Dossier d’œuvre architecture IA16004252 | Réalisé par
Dujardin Véronique
Dujardin Véronique

Chercheur, service Patrimoine et Inventaire

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  • inventaire topographique, Communauté de communes du Confolentais
  • enquête thématique régionale, Patrimoine roman
Abbaye Saint-Pierre, mairie, couvent
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Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes du Confolentais - Confolens-Sud
  • Commune Lesterps
  • Cadastre Cadastre ancien non daté F 69 (église), 70, 76 à 79 (cloître et bâtiments abbatiaux)  ; 2005 F 686, 688, 702-707
  • Dénominations
    abbaye, mairie, couvent
  • Vocables
    Saint-Pierre
  • Destinations
    école, couvent, presbytère, mairie, maison, grange, halle
  • Parties constituantes non étudiées
    vivier

À Lesterps, aux confins de la Charente et du Limousin, l'église de l'ancienne abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul, fût un des plus imposants édifices romans du 11e siècle de la région. Il en subsiste la nef et un remarquable clocher-porche.

Le monastère est fondé à la fin du 10e siècle par Jourdain Ier, seigneur de Chabanais. Une paroisse est également créée, desservie par les religieux du monastère.

En 1040, l'église primitive est détruite. Un nouvel édifice est construit par Gautier, le supérieur de la communauté, qui y est enterré en 1070. Les religieux adoptent la règle des chanoines réguliers de saint Augustin à la fin du 11e siècle et une grande bénédiction de l'abbaye a lieu en 1091.

À l'époque gothique, le chœur et le transept de l'église semblent avoir été restaurés et surélevés. Ils sont vraisemblablement réservés aux religieux, la nef accueillant le culte paroissial.

Le monastère ferme à la Révolution. L'église est rouverte au culte en 1803. Le chœur s'effondre en 1815. La nef, ébranlée par cet écroulement, fait l'objet d'une importante restauration entre 1852 et 1885.

L'église est classée en 1862 sur la liste des monuments historiques.

De l'édifice roman subsistent aujourd'hui la nef et le clocher-porche qui en constitue l'entrée monumentale. Celle-ci s'élève à 43 mètres de hauteur. Le rez-de-chaussée, ouvert sur 3 côtés, compte 3 nefs couvertes en berceau plein cintre. Les chapiteaux ornés de simples volutes d'angle évoquent la sculpture de plusieurs églises de l'Angoumois (Cellefrouin, Lichères...).

Le premier étage est ajouré sur 3 faces d'une haute baie centrale encadrée de 2 arcades aveugles. Il correspond à une salle couverte d'une coupole qui ouvre par une tribune à l'intérieur de la nef. Le dernier étage abrite les cloches.

Ce vestibule majestueux, rare dans la région Poitou-Charentes, ouvre sur une nef austère. Celle-ci est composée d'un large vaisseau central et de deux étroits collatéraux (couloirs), tous couverts d'une voûte en berceau. Le couvrement central a été surélevé au 19e siècle. La nef est terminée par une petite abside édifiée également au 19e siècle à l'emplacement de l'ancienne croisée du transept.

Les rares éléments sculptés romans qui subsistent sont aujourd'hui insérés dans le mur sud de la nef.

Datés de la fin du 11e siècle, ils peuvent provenir des parties romanes disparues.

Deux chapiteaux en calcaire représentent l'un un décor de de pommes de pin, le second une scène de la Résurrection de Jésus (trois femmes regardent vers le tombeau vide et l'ange qui leur annonce la résurrection de Jésus ; à droite, deux soldats sont partiellement conservés).

Trois médaillons sont respectivement ornés d'un cavalier, d'un Christ en majesté (assis sur un trône, il tient dans sa main gauche la Bible et bénit de sa main droite) et d'une Vierge en majesté (Marie, assise sur untrône et couronnée par deux anges, tient sur ses genoux l'enfant Jésus qui bénit de sa main droite, la Bible dans sa main gauche).

Une inscription funéraire dédiée à l'abbé Ramnulphe, mort en 1140, est également insérée dans le mur nord de la nef.

Fondée à la fin du 10e siècle, l´abbaye est donnée au Saint-Siège vers 1032, par le seigneur de Chabanais Jourdain Ier. Gautier, fils d´un chevalier de Confolens et chanoine régulier au Dorat, prend la direction de l´abbaye quelques années plus tard et y introduit la règle de Saint-Augustin.

L´abbé Gautier étant absent, l´abbaye est dévastée en 1040 lors de luttes entre le seigneur de Chabanais Jourdain II, qui refusait de reconnaître la donation faite par son père, et le comte de la Marche.

À son retour l´abbé Gautier entreprend de la restaurer et le comte de la Marche excommunié doit, en expiation, pourvoir aux frais de réparation de l´abbaye. La dédicace de la nouvelle église est célébrée en 1070, peu après la mort de l´abbé Gautier qui est enterré dans l´église puis canonisé en 1073.

À cette époque la nef et les quatre premiers niveaux du clocher sont probablement achevés. Le dernier niveau du clocher-porche pourrait dater de la fin du 11e siècle. Les travaux d´agrandissement de l´église ont souvent été attribués à Ranulfe, qui a été abbé durant une trentaine d´années et est enterré à l´intérieur de l´église. Son épitaphe, gravée sur une pierre, est située dans le mur nord de l´église actuelle. Les dates de début et de fin de construction du chevet ne sont pas connues. Les documents décrivant l´édifice se contredisent, il s´agit de deux plans et de deux gravures.

Le plan établi par Paul Abadie lors des restaurations de 1848 décrit un édifice comportant un transept peu saillant recevant des absidioles, et un déambulatoire à trois chapelles rayonnantes.

Le second plan, publié par Valentin de Courcel en 1912 et dessiné par l´abbé Bourdier alors que les fondations du chevet étaient encore visibles, montre une église plus grande de deux travées à l´est. Le transept est saillant, un couloir est aménagé dans l´épaisseur de ses murs nord et sud et deux escaliers à vis sont situés aux extrémités nord-est et sud-est. Enfin, le déambulatoire présente cinq chapelles rayonnantes. Sur la gravure de Léo Drouyn, datant de 1847, le chevet est détruit. Seuls subsistent le mur correspondant aux deux travées orientales de la nef et les parties basses des murs sud-ouest et sud du transept. Le mur sud présente une galerie ouvrant sur le chœur par trois baies en plein cintre. La nef et le transept sont séparés par une porte couverte en arc brisé. À la croisée du transept se dresse une pile à colonnes engagées surmontées de chapiteaux et d´un départ de voûte.

Une gravure du 17e siècle présente l´ensemble de l´abbaye en élévation. La nef du 11e siècle y est prolongée à l´est par une travée et le départ d´une seconde délimitée par un contrefort plus massif que ceux de l´église romane. Le transept est très large et très saillant, avec un collatéral plus bas vers l´est sur lequel s´ouvre une absidiole au nord comme au sud. Dans l´angle sud-est du transept sud se trouve une tour carrée, qui a son pendant au nord-est ; il peut s´agir d´escaliers semi hors-œuvre. Le mur sud du bras sud est percé d´une fenêtre à réseau couverte en arc brisé. À la croisée s´élève un clocher de plan octogonal couvert d´une flèche. Les absidioles (trois sont visibles sur la gravure) s´ouvrent sur le déambulatoire qui est beaucoup plus bas que le chœur.

Les seuls vestiges en place de la partie orientale sont le mur sud des deux travées rajoutées de la nef et le mur sud du transept couronné par une coursière éclairée par trois baies en plein cintre conservée encore aujourd'hui. On devait y accéder par la tour d´angle carrée dont il reste des vestiges dans les bâtiments actuels. Il reste également des vestiges du mur sud des travées rajoutées ainsi que des éléments d´architecture conservés dans l´église ou en remploi chez des particuliers de la commune et des communes alentours.

L´étude des plans et gravure et des vestiges du chevet semble donc indiquer que l´édifice comportait un déambulatoire à trois ou cinq chapelles rayonnantes. Chaque bras du transept présentait un collatéral ouvrant sur une absidiole. Le style des chapiteaux et la présence de clés de voûte ornées semble indiquer que la construction du chevet date de la fin du 12e siècle ou du début du 13e siècle.

Les baies à réseau pourraient dater du 14e siècle. Lors de la guerre de Cent-Ans, l´abbaye est assiégée par le Prince Noir, le 14 août 1356. Elle capitule mais les habitants sont épargnés. L´abbé Bertrand de Montibus fait rédiger un terrier en 1473.

En 1568 les protestants pillent l´église et les bâtiments monastiques. L´abbaye demeure en ruines jusqu'à l´administration de Charles-François de la Vieuville, évêque de Rennes et abbé de Saint-Laumer de Blois, abbé commanditaire de Lesterps de 1657 à 1676. Il y introduit les chanoines réguliers de la congrégation de Sainte-Geneviève et fait restaurer l´église à partir de 1660 : reprise en sous-œuvre d´une pile de la croisée, consolidation des voûtes du chœur, dallage, enduit sur toutes les voûtes, peinture à faux-joints sur les murs et piliers, nouveau mobilier (notamment des stalles signalées dans un inventaire de 1791).

L´édification des bâtiments monastiques, à l´emplacement d´anciennes constructions, a débuté vers 1660 (en bleu sur le plan). Au sud est construit le logis de l´abbé commanditaire, dont subsiste la porte du bâtiment sud donnant sur le cloître (en jaune sur le plan), avec un blason qui aurait porté les armes d´un abbé. À l´est est élevé un bâtiment à l´usage des chanoines. Une porte au rez-de-chaussée, visible sur la gravure de Léo Drouyn, communiquait avec l´église abbatiale. Le bâtiment ouest comprenait un réfectoire, des dortoirs et des greniers. Le cloître est également reconstruit. Au début du 18e siècle, le logis abbatial revient aux religieux. À partir de 1775, le bâtiment oriental en ruine est remplacé par un nouveau bâtiment de deux étages.

L´église paroissiale étant en mauvais état en 1738, elle est interdite et le culte est célébré un temps dans l´église de Saint-Quentin puis dans la chapelle de l´Image. En 1803, lors de la reprise de l´activité paroissiale, le culte est transféré dans le chevet gothique, puis dans la nef ancienne. Le 17 février 1815 le chevet s´écroula entraînant dans sa chute la supérieure du mur de la nef. Dans une lettre à l´évêque, du 22 mai 1822, le curé relata l´effondrement : " la principale église [est] venue à crouler par masses si énormes, avec un fracas si horrible, que toute la ville en a été ébranlée ". Des travaux de restauration sont alors entrepris, en plusieurs phases au 19e siècle (voir annexe 4). Les plus importants sont réalisés par l´architecte Paul Abadie, de 1851 à 1884, après une étude préalable de 1848 : reprise complète de la façade nord, avec ses contreforts et les ébrasements de ses fenêtres, réfection du clocher, surhaussement et couronnement de la tourelle nord, surélévation des façades extérieures du vaisseau central au-dessus des collatéraux, reconstruction complète de la tourelle d´escalier sud, démolition et restitution de la tribune et du berceau qui la recouvrait, construction d´une abside semi-circulaire. L´effondrement d´une partie de la charpente et de la voûte en 1879 a nécessité le remplacement des deux derniers berceaux du vaisseau central et du troisième pilier nord, après le classement de l´église comme monument historique en 1862.

Un inventaire des biens de l´abbaye est dressé en 1789 (en annexe) et leur vente a lieu entre 1791 et 1793, excepté le bâtiment oriental qui revient au curé avec un jardin. Le corps de logis en retour d´équerre est divisé en deux parties. Le second étage du bâtiment oriental est supprimé en 1825 et il reçoit un décor intérieur, encore présent dans plusieurs pièces dont les deux occupées par la mairie. Le bâtiment ouest servait de communs au 18e siècle et a été démoli en 1901. Des traces d´arrachement sur le bâtiment sud et la présence d´une cave en donnent aujourd'hui la position. Entre ce bâtiment et le clocher-porche se trouvait une porte aujourd'hui détruite. Le presbytère a été restauré dans la première moitié du 19e siècle (détail des travaux en annexe). En 1902, les travaux de démolition des cloîtres qui se trouvaient dans la cour du presbytère sont effectués par Firmin Bouzage, entrepreneur à Brigueuil, sous la surveillance de Foucher, architecte. En 1911, des travaux de réparation de la mairie sont réalisés par Camille Bérigaud, entrepreneur à Chabanais, sous la conduite d´Eugène Foucher, architecte à Confolens.

En 1845, une école et une halle (en vert sur le plan) doivent être construits à l´emplacement de l´ancien chevet. Le 18 juillet 1850, un constat de l´état d´avancement de ces travaux est dressé et un cinquième acompte est versé à François Morichon, entrepreneur. En mai 1851, le maire transmet au préfet des devis pour la construction de la halle et les travaux de la " maison d´école ". Les deux sont terminés en 1855. En 1882 est formulée une demande d´extension du logement de l´instituteur et les classes sont agrandies. Les travaux à exécuter à l´école de garçons sont adjugés en mai 1883. Des réparations à l´école des garçons et à la maison de l'instituteur sont payés en 1899 à M. Patrit Émilien, entrepreneur de travaux publics à Confolens. En 1938, le maire est mis en demeure par le préfet, sur rapport de l´inspecteur d´académie, de créer une troisième classe de garçons, les deux classes pour 95 élèves n´étant pas suffisantes.

L´église (en orange sur le plan) est aujourd'hui composée d´ouest en est d´un clocher-porche à trois vaisseaux et trois travées, d´une nef flanquée de deux collatéraux, de trois travées, et de l´abside construite au 19e siècle. La nef est séparée du porche par un mur épais percé d´une porte. Deux tourelles d´escaliers relient la nef et le porche au nord et au sud.

Le clocher-porche est couvert d´un toit à quatre pans à égouts retroussés en ardoises, les tourelles de toits coniques en pierre, la nef d´un toit à longs pans en tuiles, les collatéraux de toits en appentis également en tuiles. Des corniches à modillons courent à la base des toitures. Les contreforts plats des murs gouttereaux des collatéraux correspondent aux supports intérieurs. L´abside est confortée à l´extérieur par deux contreforts plats.

Le clocher-porche mesure 43 m et comporte cinq niveaux délimités par des bandeaux horizontaux. Le porche présente sur chacun de ses côtés trois baies séparées par des piliers cruciformes et couvertes d´arcs en plein cintre à double rouleau retombant sur des impostes.

Le clocher est contrebuté sur chacune de ses faces par deux contreforts-colonnes qui montent jusqu'à la corniche surmontant le troisième niveau. Ses angles nord-ouest et sud-ouest sont consolidés par des contreforts plats renforcés par des demi-colonnes et les angles sud-est et nord-est par des contreforts plats. Le second niveau est aveugle. Le troisième niveau est le plus élevé, chacune de ses faces est percée d´une baie en plein cintre encadrée de deux arcades aveugles dont les impostes se poursuivent à l´intérieur de la construction. Ce niveau correspond au premier étage intérieur. Il est surmonté d'une corniche ornée de besants et d'un niveau aveugle, qui est occupé par la coupole du premier étage, placé en retrait par rapport aux niveaux inférieurs. Ce quatrième niveau est renforcé par des contreforts plats aux angles et au milieu de chaque face. Il est séparé du cinquième niveau par une corniche à modillons. Le dernier niveau est en retrait par rapport au quatrième niveau, il correspond au second étage intérieur, qui abrite la chambre des cloches, et s´ouvre sur chaque face par trois baies dont les arcs en plein cintre à trois rouleaux retombent sur des colonnettes à chapiteaux à volutes. La fenêtre centrale de chaque face est encadrée par des colonnes à décor torse.

Le porche est précédé de quatre marches en façade. Il se compose de trois vaisseaux de trois travées, voûtés en berceaux plein cintre sur arcs doubleaux. Le vaisseau central est le plus large et conduit vers la porte de l'église. Au centre, quatre piles quadrilobées reçoivent les arcs doubleaux du vaisseau central et des collatéraux ainsi que les arcs plein cintre des arcades les séparant. Les chapiteaux des quatre colonnes sont ornés de volutes.

L´escalier nord dessert la tribune. L´escalier sud mène aux voûtes. On accède au premier étage de la tour du clocher par une porte aménagée dans le mur occidental de la tribune. Cet étage de plan carré et de 13 m de hauteur est couvert d´une coupole reposant sur un bandeau. Un escalier ménagé dans l´épaisseur du mur permet d´accéder au second étage de la tour. La porte d´accès à la nef, dans le mur oriental du clocher-porche, est surmontée d´un linteau en bâtière placé sous un arc en plein cintre. La porte s´ouvre sur un espace large d´environ une demi-travée. Elle est encadrée par les deux tourelles d´escalier et surmontée d´un arc en plein cintre servant d´appui à la tribune.

La nef et les collatéraux sont séparés par trois arcades en plein cintre. Celles des deux travées occidentales sont à double rouleau du côté de la nef. La nef, d´une largeur de 15,5 m, est voûtée d´un berceau légèrement surbaissé porté par trois arcs doubleaux. Les collatéraux sont également voûtés en berceau. Les piliers cruciformes séparant la nef et les collatéraux reçoivent les arcades et les arcs doubleaux. L´arc doubleau oriental de la nef sert d´arc triomphal et n´est pas surbaissé. Un bandeau court au bas de la voûte se prolongeant au niveau des piliers par les impostes. La tribune, pourvue d´un parapet, est voûtée en plein cintre.

Le mur occidental est percé d´une porte en plein cintre donnant sur le premier étage du clocher-porche et surmontée d´une baie en plein cintre et ébrasée. Les collatéraux mesurent 2,5 m de largeur, chacun est éclairé par trois fenêtres ébrasées encadrées par un grand arc aveugle qui repose sur des dosserets accolés au mur. Les dosserets centraux sont renforcés de colonnes engagées surmontées de chapiteaux à volutes et tailloirs biseautés sur lesquels reposent les arcs doubleaux. La voûte est soulignée par un cordon. Le mur oriental de chaque collatéral présente un ancien arc doubleau plus bas que la voûte actuelle. Le mur sud est percé d'une porte donnant sur l´ancien cloître et une autre donnant sur la sacristie. Deux portes hautes percées dans le mur occidental des collatéraux donnent sur les escaliers à vis.

L´abside en hémicycle est percée de trois baies en plein cintre encadrées de pilastres. Au bas du cul-de-four court un bandeau.

Les anciens bâtiments monastiques (en bleu sur le plan) sont divisés en deux corps de logis. Le bâtiment oriental correspond au couvent. Le pavillon qui le termine à l´est abrite désormais la mairie. Il s´appuie à l´ouest contre les vestiges de l´ancien chevet. Ce bâtiment comporte un rez-de-chaussée surélevé, un étage et un comble à surcroît. La façade de l´ensemble est percée de dix travées. L´encadrement de la porte d´entrée présente des pilastres et une corniche saillante servant de plate-forme au balcon, à garde-corps en ferronnerie, de la fenêtre surplombant la porte. L´encadrement de cette fenêtre présente également des pilastres et une corniche.

Le bâtiment sud est aujourd'hui divisé en deux logements, séparés par un escalier en pierre, et une grange. Il comporte deux étages et sa façade comporte huit travées. La porte ouvrant sur l´escalier, couverte en plein cintre, présente un encadrement mouluré ainsi que des sommiers et une clé saillants. Elle est surmontée d´un oculus. L´élévation nord présente des traces de peinture à l´étage et des traces d´arrachement à l´emplacement du bâtiment détruit. La porte ouvrant sur l´escalier a un encadrement mouluré et un linteau où figure un blason muet s´inscrivant dans une accolade. À l´intérieur de la grange se trouve une cheminée.

Du bâtiment occidental ne subsiste qu´une cave observable par une petite ouverture dans le sol mais inaccessible.

Dans l´ancien cloître se trouve une pompe à main.

  • Murs
    • granite pierre de taille
    • granite moellon enduit
  • Toits
    tuile creuse, ardoise
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    3 vaisseaux
  • Couvrements
    • voûte en berceau
    • cul-de-four
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
    • toit conique
  • Typologies
    logement à étage à porte décentrée ; logement à plus de 5 travées ; logement à étage à porte décentrée ; logement à plus de 5 travées
  • Techniques
    • ferronnerie
    • peinture
    • sculpture
  • Représentations
    • ornement figuré
    • sujet chrétien, saint, Vierge à l'Enfant, vie du Christ, Christ glorieux
    • ornement végétal, fleur de lys
    • ornement géométrique, volute
    • ornement architectural, accolade
    • armoiries
  • Statut de la propriété
    propriété privée
    propriété de la commune
  • Protections
    classé MH, 1862
  • Précisions sur la protection

    Eglise : classement par liste de 1862.

  • Référence MH
  • Référence Patriarche
    16 182 0001