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Ancien port de château Latour

Dossier IA33006182 inclus dans Château Latour réalisé en 2012

Fiche

Parties constituantes non étudiéescale
Dénominationsport
Aire d'étude et cantonEstuaire de la Gironde (rive gauche) - Pauillac
Hydrographiesla Gironde
AdresseCommune : Pauillac
Lieu-dit : Latour
Cadastre : 2012 OE 86

Le port du domaine est indiqué sur un plan daté de 1898 conservé dans les archives du château ; il était situé au nord-est du château, et non pas à l'embouchure du ruisseau de Juliac. Il était doté d'une cale qui nécessitait, au début du 20e siècle, des travaux de consolidation qui furent confiés à un géomètre expert, Beauchamp, en 1908-1909.

Période(s)Principale : 2e moitié 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle

Un chemin d'accès permet toujours de rejoindre l'estuaire mais il ne reste semble-t-il aucune trace de ce port, excepté quelques bittes d'amarrage.

État de conservationvestiges
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Archives privées, Château Latour

    Archives privées, Château Latour, Devis estimatif des ouvrages à exécuter pour la construction d'un perré en maçonnerie de moellon, destiné à défendre la rive de la Gironde en face du port du domaine de La Tour et pour la construction d'une cale de débarquement sur le bord du chenal, 10 avril 1852.

    Perré à construire en moellon brut de la Roque de Tau, sur 24 m de long ; côté rivière et côté chenal ; 4 bornes ; devis dressé par Pierre [?].

    Archives privées, Château Latour, Projet de défense du port d'embarquement du domaine de Latour, rapport du géomètre Beauchamp, 1er novembre 1907.

    Pb d'éboulements : consolidation en construisant une cale, un revêtement en maçonnerie d'une partie du canal et l'établissement d'une écluse avec vanne de chasse destinée à entretenir le port en facile accès à toutes les marées aux gabarriers : devis des travaux ; mention de la digue de Pichon Longuevillle établie à la cote de 6m30.

    Archives privées, Château Latour, Domaine de Château Latour, construction d'un port en béton armé : devis estimatif de la maison Robino à Talence, 1er mai 1908.

    Entrepreneur : M. Figet.

    Archives privées, Château Latour, Courrier de l'entreprise Robino à M. Beauchamp conducteur spécial des travaux du port de Latour, 3 mai 1908.

    Construction d'un port en ciment armé : l'ouvrage principal comprendra 4 travées de 4m20 chacune et en avant radier de 3 [?] en moyenne. Le revêtement nord aura une hauteur moyenne de 1m40, celui du sud 4m. Le revêtement du canal sera fait à la suite sur une longueur de 10m, les talus seront faits sur une hauteur moyenne de 1m40. Un trottoir sera établi du côté sud ainsi qu'une cale de débarquement, le tout conforme avec les plans qui ont été arrêtés entre nous ; somme : 5000 frcs.

    Archives privées, Château Latour, Construction du port de Château Latour, rapport du conducteur des Travaux, G. Beauchamp, 17 novembre 1908.

    Les travaux de terrassements et de construction du batardeau ont été commencés fin mai. A fin juin, la fouille et le batardeau étaient en grande partie terminés ; pb : des éboulements se produisaient principalement du côté nord où d'anciens piquetages de fond totalement désorganisés ont été mis à jour. Pendant tout le mois de juillet, il a fallu procéder aux relèvements d'éboulements de plus en plus considérables malgré la création de banquettes étagées, les parties de fouilles terminées étaient quelques jours après comblées par des éboulements. De là un cube considérable de terres qu'il a fallu se décider à transporter sur le port même afin de dégager la berge sud qui s'écroulait et menaçait d'entraîner les vignes du domaine de Pichon Longueville. Enfin après de nombreux efforts, la fouille était de nouveau prête à recevoir les cimentiers fin juillet. Mais les cimentiers ne purent terminer leurs travaux du bâtiment des vendanges que vers le 10 août e leurs matériaux arrivant au port ils allaient commencer leurs travaux, lorsque la grande marée du 13 août qui était prévue à l'annuaire des marées devant Pauillac à la cote de 5m75 par suite de gros temps s'éleva à la cote de 6m35. Le batardeau ne résista pas à cette énorme poussée de 300000 kilos sur sa surface de 25 mètres de longueur sur 5 mètres de hauteur (...). A la suite de cet accident, le batardeau dut être remanié et renforcé et surélevé, un nouveau piquetage eut lieu ainsi que la pose de nouveaux étais d'aval et d'amont (...) ; finalement maçonneries terminées début novembre.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Steimer Claire