 par Charles de Moussy (voir annexe).

Le bac de Jouhet figure dans la liste des bacs du département de la Vienne du 17 thermidor an XII (5 août 1805).

Un rapport de visite de 1840 fait état d'un bac et un bateau en mauvais état. En 1842, le registre municipal de Pindray indique que « le service des Postes aux lettres étant assuré par un seul piéton pour les communes de Jouhet et Pindray, il est arrivé que faute de bateau pour traverser la rivière, ce piéton ait été plusieurs fois 4 jours sans se rendre à Pindray ».

Il n'a pas été retrouvé de document pour la décennie suivante. Le passage d'eau est assuré, semble-t-il, par le propriétaire du château de la Contour.

En mai 1852, le conseil municipal de Jouhet expose au préfet les besoins d'un bac public : " un bateau serait d'une grande utilité tant pour cette commune que pour celle de Pindray vu qu'il n'y a point d'instituteur à Pindray et que les enfants pourraient venir à l'école à notre instituteur et que ce bac public pourrait éviter bien des accidents tel que dernièrement il s'est noyé un homme peut-être faute de passage public ". Le préfet demande alors l'avis de l'ingénieur en chef en vue de l'établissement d'un bac à Jouhet. Le conseil municipal inscrit la même année la dépense extraordinaire de 405 francs pour l'achat d'un bateau et demande au préfet en janvier 1853 la levée d'un impôt spécial pour couvrir cette dépense car " Madame Blanquois de la Contour n'accordait que jusqu'au mois de mars prochain la permission de passer à son bateau et qu'après cette époque le public se trouverait privé de bateau. Sur quoi le conseil municipal voyant cet exposé et voyant le besoin d'avoir un bateau public prie monsieur le préfet de vouloir bien faire confectionner un rôle à ce sujet pour en faire faire le recouvrement le plus tôt possible "..

Des rapports sont établis en 1853-1855, avec des plans d'accès à l'eau en amont du gué, des projets de tarifs et d'appels à la concurrence pour la mise en fermage (voir annexe).

Le matériel (un bateau dit batard, 1 batelet, 1 cadenas, 5 perches ferrées, 2 pontons d’abordage, 2 poteaux d'amarrage) est acheté par l’État en janvier 1857 et remis en juin à Félix Vallée, fermier du passage d'eau. Des rampes d'accès sont sommairement aménagées (voir plans). Le grand bateau mesure 8m30 de longueur et 1m65 de largeur au milieu, sans sièges, et équipé de deux pontons de 2m30 de long sur 1m30 de large, d'un cadenas et de deux perches. Il doit être manœuvré par deux mariniers et peut transporter 30 personnes y compris les mariniers ou 3 chevaux, mulets, bœufs, vaches etc. Le batelet est sommairement décrit dans les rapports postérieurs : il mesure 6m de long pour 1m20 de large, il est équipé de sièges et de deux perches ferrées et doit être manœuvré par deux mariniers et ne peut transporter que 5 personnes.

Après enchères, le fermage du 1er janvier 1859 au 31 décembre 1867 est attribué à Joseph Suire pour une redevance annuelle de 70 francs. Félix Vallée doit payer une moins-value de 9 francs pour diminution de la valeur du bac. Le matériel remis au nouveau fermier est celui décrit en 1857.

De 1859 à 1863, le fermier du bac et le maire signalent l'urgence de réaliser des travaux sur le chemin de moyenne communication n° 80 de Chauvigny à La Trimouille, sur la rive gauche (côté Pindray), aux abords du bac. L'ingénieur Delafons en avait déjà pris note dans son rapport de 1858.

En 1861, le fermier du bac, M. Suire, se plaint de la concurrence déloyale des usiniers du moulin de Pruniers et du moulin de la Roche qui assurent des passages sur des bateaux privés, sans perception du droit de passage. Le grand bac et le batelet sont en assez bon état et ont été goudronnés à la suite de l'arrêté préfectoral du 12 février, qui exigeait également de munir les bateaux de sièges ; les pontons et les cales sont assez bien entretenus.

En avril 1862, le rapport de visite note que " la réparation de l'abordage de gauche laisse encore beaucoup à désirer pour être praticable ; vu que la réparation qui a été faite est jusqu'ici restée incomplète ". La traille destinée au bac de Jouhet, achetée par l’État en septembre 1861, est encore au magasin de Montmorillon.

Lors de la visite du mois de mai 1863, le conducteur de travaux note que " le grand bac a trois courbes à remplacer, le reste du bateau paraît en assez bon état, le batelet est en bon état, le goudronnage est nécessaire. Les pontons n'ont pas reçu les réparations prescrites par l'arrêté de mise en demeure du 26 septembre 1862 qui exigeait une réparation sous dix jours. Le fermier promet de s'en occuper de suite, il a le bois nécessaire tant pour les pontons que pour le grand bac ". En conséquence, l'arrêté préfectoral du 7 juillet 1863 demande au fermier, Joseph Suire, de mettre en état et de goudronner le bac ainsi que de réparer les rampes d'accès sous deux mois. Par ailleurs, quelques pierres doivent être repositionnées dans les cales et " le chemin à la suite de la cale de la rive gauche est réparé à la satisfaction générale ".

Lors de la visite du 22 octobre 1863, la traille est arrivée à Jouhet mais n'a pas été mise en service, le fermier arguant que cela entraînerait trop de dépenses par rapport aux produits générés par le passage.

Par arrêté préfectoral du 30 novembre 1863, faisant suite à la visite du 22 octobre, le fermier, Joseph Suire, est mis en demeure de réaliser les travaux aux pontons déjà prescrits en 1862, de réparer les rampes prescrits par arrêtés du 7 juillet 1863 avant le 1er avril 1864, d'indiquer avant le 1er février 1864 les limites de surtaxe et d'interdiction de traversée et de fournir pour la même date ses certificats de capacité. Par ailleurs, des réparations des bateaux sont également prescrites. Promis dès que les beaux jours seraient revenus lors de la visite du 30 avril 1864, les travaux n'ont commencé à être exécutés que quelques jours avant la nouvelle visite du 20 octobre 1864. En conséquence, par arrêté préfectoral du 13 décembre 1864, le fermier est mis en demeure d'achever les réparations du bateau et son goudronnage avant le 15 avril 1865.

Le procès-verbal de la visite du 12 mai 1865 signale que les réparations prescrites au bac et au batelet ont été exécutées soigneusement et que le grand bac a été goudronné. Les pontons sont en assez bon état.

Par arrêté préfectoral du 29 novembre 1865 (suite à la visite du 30 octobre 1865), le fermier, Joseph Suire, est mis en demeure de goudronner le batelet et d'équiper le grand bac de sièges avant le 1er avril 1866.

Par arrêté préfectoral du 14 juin 1866 faisant suite à la visite du 27 avril 1866, le fermier, Joseph Suire, est mis en demeure de goudronner le bac et le batelet, de remplacer le ponton sur la rive gauche et d'y installer le poteau avec les hauteurs d'eau règlementaires (minimum, supplément exigible et maximum), avant le 31 juillet 1866.

Suite à la visite annuelle d'octobre 1866, le fermier, Joseph Suire, est mis en demeure, par arrêté préfectoral du 15 janvier 1867, de remplacer une courbe au grand bac et de l'équiper de sièges avant le 1er février 1867. Le batelet est déjà équipé de sièges.

D'après le procès-verbal de visite du 27 avril 1867, le fermier du bac est Joseph Suire avec Pierre Pain comme sous-fermier. Le grand bac acheté en 1857 est toujours en activité ; la description du batelet, équipé de sièges et desservi par deux mariniers, ne permet pas de s'assurer qu'il s'agit de la même embarcation. Le 16 décembre 1867, le préfet prescrit, par arrêté, le remplacement d'une courbe au grand bac. Les rampes d'accès ont besoin d'être mieux aménagées. " Les cales d'abordage construites par l'administration n'ont pas assez de pente, ce qui fait que le grand bac n'arrive pas facilement au bord de l'eau " (novembre 1869, rapport du conducteur de travaux)

Des documents concernant le passage d'eau de Nalliers et celui de Busserais montrent qu'un nouveau bac a été dessiné par l'ingénieur ordinaire Férand vers 1870/1871 et construit par Pierre Jouteau, charpentier à Chauvigny. Le 20 juin 1870, l'ingénieur ordinaire Lecompte, dans un rapport adressé à l'ingénieur en chef concernant plusieurs bacs, précise que pour le remplacement du batelet par un passe-cheval, il a pris modèle sur le passe-cheval d'Antigny.

Par arrêté du 28 décembre 1868, le préfet demande au fermier, Pierre Pain, de remplacer un courbe au grand bac avant le 1er février 1869. En novembre 1868 puis en avril 1869, le conducteur de travaux note que le passage de Jouhet est très fréquenté " par suite de la construction du chemin d'intérêt départemental n° 80 de Chauvigny à La Trimouille, qui traverse la Gartempe à ce point " et que les rampes d'abordage doivent impérativement être réparées. Le batelet est en très mauvais état mais semble toujours assurer le passage.

L'arrêté préfectoral du 2 juillet 1870 exige que le fermier, Pierre Pain, achève les réparations des rampes d'abordage avant le 15 novembre 1870. Si le grand bac est en bon état, le conducteur de travaux note, en novembre 1870, que " la commune aura prochainement un passe-cheval neuf pour remplacer le batelet qui ne peut plus être réparé ".

En mai 1873, les rampes d'abordage ont besoin d'être réparées.

En 1874, le batelet est remplacé par un passe-cheval dont le plancher aurait besoin de réparations en juin 1876.

Alors que le pont est mis en service le 1er janvier 1877 (utilisé à partir de novembre 1876 alors qu'il est encore en construction), un arrêté préfectoral exige en 1876 de Pierre Pain, fermier du bac, de réparer le plancher du grand bac (déjà signalé dans un rapport de mai 1875 et demandé sous un délai d'un mois par arrêté préfectoral du 7 juin 1875) et du passe-cheval.

La mise en service du pont entraîne une indemnisation en 1877-1878 de l'ancien fermier du bac, Pierre Pain. Le service du passage d'eau est officiellement supprimé par arrêté du 15 juin 1878.

En 1877-1880, le mur de terrasse et l'escalier sont réaménagés par A. Couillaud entrepreneur. Ce mur est surélevé en 1902 selon les plans de l'architecte Alexandre Jouillat.

Le plan d'adduction en eau potable de la commune, en 1972, prévoit l'alimentation d'un lavoir de 12 places construit en parpaing et visible sur une vue des années 1970.

Période(s)Principale : Temps modernes
Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
Auteur(s)Auteur : Couillaud A. entrepreneur attribution par source
Auteur : Jouillat Alexandre
Jouillat Alexandre

Entrepreneur de travaux publics puis architecte-entrepreneur à Montmorillon.


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architecte attribution par source
Auteur : Delafons
Delafons

Ingénieur des ponts et chaussées. Intervient en 1857 à Jouhet, en 1858 à Montmorillon, en 1860 à Antigny, et sur contresigne les rapports de visite des bacs de la Gartempe, arrondissement de Montmorillon, à la fin des années 1850 et au début des années 1860.


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ingénieur des Ponts et Chaussées attribution par source
Auteur : Favre-Rollin
Favre-Rollin

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ingénieur des Ponts et Chaussées attribution par source
Auteur : Jouteau Pierre
Jouteau Pierre

Charpentier à Chauvigny dans les années 1870 ; il a réalisé les bacs de Nalliers et Jouhet.


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charpentier attribution par source

Un bac est mentionné sur la Gartempe au niveau du bourg de Jouhet sur la carte de Cassini (milieu du 18e siècle).

Sur le plan de 1853 (voir dossier illustrations), la maison du fermier est figurée à côté de l'église de Jouhet, sur la rive droite de la Gartempe. L'île aujourd'hui remblayée est figurée schématiquement, avec la mention, sur la rive gauche, d'un " remblai fait par la commune de Pindray ", qui relie cette île au chemin de moyenne communication de Chauvigny à La Trimouille (actuel chemin dans le prolongement du pont). Deux embarcations de dimensions différentes (un batelet et un passe-cheval d'après les documents associés) sont figurées à l'amarrage sur la rive droite.

Un profil en travers de 1857 donne les hauteurs d'eau suivantes pour la Gartempe : étiage à 6,80 m, eaux ordinaires à 6,30 m, crues ordinaires à 4,80 m, plus grandes eaux connues à 3,50 m.

Le plan de 1857 pour les travaux des rampes du bac permet de voir une île aujourd'hui disparue en rive gauche, sur la commune de Pindray. Vers l'amont de cette île se trouve l'ancien barrage du moulin, vers l'aval est tracé le cheminement d'un gué, et le passage du bac, symbolisé par un bateau à fond plat et un batelet pour les passagers, au centre. Un autre plan, non daté mais correspondant probablement au plan signalé en 1853 sur le bordereau du bac de Jouhet (3 S 70, Archives départementales de la Vienne, Poitiers), signale le moulin en ruine et donne la position de la maison du fermier.

Le procès-verbal de remise du matériel au fermier du bac, Félix Vallée, le 18 juillet 1857, permet de préciser les bateaux mis à disposition par l’État: " un bateau dit batard de huit mètres trente centimètres de longueur d'un chevet à l'autre, d'une largeur de fond à l'intérieur et au milieu de deux mètres trente centimètres et d'une hauteur [de] bordage mesurée au milieu et à l'extérieur de soixante-cinq centimètres [...] ; un batelet de six mètres de longueur d'un chevet à l'autre, d'une largeur de fond au milieu et à l'extérieur de un mètre vingt centimètres et de quarante cinq centimètres de bordage, y compris les ferrures ". Le grand bac est toujours en service en 1867.

Par arrêté préfectoral du 15 janvier 1867, le fermier, Joseph Suire, est mis en demeure de remplacer une courbe du grand bac et d'y installer des sièges avant le 1er février 1867.

Lors de la suppression du bac, le matériel est très restreint et la vente du matériel ne comprend, comme matériel navigable, qu'un bateau passe-cheval.

Statut de la propriétépropriété publique

Annexes

  • Le terrible hiver 1788-1789 par Charles de Moussy (Archives départementales de la Vienne, 2E Supplément 241)

    " 1789. Comte de Moussy. Notices météorologiques et historiques sur le froid de l’hyvert de 1788 à 1789 et sur la débâcle des glaces de la Gartempe ; ces notices ont été rédigées au château de la Contour situé en Poitou sur la rivière de Gartempe, longitude 18° 26' ; latitude 46°32'.

    [rayé] Observations météorologiques faites pendant les mois de décembre 1788 et de janvier 1789, au château de la Contour, situé en Poitou, sur la rivière de Gartempe, par le 18e degré 26 de longitude et le 46e degré 32 de latitude, suivies de la description désastreux effets de la débâcle des glaces de la Gartempe (1).

    Le froid qui commença à se faire ressentir très vivement dès la fin de novembre 1788 (2) et dont la rigoureuse aspérité dura jusqu’au 8 janvier suivant, fut si excessif qu’il glaça, ou pour mieux dire, pétrifia la Gartempe, fit fendre le tronc des plus gros chênes, gela les vignes, et les plantes, fit périr les oiseaux, le gibier et même quelques hommes, et pendant toute la durée, la surface de la terre fut alternativement, et constamment couverte d’une couche très épaisse de glace ou de neige qui rendit tous les chemins impraticables. Ce froid, le plus rigoureux et le plus long qu’on eut jamais éprouvé dans le Poitou ne parvint à son plus haut degré d’intensité que dans la nuit du 30 au 31 décembre.

    Deux thermomètres construits avec un tube capillaire parfaitement cylindrique, de neuf pouces de longueur sur un diamètre intérieur d’un quart de ligne, terminé par une boule de 8 lignes de diamètre, soigneusement purgés d’air et chargés avec du mercure purifié au cinabre descendirent alors jusqu’au 17e degré ½ au dessous de zéro au point de congélation (3) ; depuis le 31 décembre ces thermomètres remontèrent graduellement ; le 8 janvier ils étaient à 10 degrés au-dessous de 0 et s’y maintinrent jusqu’au 14. Ce relâchement soutenu de la température, en opérant la dilatation de l’atmosphère, prépara progressivement le dégel dont l’attente effrayait en proportion de l’énorme épaisseur de la glace qui couvrait la rivière. Cette épaisseur était telle que l’ayant mesurée, le 31 décembre, en plusieurs points, elle me donna pour terme moyen de 20 à 25 pouces, et j’estime que depuis le 31 décembre jusqu’au 14 janvier elle pouvait avoir perdu un 20e de cette dimension. Ce fut dans la matinée du 14 janvier que commença la débâcle. La Gartempe, grossie par la fonte des neiges, fit un effort prodigieux pour soulever la glace qui couvrait entièrement son lit ; malheureusement trop épaisse, elle résista en plusieurs endroits, et notamment au-dessus de la ville de Montmorillon où la profondeur est peu considérable. Les glaçons entraînés par le courant s’amoncelèrent par couches perpendiculairement parallèles à une hauteur extraordinaire. Toute la ville, dont la plupart des maisons sont construites sur les deux bords de la rivière, qui dans cette partie de son cours est prodigieusement resserrée, tremblait par la crainte qu’en se détachant, ces masses énormes de glace ne renversassent non seulement les maisons, mais même le pont qui sert à la communication de la haute et de la basse ville. Déjà la Gartempe barrée dans toute sa largeur, et forcée dans sa direction, commençait à lancer d’énormes glaçons dans les rues, qu’ils obstruaient de telle force que l’on touchait à l’affreux instant de l’entière destruction de la basse-ville. Dans cette horrible détresse, les Montmorillonnais éperdus élèvent leurs mains vers le ciel, implorent à grands cris sa divine assistance, se précipitent en foule aux pieds des autels du Dieu des Miséricordes, les arrosent de leurs larmes, et font retentir du fruit triste et confus de leurs sanglots les voûtes sacrées du temple de l’éternel. Le clergé et le peuple marchent ensuite processionnellement vers le pont et récitent en gémissant, les prières les plus touchantes. Mais à peine la procession est-elle parvenue à une chapelle de la Vierge qui est située sur ce pont, que l’on voit la montagne de glace s’ébranler avec fracas aussi majestueux qu’effrayant, puis s’écoule doucement à travers les arcades du pont, et sans causer aucun dommage. Ne serait-ce point-là le cas de rappeler avec autant d’admiration que de reconnaissance, ce sublime passage de l’Écriture Sainte ? Dixit et siluerunt fluctus. Mais comment se manifeste le plus petit grain de foie dans ce siècle d’incrédulité absolue !

    Tandis que cette terrible débâcle se faisait à Montmorillon, l’effroi était au comble sur toute la partie de la rivière qui coule de cette ville vers ma maison de la Contour (4) ; deux moulins que j’y possède et qui n’ont que des écluses en bois courraient les plus grands risques mais tous les habitants de ma terre de la Contour que j’aime avec tendresse et qui me chérissent de même, se portèrent avec tant de célérité [ajout marginal de leur propre mouvement] sur le bouchaud du moulin le plus employé, et firent de tels prodiges d’intrépidité et d’adresse, qu’ils parvinrent mais, non sans des peines inouïes, à faire passer par l’ouverture des vannes plusieurs milliers d’énormes glaçons. Il est à propos de faire observer ici, qu’en se dévouant a ce dangereux travail, mes courageux ouvriers ne se tenaient que sur une planche étroite couverte de verglas, et continuellement ébranlée par l’épouvantable choc des glaçons et que ce fut sur ce périlleux échafaud qu’ils osèrent affronter les secousses multipliées de ces masses énormes et en couper, avec des haches, les pointes irrégulières afin d’en faciliter le dégorgement à travers le gouffre effroyable du bouchaud qu’ils avaient sous leurs pieds mais ce qui mettait le comble au péril de ce travail, c’est que chaque glaçon, en se précipitant et s’engageant dans le pertuis des vannes, se trouvait au même instant, chargé d’une infinité d’autres que la rapidité du courant ne cessait d’entraîner pendant toute cette opération je me tins constamment au milieu de mes intrépides ouvriers pour les préserver, autant que possible des accidents dont ils étaient continuellement menacés, et mille fois je leur ordonnai de se retirer, et de laisser abimer le moulin, écluse et bouchaud, plutôt que de s’exposer plus longtemps. Mais à cela il me fut autant de fois répondu par acclamation [3 lignes rayées] non Mr, nous ne nous retirerons point, et nous péririons plutôt nous-mêmes que de laisser périr les possessions de notre bon seigneur qui est et fut toujours notre père et notre ami. Avec un cœur aussi sensible que le mien, je fus sans doute plus touché que je ne puis l’exprimer de ces témoignages d’une affection aussi vive, mais dans le moment aussi critique où ils m’étaient si tendrement prodigués, la joie que j’en ressentis fut infiniment balancée par la crainte des accidents qui menaçaient mes braves amis. Enfin, et après dix heures de ce plus pénible travail, le dégorgement fut complétement effectué et cela sans aucune dégradation ni aucun autre malheur que la chute de mon maître charpentier dans le gouffre du bouchaud. Il n’en fut cependant retiré qu’avec peine, et, ce qui prouve sa téméraire audace et son dévouement pour moi c’est qu’il osa malgré mes défenses, retourner au travail après avoir changé de vêtements à la hâte ; il est à remarquer, qu’à partir de 200 toises au-dessus de mon moulin, et en remontant le cours de la rivière dans un espace d’un quart de lieu, la glace n’avait point crevé (5) et avait encore depuis 12 jusqu'à 15 pouces d’épaisseur. Cette forte nappe de glace retenait tous les glaçons amoncelés jusqu'à Montmorillon et l’aspect qu’ils présentaient offrait l’horrible tableau, en très grand relief, de l’épouvantable effet d’une mine face à d’immenses fortifications. La rivière, pavée de glaçons, une pointe en bas, et l’autre saillant de plusieurs pieds au-dessus de la surface de l’eau, ne paraissait en aucun lieu et coulait péniblement à travers ces masses avec un bruit sourd et lugubre. Ces montagnes de glaçons restèrent ainsi appuyées sur la nappe inferieure de glace, pendant plusieurs jours et tinrent, durant le temps de leur station, tous les habitants des bords d’aval de la Gartempe dans de continuelles alarmes. Si, par malheur, il eût plu, tout aurait été détruit et abimé jusqu'à d’énormes distances du lit de la rivière, parce que resserrée et comprimée, au point ou elle l’était, le fougueux débordement de ses glaçons aurait opéré la plus horrible dévastation mais, par une grâce particulière du ciel le temps fut toujours si doux que les glaçons, et la nappe de glace perdant chaque jour quelque chose de leur épaisseur et conséquemment de leur force destructive finirent par démarrer pendant la nuit du 21 au 22 sans causer le moindre dommage ni à mes moulins, ni à mes écluses quoique, par la nature de leur construction ils dussent nécessairement être exposés aux plus affreuses dégradations. Cette grâce est d’autant plus remarquable que plusieurs moulins et écluses de la plus grande solidité ont été ou entièrement détruits, ou considérablement dégradés par la débâcle des glaces. Vivement touché et pénétré de cette faveur divine, j’ai cru devoir en rendre le souvenir éternel dans ma famille. En conséquence j’ai gravé l’inscription suivante sur un tableau placé dans le salon de ma maison de la Contour.

    « Le 14 janvier 1789 ce château (de la Contour) et toutes ses dépendances hydrauliques furent à la veille d’être entièrement détruits par la plus horrible débâcle de glaces dont il soit fait mention depuis la création du monde, et s’ils ont été préservés de cette destruction qui paraissait inévitable, on ne doit attribuer cette espèce de miracle qu’aux charités immenses que je ne cessai de répandre sur les habitants malheureux de mes terres pendant toute la durée du plus cruel et du plus long de tous les hivers après avoir rendu à Dieu de solennelles actions de grâces de ce bienfait signalé je me suis fait un devoir de religion d’en transmettre le ressouvenir à ma postérité afin de lui prouver que le meilleur moyen de mériter les faveurs du ciel est de se dévouer sans relâche au soulagement de l’humanité souffrantes ».

    J’avais oublié de dire que les glaçons d’une dimension prodigieuse, comme de 30 et 40 pieds dans toutes faces sur 3 et 4 pieds d’épaisseur (6) ont été lancés, comme par explosion, jusqu'à des distances incroyables du lit de la rivière, qu’ils ont couvert toute la surface des prairies adjacentes, et coupés ou arrachés les plus gros arbres qui les bordaient. Il serait impossible d’évaluer au juste les pertes énormes que cette débâcle a occasionnées.

    Inscription pour perpétuelle mémoire à ma postérité

    Le 14 janvier 1789, le château et toutes ses dépendances hydrauliques furent à la veille d’être entièrement détruits par la plus effroyable de toute les débâcles de glace dont l’histoire fasse mention depuis la création du monde, et s’ils ont été préservés d’une destruction qui paraissait certaine et inévitable, on ne doit attribuer cette espèce de miracle qu’aux charités abondantes dont la divine providence permit que je devinsse le dispensateur pendant toute la durée du plus long et du plus cruel de tous les hivers. Après avoir à Dieu de solennelle actions de grâce de ce bienfait signalé, j’ai cru devoir en transmettre faire partager ma vive reconnaissance et de lui prouver que le plus sur moyen de mériter les faveurs du ciel est de soulager sans relâche l’humanité souffrante.

    (1) Cette rivière prend sa source dans la marche, proche le bourg de Gartempe, dont elle a pris le nom. Elle coule d’abord de l’est à l’ouest, puis, tournant, tout à coup, du midi au nord, elle tombe, après un cours de 40 lieues, ou environ dans la Creuse à peu de distance de La Roche-Pozay. Dans les endroits où elle n’est point retenue par des écluses ou chaussées de moulin, la rapidité [note marginale de cette rivière] est considérable ; elle peut lui faire parcourir un pied, ou environ, dans une seconde ; sa largeur moyenne est de 35 toises, et sa profondeur d’une, deux et quelquefois de trois toises.

    (2) Le thermomètre [suite de la ligne effacée]

    (3) Depuis le 1er décembre jusqu’au 8 janvier, le baromètre marqua depuis 28 p 3 lig. jusqu'à 28 p 8 lig et le vent fut presque toujours nord-nord-est. Il est bon d’observer que mes deux thermomètres portent 80 degrés, depuis le point de la glace jusqu'à celui de l’eau bouillante et qu’ils sont dès lors conformes à [ ?] de l’observatoire de Paris.

    (4) On compte, par là, deux lieues de la ville de Montmorillon au château de la Contour.

    (5) Ce banc, ou nappe de glace, n’avait resté en place que parce que j’avais fait soigneusement entretenir le passage de mon bac, situé au-dessous. Ce passage, formant une solution de continuité, opéra la débâcle de la glace qui couvrait la rivière jusqu'à mon moulin ainsi isolée, elle fut entraînée par la rapidité qu’occasionna le gonflement des eaux et par l’attraction de l’ouverture des vannes du [effacé].

    (6) Cette épaisseur extraordinaire avait été produite par l’amalgamation de plusieurs glaçons. »

    (Transcription B. Poussard et B. Joyeux ; texte remis en orthographe actuelle, les notes ont été renumérotées en continu et regroupées en fin de texte ; V. Dujardin)

    1 ligne = 1/12e de pouce ; en Poitou, 1 pouce = 2,707cm.

  • 1856. Tarif du droit de passage (Archives départementales de la Vienne, 3 S 35)

    " Ministère des finances

    Secrétariat général

    Bureau des dépêches, archives et contre-seing

    Département de la Vienne

    Tarif du droit de passage à percevoir au passage d'eau de Jouhet, établi sur la Gartempe, département de la Vienne

    Art. 1er

    Pour le passage d'une personne chargée ou non chargée avec une brouette ou une charrette à bras 0f05

    Pour un cheval, âne, mulet, bœuf ou vache, chargé ou non chargé 0f05

    Pour chaque cheval ou mulet et son cavalier, valise comprise 0f10

    Pour un veau, porc, cochon de lait, mouton, brebis, bouc, chèvre 0f02

    Les animaux allant au pâturage ou au labour ou en revenant, les transports d'engrais, de récolte ou de matériaux de la ferme à ses dépendances ou réciproquement, ne paient que demi droit.

    Le batelier ne pourra pas être contraint à passer les voyageurs qui ne voudront pas attendre le laps de temps fixé par l'article 3 du présent que lorsque ceux-ci lui assureront une recette au moins égale à ce qui est dû, d'après le tarif, pour 4 personnes à pied et dans ce cas il emploiera le bac ou un batelet, à sa volonté.

    Le fermier ne pourra pendant le temps des hautes eaux ni dans un autre cas exiger d'autre droit que le droit simple ".

    Les eaux seront réputées hautes quand elles atteindront la partie peinte en rouge du poteau de hauteur établi sur la rive de contre halage.

    Le passage sera interdit quand elles surmonteront la partie peinte en rouge du dit poteau, quand la rivière charriera des glaçons et dans le temps de la débâcle.

    Le batelier ne pourra jamais être chargé au-delà du point qui le ferait enfoncer jusqu'à la ligne de flottaison tracée en rouge sur ses flancs.

    Art. 2.

    Sont exempts de droit de passage :

    1° les préfets et sous-préfets en tournée dans leur départements et arrondissements, les maires, les juges d'instructions et procureurs impériaux, les juges de paix et leurs greffiers, les commissaires de police et autres agents de police judiciaire, les ingénieurs et agents des ponts et chaussées, les directeurs et employés des administrations de l'enseignement et des domaines, des contributions directes (les percepteurs compris), des contributions indirectes et des douanes, les agents de l'administration forestière, des lignes télégraphiques, les agents voyers, piqueurs et cantonniers des chemins vicinaux, les receveurs des communes, les vérificateurs des poids et mesures, les préposés d'octroi et les facteurs ruraux, mais pour le cas seulement où ces divers fonctionnaires et employés sont obligés de passer d'une rive à l'autre pour cause de service et sous la condition que les employés seront revêtus des marques distinctives de leurs fonctions ou porteurs de leurs commissions ;

    Les ministres des différents cultes reconnus par l’État, ainsi que leurs assistants ;

    Les préfets, sous-préfets et autres fonctionnaires désignés au présent paragraphe auront le droit dans leur tournée de réclamer le passage en franchise de leurs secrétaires, des domestiques attachés à leur personne et de leurs voitures et conducteurs ;

    2° les malles postes, les courriers et les estafettes du gouvernement ;

    3° les trains d'artillerie, c'est-à-dire les bouches à feu et caissons militaires chargés de munitions de guerre, ainsi que les militaires ou conducteurs qui les accompagnent ; les bouviers, bœufs, chevaux et voitures requises pour le transport des vivres de l'armée, des équipages, des troupes et des militaires malades ; les voitures cellulaires et leurs chevaux et conducteurs ;

    4° les militaires de tout grades voyageant avec leurs corps, les sous-officiers et les soldats voyageant isolément, la gendarmerie dans l'exercice de ses fonctions, ainsi que les individus conduits par la gendarmerie et les voitures et chevaux servant à les transporter, à la charge de représenter soit une feuille de route, soit un ordre de service ;

    Les gardes nationaux marchant en détachement ou isolément pour le service public, mais à la même condition ;

    Les pompiers et personnes qui, en cas d'incendie, iraient porter secours d'une rive à l'autre, ainsi que le matériel nécessaire.

    Quelques fréquents et nombreux que soient les passages des corps et des individus qui, au terme des dispositions ci-dessus, doivent jouir du droit de franchise, le fermier ne pourra prétendre à aucune indemnité.

    Art. 3

    Le fermier sera tenu de passer une personne seule, sans exiger d'autre droit que le droit simple, lorsqu'elle aura attendu sur le port le laps de temps qui sera d'une heure pour le bac et d'une demi heure pour le passe-cheval et pour les batelets.

    Il devra passer sans délai les fonctionnaires, agents et autres personnes désignées à l'article 2 du présent. Toute autre personne qui voudra passer isolément et sans attendre ce laps de temps paiera le droit fixé dans ce cas par le tarif.

    Le fermier sera tenu de passer, soit avant le lever, soit après le coucher du soleil, sans exiger aucun droit, mais seulement dans l'exercice de leurs fonctions les préfets et sous-préfets, les maires, les juges d'instruction et procureurs impériaux, les juges de paix et leurs greffiers, les commissaires de police et autres agents de police judiciaire, ainsi que les ministres des différents cultes reconnus par l’État et leurs assistants.

    Les pompiers et les personnes qui, en cas d'incendie, iraient porter secours d'une rive à l'autre, ainsi que le matériel nécessaire.

    Vu pour être annexé au décret en date du 23 octobre 1856

    Le ministre des finances signé P. Magné

    Pour ampliation et par autorisation, le chef de service central des archives, du matériel et du contreseing [illisible]. "

  • 1859-1863. Passage d'eau de Jouhet, entretien du chemin de la rive gauche de la Gartempe (Archives départementales de la Vienne, 3 S 70 et 3 S 35 35)

    1857, 10 juin : note de l'ingénieur ordinaire de l'arrondissement du sud à monsieur l'ingénieur en chef (3 S 70)

    " Ponts et chaussées, département de la Vienne, arrondissement du sud,

    Amélioration du bac de Jouhet

    Monsieur l'ingénieur en chef,

    Avant mon départ, je désirerais me concerter avec vous sur les travaux à exécuter au bac de Jouhet. J'ai en conséquence l'honneur de vous communiquer les pièces dans l'état où elles se trouvent, état qui me paraît suffisant pour vous permettre d'apprécier l'affaire.

    L'abordage actuel se fait normalement à la rivière, et Mr Morisson m'avait d'abord proposé d'en conserver la direction, mais ce système a des inconvénients graves. D'abord, le lit présente dans cette direction un bas-fond qui paraît tenir à des causes naturelles et qui suivant le dire même du passeur se reproduirait si on venait à le déblayer, en second lieu, on manque d'espace sur la rive droite, et non seulement la direction de la rampe serait on ne peut plus en désaccord avec la direction du chemin desservi, laquelle quoique non définitivement fixée actuellement ne peut varier que dans les limites de position des deux chemins actuels ; mais encore on manque d'espace et lors même que l'on voudrait faire une gare en déblayant la butte située devant l'église, l'embarquement et le débarquement seraient très difficiles dès que les eaux commenceraient à s'élever sensiblement au-dessus de l'étiage.

    Il me paraît donc indispensable d'adopter les directions inclinées tracées en rouge sur le plan, et c'est suivant ce tracé que j'ai projeté un système d'ouvrages tel qu'il fût possible de l'exécuter avec le crédit disponible de 508fr00.

    Il faut supposer que l'administration des chemins vicinaux fera exécuter immédiatement les travaux de remblais et de raccordement nécessaires dans l'île de la rive gauche. L'île a des fonds de ce côté qui appartient à la commune de Pindray et paraît très favorablement disposée à cet égard. Sur l'autre rive au contraire, nous nous raccordons avec ce qui existe dont la modification prochaine n'est pas à espérer.

    Le système de travaux à entreprendre diffère des bases sur lesquelles on avait fait l'évaluation du crédit à demander à l'administration, car on avait eu en vue uniquement les remblais et autres travaux à faire du pl 6 au pl 13. Notre crédit serait tout à fait insuffisant pour étendre aussi loin nos travaux, c'est pourquoi j'ai réclamé le concours de l'administration de chemins vicinaux ; si elle n'exécutait pas en même temps que nous, nous n'aurions qu'à ajourner la petite partie de peu d'importance qui est en remblai et nous pourrions même la laisser à sa charge.

    Le projet ci-joint comprend ainsi qu'il résulte des plans, profils et métré, l'établissement de deux rampes de 0,12 et 0,09 d'inclinaison, symétriques sur une hauteur de 2 m à partir de l'étiage soit jusqu'à 0,50 au-dessus des crues ordinaires, susceptibles d'être ultérieurement prolongées à une plus grande hauteur si les besoins de la circulation l'exigeaient, sans cesser d'être symétriques et sans qu'on ait besoin de reconstruire les pierres de défense. La largeur de la voie supposée de 4m, non compris les banquettes comme celle des derniers projets, ou des bordures pour maintenir la chaussée. Il est nécessaire de paver la rive gauche tout entière, mais sur la rive droite, le terrain est plus solide, on peut réduire le pavage à une longueur de 10 mètres.

    La dépense s'élève exactement, y compris l'indemnité, à la somme de 508fr. formant actuellement le reste à dépenser.

    Le chemin à desservir est, comme vous savez sans doute, de moyenne communication ; on y travaille et quoique le tarif ne contienne pas de prix pour les voitures, déjà il passe au bac quelques véhicules légers, le nombre en augmentation avec le temps et les rampes doivent être établies en vue de ce passage.

    Le crédit ne paraît pas suffisant pour leur donner la largeur de six mètres du chemin ; cet élément pourra varier en exécution suivant la dépense réelle, depuis 4m de largeur jusqu'à 6m.

    Vous trouverez peut-être les déclivités un peu fortes, on ne peut cependant les admettre plus faibles avec la forme actuelle du bateau. J'ai voulu cette fois me rendre compte exactement des conditions de l'abordage, et je joins un croquis qui vous permettra de les apprécier également.

    Le rayon de la courbe de raccordement, rive gauche, qui n'est que de 12m, est bien un peu petit ; mais on ne peut pas faire mieux avec notre crédit, et d'ailleurs je pense qu'il suffira ; ce sera beaucoup mieux que ce qu'on pourrait avoir sur la rive droite.

    Je suis avec respect, Monsieur l'Ingénieur en chef, votre très humble et très obéissant serviteur [illisible : Delaprez?]

    Poitiers, le 15 juin 1859

    Mon cher camarade,

    J'admets vos propositions relatives aux travaux du passage d'eau de Jouhet. je désirerais seulement qu'il fût possible, sans augmenter les dépenses, sans diminuer les rayons de courbes, de réduire la pente de 0,12 et de rendre l'inclinaison égale de chaque côté. La condition de symétrie n'est pas tellement absolue qu'elle ne puisse quelque fois fléchir devant d'autres avantages. Au surplus, je me borne à vous prier d'examiner en cours d'exécution si ce changement est possible.

    Veuillez m'adresser copie des dessins et pièces écrites lorsque les dispositions à suivre seront définitivement arrêtées. Recevez etc. ".

    [Plans reproduits dans le dossier illustrations].

    1860, 4 juin : mauvais état des abords du chemin de la rive gauche, réclamation du Sr Suire, fermier (3 S 35).

    " Rapport de l'ingénieur ordinaire.

    Lorsque le bac de Jouhet a été installé en 1857, l'administration a fait construire de chaque côté des rampes d'accès, mais elle s'est bornée dans la partie submersible qui suit la rampe de gauche à quelques remblais provisoires propres à faciliter un peu le passage en attendant que le service de la petite voirie prolongeât jusqu'à l'abordage proprement dit le chemin de moyenne communication n° 80 qui aboutit au bac. Le conducteur des ponts et chaussées s'était concerté à ce sujet avec M. Bonnet, agent voyer de l'arrondissement de Montmorillon, et ce dernier avait fait espérer une très prochaine exécution de ce travail.

    Rien ne s'est fait cependant, et depuis l'établissement du bac, cette affaire a été signalée deux fois à Mr le Préfet sous les dates des 11 8bre 1859 et 20 mars 1860.

    Elle se représente aujourd'hui par une pétition du fermier du bac. L'ingénieur soussigné s'est assuré que cette pétition s'applique purement et simplement à la partie du chemin en question et il ne peut que proposer d'y faire droit par une prompte exécution du prolongement attendu du chemin de moyenne communication n° 80. La dépense, en se bornant à établir une petite chaussée submersible, sera d'ailleurs très peu considérable quand bien même on ferait un revêtement général en pierres et en pavage. Elle ne dépasserait pas 900f00.

    Il y a lieu en conséquence de transmettre la pétition à M. l'agent voyer en chef.

    Poitiers, le 4 juin 1860. Signé De Lafont ".

    1861, 22 novembre : passage d'eau de Jouhet, nouvelle réclamation du Sr Suire, fermier, au sujet du mauvais état du chemin de la rive gauche (3 S 35).

    " Rapport de l'ingénieur ordinaire.

    Dans une nouvelle réclamation en date du 22 8bre dernier, le Sr Suire, fermier du bas de Jouhet, reproduit et complète les plaintes qu'il a déjà formulées plusieurs fois et notamment dans une autre pétition ci-jointe du 3 8bre précédent sur le mauvais état du chemin qui aboutit au bac de Jouhet rive gauche. Il représente ce chemin comme absolument impraticable pour les voitures et comme devant être pour lui une cause de ruine complète. Il rappelle qu'il s'est adressé à toutes les administrations qu'il pouvait croire intéressées dans la question et sollicite enfin soit une résiliation soit une amélioration immédiate du chemin, en faisant remarquer que si l'on ajourne cette amélioration, la première crue d'eau emportera les remblais déjà faits par MM. les agents voyers évalués par lui à la somme de cent francs.

    Le soussigné a déjà plusieurs fois signalé la nécessité de résoudre cette question et notamment dans son rapport du 4 juin 1860, qui n'est point le dernier, mais dont il se borne cependant à donner copie, parce que c'est celui qui est le plus détaillé. Il doit insister de nouveau dans le même sens en émettant le vœu que M. le Préfet fasse connaître si MM. les agents voyers acceptent la charge qui leur incombe à cet égard et quelles mesures ils se proposent de prendre.

    Poitiers, le 22 novembre 1961. "

    1862, 17 décembre : procès verbal de la visite du bac par Édouard Morisson, conducteur des ponts et chaussées, en présence de Joseph Suire, fermier du bac (3 S 35).

    [Observations habituelles sur le formulaire, signés du maire Hélion, du fermier Joseph Suire et du conducteur des ponts et chaussées Morisson, suivi de :]

    " Observations et avis

    - du conducteur

    Le chemin de moyenne communication n° 80 n'est pas achevé sur la rive gauche. La chaussée faite s'arrête à quarante mètres environ avant le commencement de la rampe d'abordage, et il existe entre ces deux ouvrages une différence de niveau qui rend le passage tout à fait impraticable. Le fermier et le maire se plaignent avec raison de cet état de choses. Nous pensons qu'il y a lieu d'insister auprès des agents voyers pour obtenir l'achèvement du chemin et un raccordement praticable avec la rampe d'abordage.

    Le fermier a promis qu'il prendrait la traille et la ferait monter seulement jusqu'à ce que le chemin soit en bon état, il ne pourra s'en servir car pour que les voitures puissent sortir, il est obligé d'aborder sur la rive gauche, à côté de la rampe.

    Gros Bost, le 23 Xbre 1862, signé Morisson

    - de l'ingénieur

    Il résulte du procès verbal et de l'avis ci-contre qu'il n'a été donné aucune suite aux conclusions pressantes du rapport du soussigné en date du 6 juin 1862 et que le mauvais état de la partie du chemin est depuis si longtemps demandée à MM. les agents voyers devient encore plus nuisible en ce qu'il ne permet pas d’utiliser la traille récemment acquise et en ce qu'il entraîne la dégradation de la rampe construite par l’État. En conséquence, le soussigné est d'avis qu'il y a lieu de signaler de nouveau cette affaire à toute la sollicitude de M. le préfet. Poitiers, le 8 janvier 1863. Signé De Lafont ".

  • 1861-1865, conflit entre M. Suire, batelier du passage d'eau de Jouhet, et les propriétaires des moulins de Prunier et de la Roche (archives municipales de Jouhet et Archives départementales de la Vienne)

    1861, 8 octobre, lettre du sous-préfet au préfet (Archives départementales de la Vienne, 3 S 35)

    " Monsieur le Maire [sic],

    J'ai l'honneur de vous adresser sous ce pli une réclamation faite par le fermier du bac de Jouhet qui se plaint de l'impraticabilité des chemins situés sur la rive gauche du port de Jouhet ; il se plaint en outre de ce que des bateaux particuliers, placés l'un au moulin de Pruniers et l'autre au moulin de la Roche, servent à passer un certain nombre de personnes, ce qui lui porte dès lors préjudice.

    Je n'ai rien dans mes bureaux qui autorise les propriétaires de ces moulins à avoir des bateaux tant pour leur passage personnel que pour l'exploitation de leur usine.

    Je vous prie donc, Monsieur le Préfet, de prendre en considération cette réclamation et de donner les ordres nécessaires pour que de semblables abus ne se renouvellent plus. Je suis avec respect, Monsieur le Préfet, votre très humble et dévoué serviteur, le sous-préfet, Henri Vaillant.

    Note marginale : renvoyé à M. l'ingénieur en chef des ponts et chaussée pour instruction en ce qui le concerne. Poitiers, le 18 8bre 1861. Le préfet. "

    1861, 14 décembre, arrêté préfectoral (archives municipales de Jouhet)

    "Empire français, département de la Vienne

    Extrait du registre des arrêtés du préfet,

    Nous, préfet de la Vienne, officier de la légion d'honneur

    Vu la demande de Mr Suire, fermier du bac de Jouhet

    Vu l'instruction de M. le Ministre des finances en date du 28 Xbre 1839

    Vu le rapport de MM. les ingénieurs

    Arrêtons:

    Art. 1er : les propriétaires des moulins de Prunier et de la Roche, sur la Gartempe, sont mis en demeure de, dans un délai de un mois à dater de la notification du présent,

    1° produire l'autorisation qu'ils ont dû obtenir pour les bateaux de passage qu'ils entretiennent et destinés au service de leurs usines ;

    2° A défaut, demander l'autorisation dont ils ont besoin pour maintenir les dits bateaux.

    Art. 2 : Ils devront joindre à l'appui de leur demande l'état numérique des personnes auxquelles la permission s'étend ou devra s'étendre.

    Art. 3 : Faute par eux d’obtempérer à l'injonction de l'art. 1er ci-dessus, les bateaux en question seront supprimés.

    Art. 4 : Ampliations du présent arrêté seront transmises à M. le sous-préfet de Montmorillon, pour être notifiés aux intéressés. Autre ampliation sera adressée à M. l'ingénieur en chef.

    Poitiers, le 14 Xbre 1861

    Signé Lesert. Pour ampliation le secrétaire général signé d'Audennet (?). Pour copie conforme le sous-préfet Henri Vaillant. "

    1861, 16 décembre : lettre du sous-préfet au maire (archives municipales de Jouhet)

    " Montmorillon, le 16 Xbre 1861

    Monsieur le Maire,

    J'ai adressé au préfet les 8 et 26 9bre dernier, diverses réclamations présentées par le Sr Suire, fermier du bac de Jouhet, à l'effet d'obtenir 1° la suppression du service de passage d'eau fait par les usiniers des moulins de Pruniers et de la Roche, 2° la mise en état de viabilité du chemin d'intérêt commun n° 80, dont l'état déplorable ne permet pas d'accéder au bac.

    Ces réclamations sont fondées et le Préfet prend dès aujourd'hui les mesures pour faire cesser cet état de choses.

    Le chemin n° 80 sera mis en état dans un laps de temps qui ne dépassera pas une quinzaine de jours et les fermiers des usines dénommées sont mis en demeure par l'arrêté ci-joint de produire les autorisations qui leur on permis d'effectuer des passages de personnes au moyen de bateaux tolérés jusqu'à présent pour le service de leur moulin.

    Je vous prie en conséquence de faire notifier copie de l'arrêté ci-joint aux usiniers de la Roche et de Pruniers et de me transmettre un certificat constatant l'accomplissement de cette formalité. Henri Vaillant. "

    1862, 9 janvier : note du sous-préfet au maire (archives municipales de Jouhet)

    " Montmorillon, le 186 [formulaire non complété]

    Transmis à Mr le maire de Jouhet pour avoir son avis sur la demande ci-jointe, surtout en ce qui concerne le nombre des personnes appelées à jouir de l'autorisation sollicitée.

    Le propriétaire du moulin de Prunier ne s'est pas encore conformé à l'arrêté du préfet, M. le maire de Jouhet est prié de le lui rappeler et de nous adresser toutes les pièces le plus tôt possible.

    Montmorillon, 9 janvier 1862. Le sous-préfet. "

  • 1875, réclamation de Mr Pain, fermier du bac de Jouhet, suite à l'ensablement de la rivière (Archives départementales de la Vienne, Poitiers, 3 S 35)

    Requête de M. Pain Pierre (enregistrée en préfecture le 19 novembre 1875)

    " A Monsieur le préfet du département de la Vienne.

    Monsieur le préfet,

    Le soussigné, Pain Pierre, batelier du bac de Jouhet, canton et arrondissement de Montmorillon, département de la Vienne, a l'honneur de vous exposer qu'il est dans l'impossibilité de passer les bateaux par suite des pluies qui ont amoncelé dans le port une quantité prodigieuse de sable.

    En conséquence, il vient vous prier, Monsieur le Préfet, de vouloir bien prendre des mesures pour remédier à cet état de choses le plus promptement possible.

    Il a l'honneur d'être avec un très profond respect, Monsieur le préfet, votre très humble et très obéissant serviteur, [signé] Pain Pierre.

    Les soussignés Maréchal et Joyaux, maire et conseiller municipal de la commune de Jouhet, certifient à Monsieur le Préfet que la présente réclamation est fondée et le prient d'y faire droit. A Montmorillon [signé] Maréchal et Joyaux. "

    Réponse : Rapport de l'agent voyer d'arrondissement.

    " Le sable nécessaire à la construction du pont de Jouhet a été extrait, pour la moitié du pont, dans le terrain d'alluvion situé sur la rive gauche, à environ 50 mètres de l'abord du bac. Au moment de la dernière crue, il n'y avait ni dépôt de sable, ni approvisionnement, les maçonneries étant terminées, mais les trous d'où l'on avait extrait le sable existaient, en partie comblés par les terres des couches supérieures impropres à être employées dans les maçonneries. Le gazon avait été enlevé et le terrain qui n'était plus garanti à sa surface et déjà remué a été entraîné et déposé dans le lit de la rivière, dans le sens du courant, en travers du passage des bateaux.

    La quantité prodigieuse de sable est représentée en réalité par un cube d'une centaine de mètres ; quant au temps passé par le batelier à draguer le sable amoncelé, il se réduit à 4 journées d'hommes. Le passage, il est vrai, a été interrompu pendant une quinzaine de jours, mais cette interruption a été causée par la crue qui ne permettait pas sans danger de passer d'une rive sur l'autre. Les renseignements fournis à ce sujet sont inexacts.

    Bien que nous soyons d'avis qu'un propriétaire en amont d'un passage d'eau, qui avait cultivé ou aurait fouillé sur un terrain enlevé par une crue et déposé devant l'abord du bac, ne soit pas responsable de l'interruption du passage ou des travaux nécessaires pour le rétablir, nous pensons que, s'il y a lieu à indemnité, elle doit être due par l'entrepreneur des travaux pour la construction desquels le terrain a été fouillé et dénudé du gazon qui le recouvrait ; enfin, que le montant de l'indemnité demandée est exagérées et qu'il n'y a pas lieu de réclamer une somme de 39fr00.

    Montmorillon, le 24 décembre 1875, [signé : Mains?]

    [note]

    L'agent-voyer en chef soussigné adopte les conclusions du rapport ci-dessus, en faisant observer que c'est au fermier du bac à s'adresser directement à l'entrepreneur des travaux du pont de Jouhet qui dans son intérêt avait ouvert une carrière de sable touchant ledit pont, le service vicinal n'ayant jamais donné d'ordre pour ouvrir cette sablière, le devis indiquant prise du sable dans le lit de la Gartempe. Poitiers, le 6 janvier 1876 [signature illisible]. "

  • Session du bac de Jouhet, 1er mai 1878 (Archives départementales de la Vienne, Poitiers, 3 S 35)

    " Ponts et chaussées.

    Département de la Vienne.

    Arrondissement du sud.

    Bacs et bateaux.

    Passage d'eau de Jouhet.

    Remise du matériel aux domaines.

    Rapport de l’ingénieur ordinaire.

    Une décision ministérielle en date du 11 avril 1878 autorise la remise aux domaines d'une partie du matériel du passage d'eau de Jouhet, sur la Gartempe, restée sans emploi depuis la suppression de ce passage.

    Ces objets se composent :

    1° d'un bateau passe cheval ;

    2° d'une traille en fil de fer ;

    3° de deux poteaux porte-affiches et leurs boîtes ;

    4° de deux poteaux limite ;

    5° de deux perches ferrées ;

    6° de deux poteaux d'amarrage ;

    7° d'un cadenas.

    En conséquence, nous sommes d'avis de soumettre à Mr le préfet le projet d'arrêté suivant.

    Poitiers, le 1er 1878. L'ingénieur ordinaire (signature illisible) ".

  • Solde de tout compte au fermier, juin 1878 (Archives départementales de la Vienne, 3 S 35).

    " [...] Passage d'eau de Jouhet. Rapport de l'ingénieur ordinaire.

    Par suite de la construction du pont de Jouhet sur la Gartempe, le passage d'eau de ce nom n'a pu être ré-adjugé en 1876. Depuis ce temps, une bonne partie du matériel est resté confié à la garde du sieur Pain (Pierre), ancien fermier du passage, qui a pris soin avant chaque crue de tirer à terre les bateaux qu'il devait ensuite remettre à l'eau pour empêcher la dessiccation.

    Enfin le Sr Pain (Pierre) a prêté gratuitement son concours pour l'enlèvement et la mise à terre de la traille qui n'a été vendue que le 2 juin dernier avec le reste du matériel.

    Nous demandons à M. le Préfet de bien nous autoriser à payer au Sr Pain (Pierre) comme frais de gardiennage la somme de quinze francs qui sera prélevée sur le crédit ouvert en 1878 pour entretien des bacs et passages d'eau. Ci-joint un projet d'arrêté.

    Poitiers, le 15 juin 1878. [signature illisible]. "

  • Bacs sur la Gartempe. Rapports et délibérations - Conseil général de la Vienne, rapport du préfet, session d'août 1875, p. XII-XIII, XV.

    " On reproduit ici dans l'ordre de leur situation, en remontant de l'aval vers l'amont sur chaque rivière, la liste des vingt-quatre bacs existant actuellement dans le département, dont la surveillance est confiée aux Ingénieurs et dont le fermage est perçu par l'État :

    [...]

    Sur la Gartempe :

    Le Breuil (matériel appartenant au fermier) ;

    Busserais (matériel appartenant à l'État);

    Nalliers (matériel appartenant à l'État);

    Antigny (matériel appartenant au fermier) ;

    Jouhet (matériel appartenant à l'État).

    La valeur du matériel appartenant à l'État est de 24,362 fr. 33 c ; celle du matériel appartenant aux fermiers, de 19,867 fr. 78 c.

    [...]

    Les chemins aboutissant aux passages de Ribes, sur la Vienne ; Leugny, Rives, Meré, sur la Creuse ; Breuil, Busserais et Nalliers, sur la Gartempe, ont besoin d'être mis en état ; mais les communes ne semblent pas, mieux que les années précédentes, en mesure d'exécuter des réparations ou de fournir des subventions. "

Références documentaires

Documents d'archives
  • 1789. Comte de Moussy. Notices météorologiques et historiques sur le froid de l’hyvert de 1788 à 1789 et sur la débâcle des glaces de la Gartempe ; ces notices ont été rédigées au château de la Contour situé en Poitou sur la rivière de Gartempe, longitude 18° 26' ; latitude 46°32'.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 2E Supplément 241
  • 1852-1853. Jouhet. Achat d'un bateau. Budget prévisionnel (405 francs) et demande de crédit exceptionnel. Lettres et délibération municipale (30 janvier 1853). Autorisation d'un impôt exceptionnel sur les plus imposés de 520 francs pour financer l'achat du bateau et des réparations à la toiture de l'église, à la croix du cimetière et au cimetière.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 2 O 144/3
  • 1856, 23 octobre : adoption des tarifs du bac, spécifiant les exonérations (fonctionnaires, moines...).

    1857, 28 mars : fermage du bac de Jouhet à M. Vallée Félix.

    1862, 17 décembre : procès-verbal de visite. Description du batelet. Le conducteur du bac, M. Suire, souligne le mauvais état du chemin de moyenne communication n° 80, sur la rive gauche, aux abords du bac, déjà signalé depuis 1859. Les travaux de mise en état sont signalés urgents à nouveau en 1863 [voir annexe].

    1869 : les communes de Jouhet et de Pindray se plaignent de l'interruption du service du bac suite au mauvais état du batelet. Il est remplacé peu après par un bateau passe-cheval.

    1870, 20 janvier : devis de 1900 francs pour la construction d'un bac pour le passage d'eau de Jouhet.

    1872 : vente par l’État du batelet hors service.

    1875, novembre : M. Pierre Pain, batelier du bac de Jouhet, se plaint de ne pas pouvoir " passer les bateaux par suite des pluies qui ont amoncelé dans le portune quantité prodigieuse de sable ". Sa demande est nuancée par l'ingénieur qui évalue le travail de désensablement à 4 jours d'hommes et attribue cet amoncellement aux travaux du pont.

    1875, 24 décembre : avis des services sur cet amoncellement de sable (voir annexe).

    1878, 1er mai : session du matériel du bac.

    1878, 27 juin : arrêté d'indemnisation de M. Pierre Pain pour le gardiennage du matériel.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 3 S 35
  • 1840-1910. Bac de Busserais

    1840, 6 juin : lettre du sieur Fruchon (copie), fermier du bac, à M. le préfet de la Vienne concernant l'abus du vicomte Duvigier, usinier du moulin voisin, de son droit à faire traverser la Gartempe à ses clients [voir annexe].

    1841, 20 septembre : pétition du maire et des habitants de la Bussière suite à la noyade de trois personnes dans la Gartempe ; demande de la construction d'un nouveau bac et, en attendant, par mesure de précaution, le passage d'eau est fermé [voir annexe].

    1841, 10 novembre : devis des ouvrages à faire pour la construction d'un bac au port Busserais sur la Gartempe, commune de la Bussière, par l'ingénieur ordinaire, signature illisible (visa de l'ingénieur en chef le 13 novembre 1841 ; visa du préfet de la Vienne le 16 janvier 1842 ; visa du sous-secrétaire d’État aux travaux publics du 17 mars 1842) [voir annexe et plans en illustrations].

    1842, 7 juin : soumission de M. Brimaud, entrepreneur de travaux publics à Chauvigny, pour la construction du bateau.

    1843, 11 juillet : lettre de l'ingénieur en chef au préfet. Le bateau commandé par voie de soumission le 26 octobre 1842 à M. Brimaud est achevé, réception provisoire faite, reste à faire la réception définitive.

    1844, 5 février : pétition du sieur Fruchon à M. le Ministre, au sujet de la traversée de la Gartempe en contradiction avec son droit de fermage.

    1844, 9 avril : rapport de l'ingénieur ordinaire sur le bac de Busserais.

    1844, 30 avril : avis du directeur des contributions indirectes sur la réclamation du sieur Fruchon.

    1844, 14 mai : jugement civil rendu par le juge de paix du canton de Saint-Savin, affaire entre le sieur Auguste Fruchon et le sieur Duvigier [voir annexe].

    1844, 21 septembre : consultation donnée par M. Foucard, avocat, professeur à la faculté de droit [voir annexe].

    1844, 23 octobre : attestation de M. le maire de La Bussière.

    1844, sans date : deux listes des personnes qui peuvent passer au bac de M. Duvigier.

    1845, 26 mars : le ministère des travaux publics (division de la navigation, 2e bureau) expose à nouveau au préfet la revendication de Fruchon, fermier du bac, contre le vicomte Duvigier, exploitant des usines voisines, pour que ce dernier ne fasse plus traverser un bateau en lui faisant une concurrence déloyale, et demande des renseignements complémentaires avant de se prononcer.

    1845, 4 juin : lettre de M. Duvigier au préfet.

    1845, 7 juin : avis de M. l'inspecteur des ponts et chaussées.

    1845, 25 juin : lettre de M. le directeur des contributions indirectes à M. le préfet.

    1845, 30 juin : certificat de M. le maire de La Bussière.

    1845, 3 octobre : procès-verbal rédigé par MM. Guiod (contrôleur receveur des contributions indirectes) et Moussaud (conducteur des Ponts-et-chaussées.

    1845, 8 octobre : lettre d'envoi du procès-verbal ci-dessus par M. le directeur des contributions directes.

    1845, 31 octobre : avis de M. l'ingénieur en chef des ponts et chaussées.

    1846, 10 mars : avis par le ministère des travaux publics de la décision de M. le ministre des finances qui rejette la réclamation du fermier Fruchon [voir annexe].

    1860, 27 janvier : rapport de l'ingénieur en chef sur le règlement de la moins-value. La valeur du bac confié à M. Duvigier était évalué en 1850 à 730 francs, celle du matériel remis en novembre 1859 à la commune à 60 francs, la moins-value est donc de 670 francs ; le sieur Duvigier a 8 jours pour verser cette somme au receveur des contributions indirectes de Chauvigny.

    1860, 27 juillet : lettre de la direction des contributions indirectes au préfet. Le matériel remis par l'ancien fermier au nouveau fermier (la commune) est en si mauvais état que la commune ne peut pas exploiter le passage d'eau pendant 6 mois et a refusé de payer le droit à bail pour ces six mois de chômage. Le directeur reconnaît que l’État aurait dû fournir du matériel fonctionnel, et demande la régularisation budgétaire.

    1860, 7 septembre : rapport de Delafons, ingénieur ordinaire, sur l'amélioration des passages d'eau de Nalliers et Busserais et demande du maire de Saint-Pierre-de-Maillé pour céder le matériel du bac de Barboussseau devenu inutile [voir annexe].

    1868, 16 novembre : le ministère des travaux publics (division de la navigation, 2e bureau) expose au préfet que l'ancien bac de Busserais, hors service, a été vendu ; un neuf coûterait 2000 francs, mais l'ancien sous-fermier se propose d'en céder un dont il n'a plus d'usage pour 550 francs ; moyennant 100 francs de travaux, il pourrait être remis en état pour 12 ans.

    1871, 5 août : l'ingénieur en chef Férand propose au préfet de la Vienne de retenir la soumission de Pierre Jouteau, charpentier à Chauvigny, pour la construction du bac de Busserais en soulignant qu'il a déjà construit les bacs de Nalliers et de Jouhet.

    1871, 20 décembre : l'ingénieur en chef Férand fait savoir au préfet de la Vienne que l'ancien bac hors service sera remis aux domaines et que la valeur sera portée aux frais du fermier qui, par sa négligence, a rendu l'ancien bac hors service.

    1872, 16 janvier : rapport de Lecompte, conducteur de travaux faisant fonction d'ingénieur ordinaire sur le budget de 1900 francs nécessaire à la construction d'un bac pour le passage d'eau de Busserais.

    1872, 24 janvier : le ministère des travaux publics (division de la navigation, 2e bureau) acte la remise aux domaines du matériel hors service du bac de Busserais.

    1872, 26 juillet : l'ingénieur en chef des ponts et chaussées demande au titre de l'année 1872 " un crédit de 174,20 francs pour solder la retenue de garantie de l'entreprise de construction du bac de Busserais sur la Gartempe (1900 francs avaient été alloués en 1871).

    1874, 1er octobre : le ministère des travaux publics (division de la navigation, 2e bureau) accepte la demande de la commune de compléter le matériel de passage du bac par un petit bateau à usage des piétons et accorde un crédit de 110 francs.

    1876, 6 juillet : rapport de l'ingénieur ordinaire Boisson ; il a notifié par lettre le 16 juin à la commune un arrêté du 10 juin ordonnant à la commune, fermière du bac, et à M. Naturel, sous-fermier, la réparation du grand bac. La commune estime qu'il faut faire payer ces travaux aux usagers habituels du bac (habitants, voisins et meuniers), l'ingénieur maintient que c'est à la commune, fermière, de payer les travaux.

    1877, 6, 7 et 21 avril : rapport de l'ingénieur ordinaire (signature illisible) et arrêté préfectoral de mise en demeure des fermiers des bacs de Nalliers et de Busserais d'exécuter sous 15 jours les travaux prescrits les 6 et 7 avril 1877 : mise en place de deux poteaux de limite du port à Nalliers et Busserais et pour ce dernier, mise en place de deux poteaux avec les tarifs.

    1879, 26 novembre : le ministère des travaux publics (division de la navigation, 2e bureau) expose que " le passage d'eau de Busserais ne présentant qu'un intérêt purement local, l’État ne peut supporter seul toute la dépense [estimée à 3000 francs] de cette construction de maison [du passeur] " ; il demande que le département et la commune participe à la moitié de la dépense ; la commune a fait savoir qu'elle ne disposait que de 300 francs ; le conseil général des ponts et chaussées, saisi, approuve le projet s'il y a un fond de concours de 600 francs. La proposition est acceptée.

    1880, 3 avril : le ministère des travaux publics (division de la navigation, 2e bureau) ouvre un crédit de 2700 francs (dont 600 provenant de la commune de La Bussière) pour la construction d'une maison pour le fermier du passage d'eau de Busserais.

    1880, 8 mai : procès-verbal d'adjudication des travaux et ouvrages à exécuter pour la construction d'une maison pour le fermier du passage d'eau de Busserais. L'offre de Philippe Roy, entrepreneur de travaux publics à Saint-Pierre-de-Maillé est jugée irrecevable.

    1880, 8 mai : note des frais d'adjudication pour la construction d'une maison pour le fermier du passage d'eau de Busserais (total 38,40 francs).

    1880, 9 juin : le ministère des travaux publics renvoi une soumission des sieurs Girault Charles et Bidault Henri, entrepreneurs, pour la construction de la maison du passeur, dont l'adjudication du 2 juin était restée infructueuse.

    1881, 10 janvier : avis favorable du ministère des travaux publics pour l'ajout et le financement d'une annexe avec four à pain, toit et cellier, à la maison du passeur.

    1886, 29 janvier : rapport de M. Goury du Roslan, ingénieur ordinaire des Ponts-et-Chaussées.

    1886, 24 mars : rapport de M. Bertrand, ingénieur ordinaire des Ponts-et-Chaussées. Il réfute le fait que la commune soit adjudicataire de l'exploitation du bac. En conséquence, sa demande de mise à disposition d'un batelet par délibération du 7 février 1886 ne peut être acceptée que si la commune accepte de payer la moins-value du matériel qui lui avait été confié dans le bail précédent et en a le crédit nécessaire.

    1888, 5 juin : rapport de M. Antin, ingénieur ordinaire des Ponts-et-Chaussées. Avis favorable pour donner suite à la délibération du 22 avril 1888, la commune demandant à se rendre fermière du bac, l'adjudication générale de 1885 n'ayant pas trouvé preneur.

    1888, 30 août : inventaire descriptif du matériel du bac de Busserais, appartenant à l’État, par l'ingénieur ordinaire ; bail de 6 ans du 4 juillet 1888 au 31 décembre 1894 ; la commune est fermier du bac. Le matériel est estimé à 798 francs. Description de la maison du passeur.

    1888, 6 octobre : rapport de M. Antin, ingénieur ordinaire des Ponts-et-Chaussées. Le passage d'eau de Busserais avait été adjugé pour 9 ans le 2 septembre 1876 à la commune. La concession a expiré le 31 décembre 1885 mais la commune a continué à exploiter le passage avec du matériel appartenant à l’État. D'après l'inventaire du 5 janvier 1877, le matériel est évalué à 2550 francs. Au 30 août 1888, le matériel est estimé à 798 francs, soit une moins-value de 1732 francs que la commune doit à l’État.

    1888, 10 octobre : visite de M. Antin, ingénieur ordinaire, qui constate le mauvais état du grand bac et des pontons, le batelet étant en bon état.

    1889, 10 février : délibération du conseil municipal de La Bussière pour demander un sursis pour payer 1732 francs pour la moins-value du matériel du passage d'eau.

    1889, 6 mars : lettre de la division de la navigation (ministère des Ponts-et-Chaussées) pour fractionner (et non annuler comme demandé) en dix annuités la moins-value due par la commune de La Bussière pour le matériel du passage d'eau, constatée le 30 août 1888 et qui s'élève à 1732 francs.

    1889, 13 mars : l'ingénieur en chef renvoi un projet d'arrêté corrigé au préfet de la Vienne pour régler la moins-value du passage d'eau de Busserais.

    1889, 16 novembre : rapport de l'ingénieur ordinaire Antin ; plutôt que de construire un bateau neuf (coûteux et long), il propose de chercher un bateau sans emploi dans les environs. La Prunerie (aujourd'hui commune de Valdivienne) possède trois bateaux, un grand bac de 10m50 de long sur 4 m de large, récemment construit, un passe-cheval de 11,35 m de long sur 3m50 de large et un batelet. Le passe-cheval pourrait être affecté à La Bussière contre indemnisation du fermier de la Prunerie.

    1890, 21 janvier : rapport de l'ingénieur ordinaire Antin ; renoncement à l'affectation au passage d'eau de Busserais d'un bateau provenant des passages de la Prunerie ou de Saint-Martin-la-Rivière. Il propose d'étudier la piste du grand bac du passage de Pilas, sur la Vienne, dans le département de la Charente (subdivision de Confolens).

    1890, 6 avril : rapport de l'ingénieur ordinaire Antin ; difficultés pour transporter par voie de terre le grand bateau du Pilas à Busserais, démontage et numérotage des pièces, transportées en train à Saint-Savin. Il reste à les transporter et remonter à Busserais.

    1890, 17 novembre : le ministère des travaux publics affecte au passage d'eau de Busserais le grand bateau de Pilas ; demande de crédit supplémentaire pour le transport et la réparation de ce bateau.

    1891, 19 août : rapport de M. Quarré, ingénieur ordinaire, sur le mauvais état di grand bac ou passe-cheval de Busserais.

    1895, 18 février : le ministère des travaux publics rejette la contestation de la commune sur la propriété de la maison du passeur.

    1895, 21 mai : rapport de M. Antin, ingénieur ordinaire, pour la liquidation du passage d'eau de Busserais. Les calculs sont refaits avec le prix de la remise du nouveau bac en 1890 ; le matériel a subi une moins-value totale de 585 francs, à recouvrer sur le budget de la commune.

    1895, 10 août : rapport de M. Antin, ingénieur ordinaire, la délibération de la commune se déclarant propriétaire de la maison du passeur est considérée comme nulle.

    1896, 19 février : lettre du ministère des travaux publics (division de la navigation, 2e bureau) au préfet de la Vienne. Rappel des échanges avec la commune de La Bussière, du prix de la maison du passeur et du matériel du bac. Refus de l'offre de la commune.

    1896, 9 mars : rapport de Tingaud, conducteur subdivisionnaire et avis des ingénieurs. Le grand bac pourrait intéresser le meunier du moulin de Busserais, des riverains qui ont des terres sur les deux rives ou la commune. Le batelet est trop lourd pour intéresser des pêcheurs. Vu le peu d'acheteurs possible, il propose de ramener le prix de mise en vente à 398 francs au lieu de l'estimation à 798 francs.

    1896, 10-12 avril : état descriptif du matériel, plan, rapport de M. Antin, ingénieur ordinaire et avis de M. Drouet, ingénieur en chef.

    1896, 10 octobre : arrêté préfectoral. Le matériel du passage d'eau de Busserais sera fait par M. Tingaud, conducteur des ponts et chaussées à Chauvigny, à M. Mouton, receveur des domaines à Saint-Savin ; la vente du matériel au profit de l’État aura lieu le même jour.

    1897, 3 avril : lettre de l'ingénieur des ponts et chaussées au ministre des travaux publics suite à la décision du 19 février 1896 de vendre le matériel du bac.

    1898, 9 janvier : délibération du conseil municipal réclamant le retour de sa souscription de 307 francs suite à la vente par l'état de la maison du passeur le 19 décembre 1897. Cette somme pourrait être déduite de la moins-value du matériel du passage d'eau.

    1898, 29 janvier : refus du ministère des travaux publics de rendre cette somme de 307 francs.

    1910, 1er juin : le ministre des travaux publics demande au préfet de la Vienne son avis sur la suppression du passage d'eau de Busserais, rendu inutile par la construction du pont 100 m en amont.

    1910, 28 juillet : M. Antin, ingénieur ordinaire, émet un avis favorable à la vente du batelet par la commune de La Bussière.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 3 S 35
  • 1804-1860. Administration bac de Jouhet

    An 12, 17 thermidor (1804, 5 août) : liste des bacs du département de la Vienne

    1856, 9 décembre : projet de tarifs pour tous les bacs, par Delafons

    1857, 30 novembre : rapport de l'ingénieur Delafons pour la délimitation du port de Jouhet, du bateau de Pruniers inclusivement au moulin de Roche (5,2 km)

    1857, 30 novembre : rapport de l'ingénieur Delafons ; transmission de profils avec les lignes de flottaison et avis favorable des fermiers et des maires sur le maintien de la surtaxe en cas de niveau d'eau élevé

    1858, 5 avril : adjudication des 26 passages d'eau du département de la Vienne pour 9 ans (1859-1867)

    1858, 5 mai : arrêté préfectoral de mise en demeure de réaliser des travaux (indiquer les lignes de flottaison sur les 2 bateaux)

    1858, 8 juillet : rapport de l'ingénieur Delafons pour la délimitation ds ports de jouhet et Antigny

    1858, 8 juillet : rapport de l'ingénieur Delafons sur l'avis des conseils municipaux sur les tarifs des bacs

    1858, 19 novembre : rapport de visite ordinaire par l'ingénieur en 1858 par Delafons

    1858, 20 novembre et 1er décembre : cahier des charges

    1858, 17 décembre : procès-verbal d'adjudication à M. Suire

    1859, 12 janvier : procès-verbal de mise en jouissance, inventaire descriptif et estimatif

    1859, 9 avril : état des passages d'eau dont les baux ont été renouvelés au 1er janvier 1859

    1860, 20 février : arrêté fixant la moins-value à payer par M. Vallée, ancien fermier du bac

    1861, 3 septembre : achat d'une traille pour le bac de Jouhet

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 3 S 62
  • 1861-1867. Administration du bac de Jouhet

    1861, 12 février : arrêté préfectoral prescrivant des travaux

    1861, 29 mai : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Lorillot, contresigné par l'ingénieur Delafons

    1862, 26 avril : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Édouard Morisson, contresigné par l'ingénieur Delafons

    1862, 26 septembre : arrêté préfectoral prescrivant des travaux

    1863, 13 mai : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Édouard Morisson, contresigné par l'ingénieur Delafons

    1863, 7 juillet : arrêté préfectoral prescrivant des travaux

    1863, 22 octobre : procès-verbal de visite par l'employé secondaire faisant fonction de conducteur de travaux H. Miot, contresigné par l'ingénieur Delafons

    1863, 30 novembre : arrêté préfectoral prescrivant des travaux

    1864, 30 avril : procès-verbal de visite par l'employé secondaire faisant fonction de conducteur de travaux Maurin, contresigné par l'ingénieur Delafons

    1864, 20 octobre : procès-verbal de visite par l'employé secondaire faisant fonction de conducteur de travaux Maurin, contresigné par l'ingénieur Delafons

    1864, 13 décembre : arrêté préfectoral prescrivant des travaux

    1865, 12 mai : procès-verbal de visite par l'employé secondaire faisant fonction de conducteur de travaux Maurin, contresigné par l'ingénieur Delafons

    1865, 30 octobre : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Mazeaud, contresigné par l'ingénieur Lecompte

    1865, 29 novembre : arrêté préfectoral prescrivant des travaux

    1866, 27 avril : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Mazeaud, contresigné par l'ingénieur Lecompte

    1866, 14 juin : arrêté préfectoral prescrivant des travaux

    1866, 30 octobre : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Mazeaud, contresigné par l'ingénieur Lecompte

    1867, 15 janvier : arrêté préfectoral prescrivant des travaux

    1867, 26 avril : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Mazeaud, contresigné par l'ingénieur Lecompte

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 3 S 64
  • 1867-1871. Administration du bac de Jouhet

    1867, 30 octobre : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Mazeaud

    1867, 16 décembre : arrêté préfectoral prescrivant des travaux

    1868, 4 janvier : procès-verbal de visite

    1868, 27 avril : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Mazeaud

    1868, 19 octobre : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Mazeaud

    1869, 26 avril : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Ebaupin

    1869, 27 octobre : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Ebaupin

    1870, 9 mai : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Ebaupin

    1870, 2 juillet : arrêté préfectoral prescrivant des travaux

    1870, 20 juin : rapport de l'ingénieur ordinaire Lecompte

    1870, 22 novembre : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Ebaupin

    1871, 17 avril : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Ebaupin

    1871, 14 novembre : procès-verbal de visite

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 3 S 65
  • 1872-1876. Administration du bac de Jouhet

    1872, 2 mai : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Ebeaupin, contresigné par l'ingénieur Lecompte

    1872, 17 novembre : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Ebeaupin, contresigné par l'ingénieur Lecompte

    1873, 25 mai : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Ebeaupin, contresigné par l'ingénieur Lecompte

    1873, 15 novembre : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Ebeaupin, contresigné par l'ingénieur Lecompte

    1874, 18 mai : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Ebeaupin, contresigné par l'ingénieur Lecompte

    1874, 20 novembre : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Ebeaupin, contresigné par l'ingénieur Lecompte

    1875, 13 mai : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Ebeaupin, contresigné par l'ingénieur Lecompte

    1875, 7 juin : arrêté préfectoral prescrivant des travaux

    1875, 23 août : procès-verbal de récolement du matériel appartenant au fermier (travaux prescrits le 7 juin réalisés)

    1875, 13 novembre : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Ebeaupin, contresigné par l'ingénieur Lecompte

    1876, 24 mai : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Ebeaupin, contresigné par l'ingénieur Lecompte

    1876, 10 juin : arrêté préfectoral prescrivant des travaux

    1876, 20 octobre : procès-verbal de visite par le conducteur de travaux Ebeaupin, contresigné par l'ingénieur Lecompte

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 3 S 66
  • 1840 : description du matériel : 1 bac et un bateau en mauvais état.

    1852, 24 septembre : le préfet demande l'avis de l'ingénieur en chef sur l'établissement d'un bac à Jouhet.

    1853, 13 janvier : rapport de l'ingénieur ordinaire et plan relatif au passage d'eau ci-dessus.

    1853, 9 novembre : envoi du projet de tarif et demande de renseignements.

    1855, 29 janvier : rappel de la lettre précédente.

    1855, 17 septembre : demande d'un cahier des charges pour la mise en forme du passage de Jouhet.

    1855, 29 novembre : demande du projet de tarif.

    1855, 5 décembre : autres observations de l'ingénieur en chef.

    1857, 19 juin : suite à l'acquisition aux frais de l'Etat, le 31 janvier précédent, du matériel du bac de Jouhet, confié le 29 mai par soumission au sieur Vallée, nomination de M. Morisson, conducteur des Ponts et chaussées à Montmorillon, comme expert de l'administration pour ce bac.

    1857, 24 juillet : procès-verbal de remise du matériel du bac à M. Vallée Félix, fermier du bac (un bateau dit batard, 1 batelet, 1 cadenas, 5 perches ferrées, 2 pontons d’abordage, 2 poteaux d'amarrage).

    1857, 17 décembre : plan, profils en long et en travers des travaux à mener pour l'aménagement des rampes.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 3 S 70
  • 1972 ? : adduction d'eau potable, commune de Jouhet, document non daté. Dossier technique et financier, devis estimatif sommaire, plan schématique. Ministère de l'agriculture, service du génie rural, circonscription de Tours.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 601 W 366
  • 1877 : projet de réfection des murs de soutènement de la place suite à la construction du pont (devis en 1878).

    1880, 5 août. Devis établi par A. Couillaud pour la réparation du mur de soutènement des abords de l'abreuvoir et de la place publique, avec remploi des anciens moellons. 798,60 francs.

    Archives municipales, Jouhet
  • 1857-1877. Droits de passage à percevoir, adjudications des droits de passage du bac. Tarifs du bac. Non règlement des droits de passage à payer pour leurs bateaux par les usiniers du moulin de Pruniers et du moulin de la Roche. Entretien du chemin n° 80 qui permet d'accéder au bac.

    1877, juin. Suite à la construction du pont, remise faite au sieur Suire (et sur un autre document au sieur Pain), ancien fermier du bac de Jouhet.

    Archives municipales, Jouhet
Documents figurés
  • Plan cadastral, plan d'assemblage et 28 feuilles, A. Joyaux Géomètre de première classe, Alagille géomètre secondaire, terminé en août 1840.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 4P 4990 à 4998
  • " Plan sans date [1853 d'après le bordereau] : Gartempe de Montmorillon à Saint-Savin et bac de Jouhet ". Calque. Carte échelle 1 à 80.000. Plan échelle 1 à 100.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 3 S 70
  • " Bac de Jouhet. Travaux d'amélioration des rampes d'accès exécutés à la tâche en 1857. Plan et profils ". Delafons ingénieur. 1857, 17 décembre. Plan 0,001 m par mètre ; profil en long 0,01 pour 5 mètres en longueur, 0,02 pour 1 mètre en hauteur ; profil en travers 0,01 m pour 2 mètres.

    Archives départementales de la Vienne, Poitiers : 3 S 70
  • " [Plans pour l'aménagement du mur au nord du pont ".

    Archives municipales, Jouhet
  • " Commune de Jouhet. Plan d'un mur à surélever sur la place ". Plan et coupe aquarellés. 0.005m par mètre. Alexandre Jouillat, architecte-entrepreneur à Montmorillon. 1902, 20 juillet.

    Archives municipales, Jouhet
Bibliographie
  • Bacs sur la Gartempe. Rapports et délibérations - Conseil général de la Vienne, rapport du préfet, session d'août 1875.

    p. XIII
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire


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