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Abbaye Notre-Dame

Dossier IA79000909 réalisé en 2001

Fiche

Genrede chanoines réguliers de saint Augustin, de génovéfains
Vocablesabbaye Notre-Dame
Parties constituantes non étudiéescloître, portail, moulin, jardin, vivier
Dénominationsabbaye
Aire d'étude et cantonCelles-sur-Belle - Celles-sur-Belle
AdresseCommune : Celles-sur-Belle
Cadastre : 1818 A 74, 80, 82 à 84, 86, 100 ; 1970 AE 60 à 63, 69

Entre 1032 et 1095, l'abbaye de Lesterps (diocèse de Limoges) fonde à Celles un prieuré de l'ordre de saint Augustin. Dès cette période, le pèlerinage à la Vierge en fait la renommée. En 1148, Celles devient indépendant grâce à l'évêque de Poitiers, Gilbert de la Porée. L'abbaye subit la guerre de Cent ans (texte de 1429). Le roi Louis XI fait de nombreuses donations : l'abbatiale sera reconstruite et les bâtiments remaniés entre 1470 et 1477.

De 1494 à 1514, Mathurin Joubert de la Bastide est le dernier abbé régulier de Celles. Des abbés commendataires vont se succéder jusqu'à la Révolution. Les troupes protestantes pillent l'abbaye en 1568. Une visite de 1624 signale les bâtiments en ruine. En 1651, l'abbaye est rattachée à la congrégation des génovéfains. Jusqu'en 1661 existaient dans l'abbaye trois autres chapelles (disparues) et l'église paroissiale Saint-Hilaire (vestiges).

Avec le prieur Nicolas de Saint-Gobert (1661-1673) débute la reconstruction. Des marchés sont passés avec l'architecte François le Duc, dit Toscane, qui travaille aux piliers et aux voûtes de l'abbatiale de 1665 à 1676 (inscriptions et date 1669 dans le transept), puis au logis du prieur (dit logis Saint-Gobert) en 1668, enfin aux bâtiments conventuels de 1679 à 1682 (inscription et date sur la façade est). L'ambitieux projet ne sera pas entièrement réalisé.

L'abbaye est déclarée bien national en 1789. Un inventaire est effectué en 1790 et les religieux partent en 1791. L'abbaye sert de prison en 1794. La bibliothèque de 3700 volumes, est déposée à Niort. Bâtiment conventuel, jardins et moulin sont achetés en 1798 par André Boudault Champloy de Niort. Un incendie en 1805 détruit les bâtiments médiévaux. Les toitures du couvent sont détruites en 1808.

L'abbatiale est classée Monument Historique en 1846. Le portail roman sera restauré en 1885 par l'architecte Loué et l'abbatiale en 1893 par l'architecte Déverin. Le bâtiment conventuel connaît divers propriétaires jusqu'à son acquisition par la commune en 1971. En 1977 l'ensemble est classé Monument Historique. Des campagnes de restauration vont se succéder à partir de 1978 sous la direction des architectes des monuments historiques Bonnard puis Jeanneau. Les jardins sont réaménagés.

Période(s)Principale : 11e siècle
Principale : 2e moitié 15e siècle
Principale : 2e moitié 17e siècle
Dates1669, porte la date, daté par source
1682, porte la date
Auteur(s)Auteur : Le Duc François, dit: Toscane architecte attribution par source, signature
Auteur : Loué architecte attribution par source, signature
Auteur : Déverin Joseph architecte attribution par source, signature
Auteur : Bonnard Pierre architecte attribution par source, signature
Auteur : Jeanneau François architecte attribution par source, signature

L' abbaye occupait à l'origine presque tout l'ilot sud-est du village, bordé à l'est par la rivière la Belle. L'église se situe au nord-ouest et sa façade donne sur la place des Epoux-Laurant. A l'extrémité de la chapelle du transept sud se trouvent les vestiges de l'ancienne église paroissiale Saint-Hilaire. Le bâtiment conventuel, bâti perpendiculairement à l'église, est rattaché à son chevet par une courte aile (emplacement de l'église Notre-Dame primitive). Sur son élévation ouest est accolée une aile de cloître. Le logis Saint-Gobert, au nord de cet ensemble, est construit en retrait de la rue des Halles ; sur le mur nord de son jardin se trouvent les vestiges d'un cloître gothique. L'accès à l'abbaye, sur la même rue, se fait par un portail d'entrée flanqué de deux grands pavillons de plan carré. Les jardins occupent l'espace entre les bâtiments et la rivière.

État de conservationrestauré
Statut de la propriétépropriété publique
propriété privée
propriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsclassé MH, 1977/11/09
inscrit MH, 1997/07/07
Précisions sur la protection

Abbatiale : classement de 1846 ; abbatiale, bâtiments conventuels, portail et pavillons d'entrée, terrasse et son escalier, sol du jardin : classement par arrêté du 9 novembre 1977 ; logis Saint-Gobert ; vestiges du cloître médiéval : classement par arrêté du 31juillet 2000.

Annexes

  • I. Origine, essor et décadence de l'abbaye, XI-XVIè siècles :

    Le bourg de Celles est implanté à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Melle, sur le versant ensoleillé d'un coteau en pente assez accentuée de la rivière de la Belle. Celles est à l'origine un prieuré de l'ordre de Saint-Augustin, fondé entre 1032 et 1095 par l'abbaye de Lesterps, située dans le diocèse de Limoges mais qui possédait plusieurs établissements en Poitou.

    Placé sous le vocable de Notre-Dame, le prieuré de Celles voit "fleurir" les miracles à partir de 1095, ce qui va favoriser la mise en place d'un important pèlerinage à la Vierge et donc accélérer l'essor de la "celle" primitive.

    Très vite, les différentes autorités régionales (évêque de Poitiers, Comtes de Poitou, seigneurs de Melle) vont multiplier les dons, droits et privilèges au profit de Celles qui, vers 1137-1140, se détache non sans quelques difficultés, de la tutelle de Lesterps en étant elle-même érigée en abbaye par l'évêque de Poitiers.

    C'est donc vers ce milieu du XIIe siècle que doit débuter la première grande campagne de construction à Celles. Il ne reste plus rien en apparence des bâtiments conventuels de cette époque. Par contre de l'abbatiale romane subsiste le célèbre portail polylobé, témoin de l'influence encore importante du style limousin malgré l'abandon de Celles par l'abbaye de Lesterps (l'abbé de Celles à cette époque était déjà chanoine de l'ancien prieuré et il a donc pu garder des relations avec l'abbaye-mère).

    Durant les XIIIe et XIVe siècles, la réputation de l'abbaye de Celles et de son pèlerinage, érigé au même rang que les pèlerinages autrefois célèbres de Saint-Gilles du Gard, de Notre-Dame de Rocamadour et de Soulac, va grandissante. La procession a lieu le 8 septembre, jour de la Nativité de la Sainte-Vierge, et porte pour cela le nom populaire de "Septembresche".

    Très peu de renseignements existent sur les vicissitudes de l'abbaye durant la guerre de Cent Ans. Un texte de 1429 signale toutefois la grande pauvreté du couvent, touché à la fois par les guerres et par la peste et qui ne peut subvenir seul aux réparations indispensables.

    La seconde moitié du XVe siècle peut être considérée comme l'âge d'or de l'abbaye de Celles, qui voit le Roi de France en personne se pencher sur sa destinée.

    Louis XI, si dévot à la Vierge, a pu s'intéresser au pèlerinage de Celles dès 1440, année où il se réfugie à Niort au moment de la Praguerie. Il y est en tout cas attesté, en qualité de Dauphin, pour la première fois le 8 avril 1443. C'est véritablement à partir de son couronnement (1461), sous l'abbatiat de Louis Ier de Lézignac, qu'il va, tout comme pour les autres sanctuaires les plus renommés dédiés à la Vierge, enrichir l'abbaye de Celles de ses libéralités.

    Durant tout son règne, Louis XI va passer fréquemment à Celles, parfois deux fois par an, et il y séjourne volontiers pour régler les affaires du royaume. C'est ainsi que plusieurs lettres royaux, ordonnances et courriers sont "donnés à Nostre-Dame de Celles".

    La présence d'un si grand personnage ne fait qu'accroître la notoriété du pèlerinage de Celles, d'autant plus que le Roi atteste dans des lettres royaux les "grands et merveilleux miracles que, chascun jour, se font et adviennent en l'esglise et abbaye de Selles en Poictou".

    Les comptes de la cour de Louis XI attestent que la reconstruction de l'abbatiale romane de Celles est entreprise au moins depuis 1470 et qu'elle se termine vers 1477. Probablement à la même période est construite la chapelle Saint-Jean, orientée sud-nord et dont il ne subsiste aujourd'hui, sous le passage coudé menant de l'abbaye à l'abbatiale, qu'un pan de mur et une colonne à chapiteaux feuillagés. Quant à la chapelle Nostre-Dame, peut-être l'église primitive du prieuré du XIe siècle puisque c'est là qu'était conservée et vénérée l'image miraculeuse de la Vierge, elle existait encore, dans le prolongement du chevet de l'abbatiale. Louis XI y fait également réaliser des travaux de reconstruction ou de réparation, en 1470, puisque les comptes mentionnent "mil escus d'or [...] employés en l'édifice de la chapelle Notre-Dame de Celles". Pour la Pâques de la même année, le Roi ordonne la construction dans la même chapelle d'un oratoire en bois.

    Parallèlement à ces travaux royaux, l'abbé de Celles procède sûrement à des aménagements ou réparations sur les bâtiments de l'abbaye, puisqu'en 1661, les armes de Louis Ier de Lézignac (1460-1480), une "croix engrêlée", sont décrites sur une cheminée, près de la chapelle Saint-Côme (au niveau des actuels pavillons d'entrée selon le plan restitué de Pierre Bourret).

    L'abbaye de Celles devient donc véritablement "abbaye royale" du fait de Louis XI qui, dans ses lettres royaux d'octobre 1472, prend officiellement sous "sa protection et sauvegarde" les religieux, abbés et couvent. La même ordonnance confirme le droit de justice et juridiction haute, moyenne et basse de l'abbaye qui, du point de vue temporel, est désormais élevée en "chastellenie". Ce titre, remplacé plus tard par celui de "baronnie" la met à l'abri de toute revendication du seigneur suzerain de Niort. Les habitants du bourg de Celles profitent aussi des largesses du Roi puisqu'ils sont exemptés pour toujours de toutes "imposicions quelzconques".

    Le dernier abbé régulier de Celles, Mathurin Joubert de la Bastide (1494-1514), nommé par le Roi, fait réaliser toute comme Louis de Lézignac, quelques réparations ou constructions dans l'abbaye, ses armes, "cinq fusées accolées et rangées en fasces" étant signalées en plusieurs endroits lors de la visite de 1661. Mais son oeuvre encore existante à Celles semble être le puissant clocher-porche de l'abbatiale et la chapelle adossée au bras sud du transept, si l'on en croit ses blasons qu'il y a fait apposer en plusieurs endroits.

    L'abbé qui lui succède, Geoffroi Ier d'Estissac (1515-1543), inaugure la lignée des abbés commendataires qui va se poursuivre jusqu'au démantèlement de l'abbaye, à la Révolution. Geoffroi cumule les charges et se préoccupe surtout de son évêché de Maillezais et de son prieuré de Ligugé qu'il remet entièrement à neuf. Il ne s'intéresse à Celles que pour détourner la mense abbatiale à son profit, laissant la discipline conventuelle se relâcher.

    Malgré l'amorce de cette période de décadence, le pèlerinage à Notre-Dame de Celles semble garder une certaine vigueur comme en témoigne le passage du Roi François Ier et de sa suite à l'abbaye le 22 août 1530.

    Sous l'abbatiat du neveu de Geoffroy, Arnaud d'Estissac (1543-1570), la règle augustinienne est mieux observée à Celles, qui est réunie à la Congrégation des Chanoines de Saint-Victor de Paris et ne compte pas moins de vingt-cinq religieux faisant le service divin, soit autant que l'abbaye bénédictine de Maillezais. L'abbé gère avec rigueur les intérêts de l'établissement et fait pour cela établir le "cartulaire des titres et pièces de l'abbaye", qui n'est malheureusement pas parvenu jusqu'à nos jours.

    Mais c'est aussi à l'époque d'Arnaud que l'abbaye de Celles aura à subir des dommages considérables dans le cadre de la tourmente des guerres de Religion.

    Le premier assaut sera, en octobre 1559, le fait de calvinistes surexcités de Melle, qui tentent de "faire beaucoup de follies" à Celles. On peut penser que l'abbaye, solidement fortifiée, parvint à se protéger de cette troupe mal organisée.

    Le climat d'insécurité va très vite s'amplifier en Poitou et en 1562, une offensive protestante va provoquer le saccage de multiples églises à Poitiers, Niort, Saint-Maixent, etc.

    Celles n'a certainement pas échappé à cette vague de dévastations et elle dut se relever tant bien que mal au moment de la paix éphémère des années suivantes.

    A partir de septembre 1568, les troupes protestantes pénètrent à nouveau en Poitou et les pillages reprennent. Le 22 septembre, les soldats menés par Puyviault prennent Saint-Maixent et ruinent tous les monuments religieux. Le 28 septembre, ce sont les hommes d'Andelot, suivis de ceux de Montgomery qui s'emparent et saccagent la ville de Niort. Devant l'approche des armées catholiques, les différentes troupes calvinistes, réunies à Niort au début du mois d'octobre, se remettent en marche vers Angoulême dont elles vont préparer le siège. Elles dévastent au passage les églises de Vouillé près Niort, de Prahecq, de Verrines et ne sauraient donc avoir évité la prestigieuse abbaye de Celles avant d'organiser le pillage de Melle.

    En 1569, Coligny prend le commandement de l'armée des réformés et la guerre s'intensifie. Au début de juin, les protestants assiègent Saint-Maixent, repris par les catholiques, mais ils sont repoussés et s'enfuient "du costé de l'Abbaye de Celles" qui aurait alors été défendue par les seigneurs de Barbezières.

    La visite de 1661 montre encore une abbaye profondément ruinée par ces guerres du XVIè siècle. "Il ne restait plus de l'église abbatiale que les murs latéraux et le clocher ; les voûtes et la toiture avaient été abattues, tous les piliers rasés, à l'exception de deux placés à l'entrée du choeur. Les chapelles de Notre-Dame, de Saint-Jean et de Saint Côme [...] étaient dans le même état de désolation. Tous les bâtiments claustraux ne formaient qu'une immense ruine : à peine pouvait-on y reconnaître le dortoir, le réfectoire, les cloîtres. Le prieuré, l'infirmerie et le logis abbatial, vaste construction, étaient tout effondrés ; les murs de clôture étaient renversés, les tours démantelées". La statue de la Vierge, qui avait produit tant de miracles et attirée tant de pèlerins, disparut à cette époque.

    L'abbé Arnaud d'Estissac, réfugié à Poitiers, ne survécut guère à ce désastre et en 1570, "les chagrins mirent fin à sa douloureuse existence".

    Jusqu'au milieu du siècle suivant, l'abbaye de Celles connaît une période de grande déchéance. Le pèlerinage semble interrompu et surtout, selon une pratique courante à l'époque, les bénéfices ecclésiastiques sont délaissés, par brevet de Charles IX puis d'Henri III, aux seigneurs laïcs de Barbezières, en reconnaissance de leurs "bons et loyaux services". Les Barbezières ont d'autant plus de facilité à utiliser les revenus de l'établissement que l'abbé est à leur nomination. Le dernier des "abbés confidentiaires", fut démis en 1623 au profit d'un grand personnage, nommé cette fois par le Roi, le cardinal François de la Rochefoucauld (1623-1634), évêque de Clermont puis de Senlis et abbé de Sainte-Geneviève de Paris.

    En mai 1624, une visite de l'abbaye, mentionnée dans un mémoire de 1709, met en évidence l'état déplorable des bâtiments. L'évêque de Poitiers ordonne alors à l'abbé de "fournir tous les ans une somme de 3.000 livres jusqu'au complet rétablissement des lieux". Il ne semble pas que cette ordonnance fut suivie d'effet puisque la visite de 1661 laisse voir une abbaye toujours ruinée malgré quelques petits travaux entrepris par les religieux dans le milieu du XVIIe siècle.

    François de la Rochefoucauld, chargé de la réforme des anciens ordres religieux, désira unir dès 1624 l'abbaye de Celles à la congrégation de Sainte Geneviève mais les seigneurs de Barbezières, refusant d'abandonner la jouissance de si riches revenus, s'y opposèrent. Une procédure judiciaire fut alors lancée, qui n'aboutit qu'en 1634 sous l'abbatiat du cousin de François, Louis de la Rochefoucauld (1634-1654), aussi abbé de la Réau et de Saint-Jean-d'Angély et, à partir de 1646, évêque de Lectoure. Celui-ci reprend pleine possession de l'abbaye en échange d'une pension annuelle de 3.000 livres à payer aux de Barbezières. Il parvient alors à rattacher Celles à la Congrégation de France par le Concordat du 30 octobre 1650, suivi de la prise de possession du 27 août 1651. L'accord entre l'abbé de Celles et celui de Sainte-Geneviève prévoit que "les offices claustraux, les chapelles et les autres bénéfices seront incorporés à la mense du chapitre" et que les pensions, évaluées à 1266 livres, "devront être payées par les fermiers à la manière accoutumée". Le nombre des religieux, y compris les anciens, est fixé à neuf. Une clause stipule enfin que les chanoines de Sainte-Geneviève auront la charge de "restablir l'église et les lieux réguliers" et de "les entretenir à leur propres frais et dépens", sans que ni l'abbé ni ses successeurs ne soient obligés de contribuer aux dépenses en quoique ce soit .

    II. Les grands travaux du XVIIe siècle :

    Ce sont donc les prieurs successifs de l'abbaye de Celles qui vont entreprendre, au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle, la reconstruction générale de l'abbaye. Tous les bâtiments étaient en effet restés "entièrement ruinés et ors d'estat de servir à une communauté" depuis 1568, étant donné que les religieux, titulaires des offices claustraux et pourvus de revenus particuliers, subvenaient à leur propre entretien et "avoient fait construire quelques bâtiments séparés pour leur servir de demeure". Vers 1650, l'abbaye est donc vraisemblablement inoccupée en raison de son mauvais état, à tel point que les réunions du chapitre se font dans la chapelle contiguë au bras sud de l'abbatiale. Ce n'est qu'à partir de 1651, date de la réunion de Celles à la Congrégation de France, que l'on songe à réparer l'abbaye. Ainsi, en 1657, "Selles" est parmi ceux "qui font les préparatifs nécessaires" de reconstruction et en 1658, "plusieurs [...] monastères travaillent à rebastir les lieux réguliers", dont "Selles".

    La visite de 1661 donne une idée précise des travaux réalisés dans les dix années précédentes, sous les prieurs Jacques Lory et Julien Gouraud. Il s'agit essentiellement de réhabilitation des bâtiments les moins ruinés, qui sont munis d'un toit et restructurés intérieurement pour une utilisation différente de leur fonction d'origine.

    a) Réhabilitation des bâtiments médiévaux :

    Ainsi le grand bâtiment conventuel, qui existait encore au XVIIIe siècle dans la continuité nord du logis bâti par Leduc, et qui fut incendié en 1805, fit l'objet d'une restauration de ses trois niveaux. Le rez-de-chaussée, donnant sur la "grande cour pavée", aujourd'hui la cour d'entrée, était alors une longue salle, peut-être un ancien cellier, couverte de deux rangées de neuf "voultes [...] faictes en augives et ardoubleaux [...], soubztenues par le meilleu par un rand de pilliers de pierres ronds [...], huict pilliers en tout". Cette salle, peut-être d'origine romane revoûtée dans le XIVe ou XVe siècle et éclairée par des fenêtres étroites et élancées, à simples ou double ébrasement, est en 1661 divisée en trois pièces de différentes grandeurs par deux murs de refend au droit du "segond" et du "cinquiesme pillier". La pièce la plus au sud, occupant deux travées, et celle qui la suit, de trois travées, sont appelées la petite et la grande écuries et sont munies de mangeoires maçonnées, tandis que l'espace de quatre travées restant au nord, est utilisé comme "fenyou ou pressouer" et contient "une met de pierre de taille où autrefoys on foulloit la vandange".

    Au premier étage devait à l'origine se trouver la salle capitulaire, comme en témoignent les deux arcades à moulures toriques, dans la partie sud du mur occidental, aujourd'hui condamnées mais dont on voit bien qu'elles communiquaient avec le cloître gothique. En 1661, cette "salle basse", de 8,3 m de longueur, soit à peu près l'emprise des deux arcades, est utilisée comme "réfectouer". Elle est "pavée de pierre de taille en losange", contient une cheminée et ouvre sur l'Est par "une grande croisée". Elle est couverte d'un "planchier" dont on distingue encore, au dessus des arcades, les trous de scellement des solives très rapprochées. Le reste de cet étage, ainsi que le dernier niveau, est, à la même époque, en cours d'aménagement en dortoir. Un long "courroir", accolé au revers de la façade ouest, est éclairé par une travée de fenêtres de 1,9 x 1 m, "faictes à neuf de pierre de taille, de menuserye, ferrure et vittre par les religieux" vers 1660 ; la baie du premier étage est l'appui de celle du deuxième existent toujours. Ce couloir, délimité par "une cloison faicte de bois et de torchis", dessert plusieurs chambres, certaines en cours d'installation, qui sont toutes "planchonnées de bois par le bas, sur les voustes, comme est aussy le courroir".

    A l'extrémité nord de ce grand bâtiment à "cherpante [...] faict en tire-point et couverture de tuille platte", se trouve un vaste grenier aussi dénommé "viel dortoir", dont le pignon donnant sur la "grande ruhe" est muni d'un triplet, chaque baie étant "faicte en voulte avecq un gros cardron autour". C'est donc l'étage de ce logis qui contenait, au XVe siècle et peut-être dès l'époque romane, si l'on en croit la facture du triplet, le dortoir de l'abbaye de Celles. Selon un témoignage du XIXe siècle, "sa façade principale, exposée au levant, consistait en ouvertures rares, un peu étroites et du genre roman". Malgré les gros travaux entrepris par les religieux dans le dernier tiers du XVIIe siècle, l'aspect austère de cette construction fut donc préservé, jusqu'à sa destruction en 1805. Le pasteur François Bureau confirme la haute ancienneté du logis disparu en opposant cette partie de l'abbaye, "dont la construction remontait à plusieurs siècles", à la "nouvelle abbaye [qui] appartient à une date relativement récente".

    D'autres travaux de réparations sont réalisés vers 1660, sur la chapelle Notre-Dame cette fois. Placée à l'Est de l'abbatiale, elle mesure 22,7 x 8,4 m en oeuvre et au sortir des guerres de Religion elle a perdu sa couverture et ses voûtes ainsi qu'une partie de ses murs qui n'ont plus qu'une dizaine de mètres de hauteur, la muraille nord du côté du cloître, étant particulièrement dégradée.

    La visite de 1661 indique que les "murs [de cette chapelle] ont esté despuis deux ans réparés de massonerye, la charpante et couverture ont esté faict tout à neuf ; il y a un lambris d'ays de sapin en plat". Dans les façades, les "six vittreaux [...] estoient entièrement ruynés" et les religieux ont donc percé "cinq croisées [de 1 x 3,9 m] et deux grands abajour, l'un dans le bas du pignon du costé du ruisseau [Est], l'aultre du costé du cloistre [Nord]". Enfin, peut-être en raison de la fragilité de la façade nord suite à la destruction du cloître, un mur de refend est construit sur toute la longueur de la chapelle. Raidi par "six chaînes", il a 5,2 m de hauteur, 0,65 m d'épaisseur, et possède "trois portes et trois demyes croisées". "Six poultres" sont posées sur ce mur, "pour y faire un planchier". La fonction à laquelle on destine ce bâtiment, qui n'a plus rien de religieux, est précisée dans l'arpentage de la visite de 1661 puisqu'il est fait mention de "l'entienne chapelle de Nostre-Dame, quy est rebastye à présant en reffectoir". La "salle basse", située au nord de la chapelle, dans le bâtiment décrit précédemment, qui était déjà utilisée pour cet usage, devait en effet paraître un peu petite, avec ses 8,3 x 7,3 m.

    La cuisine, construite vers 1659-61 sur une ancienne cave voûtée en berceau, devait, d'après la description, former retour d'équerre par rapport au grand logis servant de dortoir, clôturent une partie du côté sud de la "grande cour pavée". L'une des portes de cette cuisine "est pour sortir dans la petite allée voultée". C'est peut-être la naissance de cette voûte qui est encore visible dans le vestibule nord du grand bâtiment actuel, au rez-de-chaussée, sur le mur de refend séparant cette pièce de l'escalier monumental. A moins que ce témoin ne soit l'extrémité d'un "petit courroy joignant ledit cloistre", de 15,2 x 2 m et "vousté de pierre de taille en berceau" avec "sept petittes chaînes en façon d'augive".

    Enfin, les religieux ont, toujours d'après la visite de 1661, réalisés quelques réparations dans les bâtiments situés en bordure de la grande Rue, au nord de la nef de l'abbatiale, qui sont principalement utilisés comme dépendances : écurie voûtée d'ogives, fenils, four banal.

    b) De nouvelles constructions :

    Avec l'arrivée du prieur Nicolas de Saint-Gobert (1661-1673) que débute la période de grande reconstruction de l'abbaye de Celles.

    Dès septembre 1661, un marché est passé avec Etienne et François Château, maîtres maçons, pour bâtir à la place du "grand portal" d'entrée de la cour principale, en mauvais état d'après la visite de janvier, un "portail en embossage [de 2,9 m de large et de 3,4 m de hauteur] avecq ses voustes devant et derrière" et avec une plinthe au dessus de laquelle "sera pozée une pierre figurée des armes de la maison de ladite abbaye".

    La campagne suivante va toucher, de 1665 à 1676, l'église abbatiale dont les piliers, les voûtes et la couverture sont restitués dans l'esprit gothique. Le marché de maçonnerie est passé avec François Le Duc, dit Toscane, tandis que les charpentes-couvertures sont à la charge de Pierre Tiou, maître-charpentier. L'aménagement liturgique accompagne la reconstruction, puisque les stalles portent l'inscription "M. Tibaud fesit, an 1670". La reconstruction aura coûté plus de 80.000 livres, payées par les seuls religieux, et la bénédiction de l'église a lieu en 1676 par le père Paul Beurrier.

    Dans le même temps, en 1668, le prieur Nicolas de Saint Gobert fait édifier "un bastiment neuf [...] situé en l'enclos de l'abbaye, joignant les cloistres". Il faut certainement y voir le logis aujourd'hui appelé "Saint-Gobert", peut-être parce qu'il était destiné au logement dudit prieur, situé entre l'abbaye et la Rue des Halles. La visite de 1661 permet de supposer que cette construction est implantée exactement à l'emplacement du réfectoire gothique, dont il a du reprendre les fondations. Le niveau inférieur de la partie Est de ce logis, accolé au mur du grand bâtiment incendié en 1805, est actuellement occupé par un passage avec grands arcs d'entrée plein cintre décorés de bossages, qui permettait de circuler de la cour de l'infirmerie à l'ancien cloître. Il s'agit d'une restitution des années 1665-70 d'une "allée" qui existait à l'époque gothique et que la visite de 1661 trouve "toutte desmolye et descouverte".

    Le logis Saint-Gobert est commencé par Masson, maître maçon, qui abandonna le chantier pour une raison inconnue. Il est remplacé par François Le Duc, "maistre masson, architecte demeurant à Saint-Jean d'Angély, travaillant de présent en ce bourg de Celles", qui s'engage le 6 juin 1668 à construire dans le bâtiment en question un escalier de pierre "avecq les balustres et ornements nécessaires", pour 300 livres tournois. De nos jours, l'escalier de ce logis est en bois, à balustres découpés et, s'il semble bien du XVIIe siècle, il est apparemment un remploi, peut-être de l'escallier de bois à deux noyaux avecq ses ballustres et appuis et limons", décrit en 1661 à l'extrémité nord du dortoir et qui a été réalisé vers 1660. Par contre, les murs de cage laissent voir des départs d'arcs qui doivent constituer les vestiges de l'escalier en pierre de Le Duc.

    Mais le logement des chanoines dans l'abbaye reste toujours inconfortable, dans de vieux bâtiments réutilisés tant bien que mal, et le prieur songe bientôt à une restructuration complète du couvent. En juin 1672, Nicolas de Saint-Gobert écrit au supérieur de la Congrégation de France : "le révérend père Randon [...] commence à travailler au plan de notre maison". C'est peut-être ce religieux qui exécute la vue cavalière depuis l'Est d'un projet de reconstruction de l'abbaye de Celles. L'église abbatiale, et l'église Saint-Hilaire sont représentées telles qu'elles devaient être à l'époque, de même que la cour située au nord de la grande église, avec son "coullombier" et sa porte ouest donnant sur le "canton". Si le logis du prieur, à l'ouest de cette cour, a été éludé sur cette vue, on retrouve, le long de la rue, au nord, un long bâtiment avec un retour d'équerre joignant l'ancien cloître dans lequel doit se situer l'infirmerie, la boucherie, l'écurie et le fenil décrit en 1661. Par contre, les bâtiments conventuels médiévaux ont totalement disparu au profit d'un projet monumental comprenant un corps de logis avec façade sur jardin longue d'environ 80 m et trois ailes en retour vers l'ouest. La construction a une emprise considérable puisqu'elle occupe non seulement la place de l'ancien couvent mais aussi celle du jardin de l'abbé. Le but est d'avoir une parfaite symétrie par rapport à l'axe de l'abbatiale et de pouvoir développer en avant de la grande façade, au niveau de l'ancien "pré de l'estan", un vaste jardin classique.

    Les années suivantes (1673-1678) voient se succéder deux prieurs dont les courts passages à Celles, deux ans chacun, ne vont pas permettre de lancer une si importante campagne de travaux.

    C'est seulement avec l'arrivée du prieur Robert Brethe de Clermont (1678-1687) que le projet va connaître une réalisation partielle. En 1679, l'architecte François Le Duc, qui travaille alors à la reconstruction de l'abbatiale de Saint-Maixent et commence la restauration de l'église des Cordeliers à Niort, passe un marché avec les religieux de Celles pour le "bastiment de l'abbaye". La minute notariale a malheureusement été perdue et les clauses de cette commande sont totalement inconnues.

    L'élévation de la façade sur jardin du logis projeté, conservée à la Bibliothèque Nationale, fut sans doute établie par François Le Duc d'après les consignes des religieux et la vue cavalière déjà mentionnée. Le dessin est d'une grande finition et il permet de constater combien la réalisation architecturale lui a été fidèle : fort soubassement ; corps de logis entre deux pavillons muni de sept travées régulières de baies en arc segmentaire et étayé de six gros contreforts bas à amortissement en ailerons sur lesquels reposent des pilastres ioniques ; pavillon latéral à trois travées séparées par des pilastres de fond ; pleins de travée encadrés de cordons ; entablement développé, sur toute la longueur, avec corniche soutenue par des corbeaux. La seule différence réside au niveau du pavillon central. Sur le dessin, il se différencie du reste du bâtiment par une porte monumentale en arc plein-cintre et à fronton cintré, surmontée par une gigantesque fenêtre occupant deux étages. Pour ne pas rompre la continuité des travées de baies sur trois niveaux, François Le Duc revoit le traitement de ce corps central. Il l'encadre de deux puissants pilastres identiques à ceux du pavillon latéral et le dote de trois travées régulières de fenêtres à arc segmentaire. La seule monumentalité réside alors dans la porte à chambranle à crossettes, pilastres-dosserets et frontons triangulaires, et dans l'escalier à double volée, initialement prévu avec une balustrade en pierre que remplaça une grille en fer forgé, restituée tout récemment.

    Sans doute pour minimiser la gêne occasionnée par ces travaux à la communauté, le grand bâtiment médiéval utilisé comme dortoir et réfectoire fut conservé et la première campagne, la seul réalisée, concerna la moitié sud du projet, moins l'aile méridionale en retour.

    Commencée vers 1679, le chantier architectural se termine en 1682 comme l'indique une inscription gravée en grandes lettres au sommet du troisième pilastre, en partant du sud, du pavillon latéral : "ME FESIT ANNO 1682 PAR FRANCOIS LE DUC DIT TOSCANE".

    La raison qui empêcha François Le Duc de construire la partie nord du grand logis sur jardin et l'aile sud est une prise de conscience par la Congrégation des trop vastes proportions du projet initial et peut-être aussi des sommes importantes à débourser pour achever le monument. Un rapport de 1687 indique en effet que les "pères de Selles en Poitou [...] ont [...] surcis leurs bastimens [car] ce qui est achevé suffit pour les loger commodément". Les religieux décidèrent donc de conserver l'ancien bâtiment qui faisait la continuité, au nord, avec la façade sur jardin, tandis que la maison dite "Saint-Gobert", terminé par Le Duc et d'une construction, certes plus sobre (murs en moellons) mais assez proche dans sa modénature du grand logis de 1679-82 (travées régulières de baies à bossages, cordons délimitant les niveaux), sert d'aile en retour.

    Le nouveau bâtiment de l'abbaye de Celles est dès cette époque, jugé "d'une magnificence extraordinaire et est autant chargé d'ornemens d'architecture que les galeries du Louvre ; les dispositions en dedans n'en sont pas moins bien étendues, la veüe en est très belle et il est accompagné de jardins fort spacieux".

    c) Précisions sur le nouveau logis conventuel :

    * Extérieur :

    Le logis médiéval et celui de Le Duc était séparé par un petit espace dans lequel se situe, au moment de l'incendie de 1805, un "petit escalier dérobé en bois" et un "pon de bois qui communique des grenier au logis". L'architecte-entrepreneur interrompt donc de ce côté les deux longues façades proprement, sans chaîne en attente, ce qui semble indiquer que le chantier ne s'est pas arrêté brusquement et qu'il fut prévu assez tôt de n'élever que cette portion de bâtiment. Toutefois, en prévision d'une seconde campagne, Le Duc amorce la travée suivante de baies, dont les piédroits et les départs d'arcs sont réalisés. Le petit côté nord, construit en moellons, devait être à l'origine aveugle, les trois fenêtres et la porte ayant été percées au XVIIIe siècle ou plutôt au XIXe siècle, après la démolition du vieux logis. Au premier niveau se voit un formeret et un départ d'ogive, retombant sur un demi-pilastre d'angle, qui représentent les éléments en attente d'une grande salle à six voûtes d'ogives, la symétrique de celle qui fut réalisée au sud. A l'intérieur, ce mur comporte également des culots et l'amorce d'arcs plats, destinés à soutenir un escalier en pierre, et une porte monumentale inachevée. Enfin Le Duc couronne ce mur de croupe avec une corniche de même mouluration et dans la continuité de celle de l'entablement des grandes façades.

    Le mur de croupe méridional présente sur ses deux étages un traitement identique à la façade sur jardin, mises à part les baies des trois travées, munies de plate-bande et non pas d'arc segmentaire. Au premier étage, la fenêtre centrale présente un murement en retrait, sans doute d'origine, avec menuiserie à six grands carreaux simulée par un meneau et deux traverses en pierre à moulure torique et dés de raccordement, le fond étant en moellons enduits. Sur une photographie de Mieusement, vers 1890, la fenêtre centrale du dernier étage montre une disposition identique. Elle a été ouverte vers le milieu de notre siècle et le remplage a disparu. La baie supérieure de la travée Est est également murée, cette fois plus tardivement (début XIXe siècle ?), au moyen de pierres de taille placées en retrait de seulement quelques centimètres par rapport au nu de la façade. La photographie citée précédemment révèle que la fenêtre symétrique (travée ouest) était encore condamnée de la même manière à la fin du XIXe siècle.

    Le rez-de-chaussée de ce petit côté, est en grande partie camouflée par une maison d'habitation mais le mur situé entre le toit à deux pans de cette dernière et le cordon inférieur du plein-de-travée laisse voir un parement de moellons, en ressaut par rapport aux étages, et, près des chaînes d'angles à bossages, quelques pierres en attente. La visite des combles de la maison des gardiens confirme la construction frustre, en moellons, du rez-de-chaussée de ce petit côté et des trous régulièrement disposés sur ce mur pourraient correspondre avec un ancien toit (en appentis ?). Il semble donc que Le Duc envisageait d'accoler à cette extrémité du grand bâtiment une construction basse.

    Mais, au lieu d'exécuter la maison avec façades en pierre de taille, dans le même style que le grand logis, Le Duc semble avoir été contraint de l'élever à moindres frais, en moellons pour les murs et en pierres de taille à arêtes vives pour les chaînes et les encadrements. Cette hypothèse est confortée par la mouluration de la corniche de la maison, strictement identique à celle de l'entablement du grand logis conventuel. Le petit bâtiment actuel semble donc en partie d'origine mais il a incontestablement été fortement modifié, plutôt dans le courant du XVIIIe siècle. Son mur pignon montre en effet quelques ruptures d'appareil, en particulier un chaînage d'angle inclut dans sa partie ouest, qui fait penser que la façade occidentale a pu être repoussée de près de deux mètres, et, dans la partie supérieure, une structure rectangulaire visible à l'extérieur comme dans les combles, qui peut se rapporter à une ancienne souche de cheminée.

    Le même problème a dû se poser à Le Duc pour l'aile sud en retour. Les chaînes en attente montrent qu'au moment des travaux, il était déjà prévu de ne construire qu'un pavillon de 5 mètres de longueur, et 9 mètres de largeur, probablement à usage de latrines. Il subsiste encore sur le mur du grand bâtiment, en moellon à cet endroit, des portes préparées, non seulement au niveau des deux étages, mais aussi dans la moitié supérieure du rez-de-chaussée voûté. Ce dernier accès, rétréci au nord par rapport aux deux autres, ne pouvait pas donner dans l'arrière-cuisine du logis conventuel en raison de la retombée d'ogive. Elle permettait en fait, par un étroit passage toujours existant et percé en biseau dans l'angle sud-ouest du mur, de communiquer du pavillon des latrines à la maison basse, celle-ci ayant alors été prévue avec un premier étage comme c'est le cas aujourd'hui.

    Le Duc n'eut le temps d'élever du pavillon projeté que la moitié inférieure du mur nord, en bel appareil à bossages, et l'amorce du mur ouest qui, d'après ce départ, aurait du avoir le même traitement que la grande façade sur cloître (pierres destinées à recevoir un enduit entre les baies et les harpes). Cette petite aile aurait du avoir la même élévation que le grand bâtiment puisque l'entablement de ce dernier manque à l'aplomb du pavillon projeté et qu'il amorce même un retour près de l'angle sud-ouest. Au lieu de cela, les religieux ont du préférer hâter la fin du chantier en faisant élever une sorte de tour-latrines, moins longue et deux fois plus étroite que le pavillon. Elle est construite avec les mêmes matériaux frustres que la maison basse et couverte d'un toit en appentis qui retombe, à l'ouest, sur la même corniche moulurée.

    Cette manière d'achever précipitamment une construction se retrouve à l'abbaye de Saint-Savin, dont Le Duc remporta le marché en 1682. En effet, tandis que la façade sur jardin du bâtiment conventuel est correctement finie, avec encadrement de baies à bossages et couronnement développé, la façade ouest montre un premier étage très frustre surmontée d'une corniche minimale, dépourvue de modillons et d'une mouluration d'ailleurs assez proche de ce qui existe à Celles-sur-Belle.

    La façade arrière du grand bâtiment est, aux étages, traitée dans le même esprit mais plus sobrement que la façade sur cour : fenêtres, dont six murées tardivement, à plate-bande au lieu d'arc segmentaire, jambes harpées à la place des pilastres et bossage, continu, réservé aux pleins de travées. Le rez-de-chaussée est occupé par une galerie de cloître qui fait toute la longueur du grand logis, passant sous l'aile en retour, et qu'il était prévue d'étendre vers le nord si le bâtiment conventuel avait été terminé.

    L'aile ouest du monument, rejoignant le chevet de l'abbatiale, fut achevée telle que le souhaiter Le Duc. Des estimations de mesures, possibles grâce à la visite de 1661, permettent de penser que ce bâtiment est construit sur les fondations même de la chapelle Notre-Dame, qui devait se poursuivre jusqu'à l'actuelle façade sur jardin, au niveau de l'entrée du logis.

    Enfin, pour permettre une communication directe avec l'abbatiale et plus confortable que l'ancien escalier menant de la chapelle Notre-Dame au choeur de la grande église, Le Duc fut chargé de construire un bâtiment-couloir en "L", conduisant du premier étage de l'aile centrale au bras sud du transept. Il réutilisa pour cela un pan de muraille de l'église Saint-Jean, ruinée depuis les guerres de Religion, comme l'atteste une colonne encore en place, à chapiteau feuillagé et, au dessus, le départ des nervures gothiques. Les murs, destinés à recevoir un enduit, sont élevés partie en matériaux de récupération (pierres de taille de l'église médiévale ruinée), partie en moellons généralement bien assisés. Le décor est sobre : cordon horizontal en bandeau, encadrement à bossage pour les baies et corniche simple, identique à celles vues précédemment sur la maison du gardien et la tour des latrines.

    * Intérieur :

    Les structures intérieures du logis conventuel de François Le Duc sont restées presque inchangées depuis le XVIIe siècle. Le rez-de-chaussée du grand bâtiment renferme dans le "corps central", au nord, le grand escalier avec son hall à voûte d'arêtes aplatie soutenue par quatre colonnes. Vient ensuite, vers le sud, le vaste réfectoire à six voûtes d'ogives, la cuisine à unique voûtement d'ogives et liernes et l'arrière-cuisine étroite et couverte de deux voûtes octopartites.

    Le premier niveau de l'aile ouest contient une grande salle munie de quatre voûtes d'arêtes appareillées qui retombent sur un pilier carré central. Abondamment éclairé et ouvrant directement sur le cloître par deux portes, ce local a tout à fait pu être prévu comme salle capitulaire.

    Le premier étage du grand logis comme de l'aile en retour présente un long couloir latéral, pavé ou cimenté, donnant sur l'aire du cloître et qui dessert de nombreuses chambres à portes moulurées sur l'encadrement. Sept chambres du bâtiment sur jardin ont le même gabarit, équivalent à une travée de baie. La huitième, juste au sud de l'escalier, est deux fois plus grande, peut-être en raison de l'abattage d'une cloison, que remplaça alors la poutre maîtresse actuelle. Cette pièce possède en effet deux portes d'entrée, l'une en fonction et l'autre fermée, côté couloir, par un faux vantail à panneaux et masqué, à l'intérieur, par des boiseries. Il semble donc y avoir eu à l'origine neuf cellules, soit le nombre de religieux fixé par le Concordat de 1650 entre l'abbaye de Celles et la Congrégation de Sainte-Geneviève. La partie du même logis, au nord de l'escalier cette fois, a subi quelques modifications mais on retrouve le large couloir aux murs surmontés d'une corniche (même profil que celles vues jusqu'à maintenant), en pierre à l'ouest, en bois à l'Est.

    L'aile ouest, dont le couloir communiquait avec celui du logis principal par une grande arcade plein cintre à bossage (murée), devait à l'origine comprendre un vestibule étroit accolé à l'abside de l'église, qui existe encore et dans lequel une porte, aujourd'hui condamnée, ouvrait vers le choeur, et une grande pièce dallée munie d'une cheminée à l'ouest. Cette salle, accessible à la fois depuis le couloir de l'aile et celui du corps principal, fut coupée en deux aux XVIIIe ou XIXe siècles par un mur de refend. Le local le plus petit, à l'ouest, conserva la porte d'origine, à encadrement mouluré, et les vestiges de la cheminée. La pièce orientale, à deux travées et pour laquelle une nouvelle porte fut percée du côté du couloir, conserve une décoration de boiseries à moulures chantournées.

    Le deuxième étage du grand logis présente, au sud de l'escalier, la même répartition intérieure que le niveau inférieur : neuf cellules (la plus au sud divisée dans notre siècle par une cloison fine) dont le linteau de chaque porte donnant sur le couloir conserve un ancien numéro peint (de 10 à 18).

    L'étage supérieur de l'aile ouest contient aujourd'hui deux fois six chambres, réparties de part et d'autre d'un couloir central de sorte que, dans la plupart des cas, une baie puisse éclairer deux cellules. Au vu de l'arcade à bossage et de la grande porte rectangulaire murées, ouvrant autrefois sur le couloir du corps principal, la disposition d'origine devait être proche de celle du premier étage : couloir latéral sud venant buter contre le mur de refend qui possède une porte aujourd'hui utilisée comme placard, et grande pièce à trois travées au nord, avec sans doute une cheminée à l'aplomb de celle du deuxième niveau.

    Cet imposant bâtiment dont Le Duc termina la structure en 1682, reçut rapidement sa couverture d'ardoise et l'aménagement intérieur eut lieu pendant les deux années suivantes. Le 18 août 1683, marché est passé entre le prieur et Charles Ligault, maître vitrier de Niort, pour "toutes les vitres nécessaires pour les fermeures des croizées et autres veues du grand bastiment neuf de ladicte abbaye [...] et icelles faire d'un verre de Rouen bon et loyal, tous les carreaux en leur entier, soustenus de bon et large plomb tant pour ledict soutien des carreaux que pour les attaches des vitres aux vergettes ou barres". Le 12 juillet 1684, les religieux de Celles chargent cette fois Guillaume Renvoiret, maître serrurier à Celles, de "faire toutes les ferrures nécessaires pour les portes, croizées et autres veues où il conviendra, gonds, ardivelles, grislions de fer, serrures, locquets, fiches, targettes et garnitures d'icelle [...], toute ladicte bezougne de fert d'Espagne, blanchi et bien limé [...] et ce pour le bastiment neuf auquel l'on travaille de présent dans ladicte abbaye".

    De cet aménagement de la fin du XVIIe siècle, subsiste un grand nombre de portes à panneaux, certains pouvant même être des modèles plus anciens, remployés. Les solives des planchers, très rapprochées, semblent également être d'origine et portent des traces de peinture gris-bleu uniforme, sans motif décoratif visible. Reste enfin une installation anecdotique sur pratiquement chaque appui ou piédroit de fenêtre des cellules et parfois des couloirs : des cadrans solaires gravés dans la pierre, de types très diversifiés (celui de la chambre 26 est daté de 1700 ou 1708).

    III. L'abbaye de Celles au XVIIIe siècle :

    En 1708, avec l'arrivée du nouvel abbé commendataire, Alexandre de Johanne de Saumery, qui restera à la tête de l'abbaye jusqu'en 1747, s'ouvre une procédure initiée par les religieux. Ces derniers demandant un partage équitable des biens de l'établissement entre l'abbé et le chapitre, arguant du fait que les lourdes charges de réparations et d'entretien des lieux réguliers sont depuis le Concordat de 1651, aux seuls "frais et dépens" de la mense conventuelle et que les "abbés n'ont jamais voulu [les] aider d'un liard". Le conflit est réglé en 1717, l'abbé s'obligeant de payer une pension supplémentaire de 600 livres, en plus des 1261 livres, aux neuf religieux.

    L'abbaye est toujours florissante, elle a 25.000 livres de revenu selon un mémoire statistique de 1716. Assimilée à une seigneurie, puisqu'elle a "titre de baronnie et drois de justice haute, moienne et basse", l'abbé la donne régulièrement en fermage, pour 8.500 livres par an. Quant à la mense conventuelle, elle se monte à environ 5.400 livres, sans compter les revenus propres de chacun des neuf religieux du fait de leur charge respective (prieur, sous-prieur, aumônier, infirmier, curé, chapelains).

    Grâce aux vastes proportions du nouveau bâtiment, l'abbaye accueille de "jeunes religieux profets [qui] n'ont aucun droit au chapitre jusque ce qu'ils soient prestres [et qui sont de] simples pensionnaires". Un cours de théologie, attesté par une mention de 1744 est donc en place dès le début du XVIIIe siècle et, pour l'alimenter, les religieux rassemblent une bibliothèque très fournie sur le sujet puisqu'elle compte, au moment de la Révolution, quelques 3.700 ouvrages.

    En 1746, puis en 1749, la "maison abatiale" ainsi que ses dépendances (halles, boucherie, métairies) font l'objet de grosses réparations bien documentées, estimées à environ 8.000 livres, par André Guillon, charpentier à Celles. Plusieurs descriptions ultérieures très précises font malheureusement apparaître que cette maison ou hôtel abbatial n'est pas compris dans l'enceinte de l'établissement mais qu'il se situait plus au nord, de l'autre côté de la rue.

    Par contre le 18 août 1763 a lieu une adjudication entre les religieux et André Giret, entrepreneur à Celles, dans laquelle ce dernier s'engage, moyennant 9.000 livres, à "faire et parfaire dans l'espace de trois années" les "réparations et reconstructions les plus urgentes et nécessaires [...] à l'église et aux bâtiments dépendants de ladite abbaye". L'année suivante, le 5 octobre 1764, un second terme du prix de l'adjudication est payé au même Giret, sur "la vente des bois dépendant de la mense conventuelle de ladite abbaye". Il s'agit donc bien là de travaux entrepris par le chapitre de Celles et qui ont alors pu concerner les bâtiments élevés par Le Duc. Le devis des 21 et 27 juin 1763 n'a pas pu être retrouvé.

    Une importante campagne de remise en état intérieur a en tout cas du avoir lieu dans cette seconde moitié du XVIIIe siècle. C'est probablement à cette période qu'il faut faire remonter une partie des menuiseries à petits carreaux, avec espagnolettes à poignée courbe ou droite ouvragée, ainsi que quelques vantaux de porte et surtout que la quasi totalité des anciens systèmes de fermeture, à plaques décoratives simples et presque toutes identiques (seules quelques portes, au premier étage de l'aile ouest, ont gardé des entrées de serrures plus anciennes, ou leurs empreintes).

    Enfin, la même époque doit voir le remplacement des parquets des cellules, au premier étage du logis principal, avec pour chacun un motif différent (on compte cinq types de motifs de parquet, les chambres 25, 27 et 28 ayant perdu leur sol d'origine), et la pose de boiseries à panneaux, sinon dans la chambre 22, sans doute plus tardives, du moins dans la salle du premier étage de l'aile Ouest.

    Au XVIIIe siècle, le culte de la Vierge de Celles est toujours entretenu dans cette région à forte concentration protestante, en particulier par les catholiques de Saint-Maixent qui, jusqu'à la Révolution ont coutume de se rendre en procession jusqu'à l'abbaye royale.

    En 1769, la visite de l'évêque Beaupoil de Saint-Aulaire indique que le nombre de chanoines réguliers est ordinairement de dix, ce qui en fait la plus importante communauté génovéfaine du Poitou.

    Avec le dernier abbé commendataire de Celles, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1788-1790) débute une sombre période pour l'abbaye de Celles.

    Par décret du 2 novembre 1789, les biens du clergé sont mis à la disposition de la nation. En mars de l'année suivante, un autre décret ordonne aux municipalités de faire l'inventaire des biens religieux. La mairie de Celles s'exécute dès le mois de mai 1790 et les dix chanoines encore en place dans l'abbaye furent contraint de la quitter vers avril 1791.

    L'inventaire des biens meubles et immeubles de la mense conventuelle de Celles, qui a lieu du 10 au 14 mai 1790, permet de préciser la fonction de certaines pièces du logis à cette époque.

    Au rez-de-chaussée d'abord, la grande pièce à six voûtes d'ogives est dénommée "salle de laditte maison" et doit être utilisée pour les réunions si l'on en croit son ameublement : "un tapi de Turquie encien, deux grands canapés, environ vingt chaises, neuf fauteuils, le tout usé, ainsi que neuf tableaux". La pièce suivante, à voûte octopartite, sert alors de réfectoire, elle est "boisé à 8 pié d'auteur" (2,6 m) et contient "trois tables, une petite chaire pour le lecteur et une fontene en cuivre". Le local le plus au sud est appelé "petit salon" mais il faut y voir un simple rangement, qui est "boisé à auteur d'apui" et renferme "deux petites armoires attachées au mur avec des pates, dans lesquelles sont les couvers d'argen [...] et le lainge".

    Au premier étage, ensuite, la chambre la plus proche de l'escalier (actuelle n°22) est occupée par le prieur qui est à cette époque, et depuis 1754, François-Xavier Cellin, également curé de la paroisse. Sa longue charge à Celles lui a permis d'acquérir de nombreux ouvrages, "soixante volumes in quarto et environ trois cens volumes in-12", qu'il conserve non pas dans la bibliothèque de l'abbaye mais dans un cabinet que constitue l'actuelle cellule n°23, d'où la présence d'une porte de communication pratiquée dans la cloison. Aucune boiserie n'est mentionnée dans la chambre du prieur et les panneaux actuels ne doivent donc guère remonter avant le début du XIXe siècle.

    Les trois cellules suivantes (n°24, 25 et 26) abritent des chanoines réguliers de l'abbaye, prêtres ou "profèse régolle", dont les charges au sein de la communauté ne sont pas connues. Les chambres 27 et 28, simplement meublées d'un lit, d'une table et "tapissée d'un vieu poin d'Ongrie", sont inoccupées tandis que la dernière (n°29) sert d'hébergement au chanoine-vicaire de la paroisse.

    Les cellules en fonction contiennent un mobilier assez complet puisque chacune a son "lit garni de cottonnade", une commode, qui peut être remplacée par un bureau ou une table, un secrétaire et parfois des fauteuils et un grand miroir. Le prieur a sa propre pendule tandis que les autres religieux se contentent de celle qui se trouve dans le couloir.

    Les chambres du deuxième étage sont également partiellement occupées, la n°10 par un domestique, les n°12, 13, 15 et 16 par des chanoines réguliers, prêtres, et la n°18, plus spacieuse, par un ancien professeur, de l'abbaye probablement. L'ameublement semble de moins bonne qualité puisqu'il est la plupart du temps qualifié de "vieux" ou "mauvais". Seule la cellule de l'ancien professeur sort quelque peu du lot avec ses "rideaux de cottonnade", sa "commode avec une table de marbre", son "secrétaire", et son "grand miroir". Une "orloge" se trouve également à cet étage, peut-être dans le couloir.

    L'inventaire décrit par la suite le mobilier de pièces mal localisées dans l'abbaye et seule une hypothèse peut-être émise quant à leur emplacement.

    Une pièce "boisée environ trois pié d'auteur" et "tapissée d'indienne", d'abord, est dite "chambre du pavillon" et pourrait se situer au dessus du hall d'entrée. Elle est vaste puisque contenant un lit et des rideaux "aussi d'indiene", "une douzene de fauteuils avec un canapé" et "une table de marbre entre les deux croisées, un miroir au dessus". Le cloisonnement de ce premier étage du "pavillon central" existe peut-être alors déjà au XVIIIe siècle et la pièce la plus au sud serait le "cabinet de ladite chambre", boisé de la même façon.

    "Vis à vis ladite chambre", c'est à dire probablement de l'autre côté du couloir, dans l'aile Est, se trouve l'oratoire, simplement meublé de "l'autel et d'un tableau". Il peut correspondre avec la salle aujourd'hui couverte de boiseries, étant donné que l'inventaire le dit "boisé environ six pié [2 m] d'auteur".

    Une des seules parties du bâtiment de Le Duc non encore visité étant le deuxième étage du pavillon central et de l'aile Ouest, c'est à ce niveau que pouvaient se trouver les trois chambres de l'infirmerie", boisées, pour deux d'entre elles, "à auteur d'apui", le reste des murs étant, dans une pièce seulement, "tapissé d'indiene".

    Enfin, les rédacteurs de l'inventaire de mai 1790 pénètrent dans la bibliothèque de l'abbaye et établissent la liste complète des ouvrages. Il serait tentant de situer cette bibliothèque au rez-de-chaussée de l'aile Ouest, dans la salle à voûtes appareillées, pas du tout évoquée dans l'inventaire, mais quelques documents vont à l'encontre de cette hypothèse.

    C'est d'abord le fait qu'en novembre 1794, puis en août 1796, le mauvais état de la couverture dû à l'enlèvement des plombs provoque des fuites d'eau qui endommagent dans un premier temps plusieurs ouvrages et qui, dans un second temps, exposent les livres à un "état d'humidité et de dépérissement" tel qu'ils sont menacés d'être "entièrement dégradés par la pourriture". Pour que la bibliothèque ait été si rapidement menacée par des fuites dans la toiture, il est plus crédible de la situer au premier ou deuxième étage, plutôt qu'à un rez-de-chaussée protégé par sa voûte. Ensuite, l'état des dépenses établi après le transport des livres de l'abbaye de Celles à la bibliothèque de Niort, en mars 1797, comporte l'article "menues dépenses pour la descente des caisses, leur chargement et autres petits frais". Si la bibliothèque était située dans la salle au pilier, de plain-pied avec la cour du cloître, pourquoi aurait-on du "descendre" les caisses avant de les charger ?

    Il est donc plus logique de placer la bibliothèque de Celles dans le pavillon du hall d'entrée ou dans l'aile Ouest, plutôt au deuxième étage.

    Au moment de la Terreur et des guerres de Vendée (1794), l'abbaye va accueillir plus de 200 prisonniers, qui seront entassés pendant plusieurs mois jusque dans les greniers du logis.

    IV. L'abbaye de Celles, propriété laïque, fin XVIIIè - début XXè siècles :

    Devenue bien national, l'abbaye et toutes ses dépendances seront vendues en plusieurs lots de 1791 à 1798.

    Le grand logis conventuel et les jardins, moulin compris, sont achetés le 28 nivose an 6 (janvier 1798) par André Boudault Champoly, propriétaire à Niort, pour 441.000 livres. Il en est toujours maître en 1808 et c'est certainement lui qui démolit la charpente d'origine, d'ailleurs sûrement très abîmée par de nombreuses années de fuites, et donna à la toiture la physionomie actuelle. C'est à l'époque de ce propriétaire qu'a lieu la destruction accidentelle du logis conventuel médiéval, au nord du logis XVIIè.

    Dans la nuit du 17 au 18 décembre 1805, un incendie se déclare dans la "charpante de desus les écuries" et gagne très vite tout le bâtiment. L'intervention de la population et de plusieurs ouvriers qui coupèrent les planchers et "jetèrent le restant de la charpante qui aveque le planchet qui estet au desou brûlet avecque activités", permit à l'incendie d'être circonscrit. Il ne gagna ni le "logis de la ci-devant abbaye", au sud, ni le "grenier de M. Poiraudière de Niort, situé à l'ouest, au dessus de la "maison [...] occupée par les messieurs Joly" et qui est "heureusement [...] séparée par un mur d'aveque les écurie et grenié", ni enfin le "pavillon où est logé l'homme de confiances de M. Champoly", au nord. Dans son procès-verbal, le maire déclare que "ce funeste essandie a consommé une charpante de vingt six toize de long sur quatre toize édemie de large et en différent endroit deux et trois planchet les uns par desus les autres". La dimension de ce bâtiment, 50,5 x 8,7 m, correspond exactement à l'emprise de la parcelle n°84 du plan cadastral napoléonien, établi vers 1818. A cette période, les ruines doivent toujours exister, puisque la matrice dénomme cette parcelle "masure", mais elles seront bien vite arasée pour prendre la forme d'un talus avec mur de soutènement en pierres de remploi. Le rez-de-chaussée voûté résista peut-être à l'incendie de 1805 et dut être ruiné peu à peu faute de couverture. Le dégagement rapide, tout récent, d'une partie de ce talus et du mur de soutènement n'a pas permis de savoir si des vestiges de ce cellier gothique étaient encore en place.

    Une lettre du 21 mai 1815 indique que la grande salle de l'abbaye est traditionnellement mise à la disposition de la commune pour les assemblées primaires des citoyens de Celles .

    La propriété est revendue le 17 avril 1816 à René Joly, notaire, très impliqué dans la vie municipale puisqu'il sera maire de 1819 à 1828. Le 1er avril 1843 est passé un bail de la "grande salle faisant partie de l'abbaye située à Celles", qui est à ce moment "destinée à servir de maison de prières aux protestants des communes de Celles, Verrines, Sainte-Blandine et Montigné". L'abbaye se transmet ensuite par succession jusqu'au début du XXe siècle à plusieurs générations de notaires, les Jousseaume. L'étude est à cette époque installée dans un des pavillons du portail d'entrée tandis que les propriétaires résident au premier étage du logis conventuel. Les pièces de ce niveau subissent alors un réaménagement qui subsiste encore en partie : cheminées, lambris bas, boiseries d'ébrasement de fenêtres et probablement de l'ancienne chambre du prieur. L'étage supérieur est inhabité et le rez-de-chaussée fournit de spacieuses dépendances, comme le montre une photographie de Robuchon de la grande salle voûtée, vers 1894 (barriques entassées devant la cheminée, harnais et colliers de bestiaux accrochés près du mur ouest).

    De l'abbaye de Celles, seule l'église, devenue paroissiale dès 1804, attira très tôt l'attention du service des Monuments Historiques puisqu'elle est classée sur la liste de 1846. L'architecte Déverin se charge de la restauration de l'abbatiale à la fin du XIX siècle et remarque alors l'imposant bâtiment construit par Le Duc. En 1893, il présente au ministre un rapport avec plusieurs planches de relevés et de restitutions du logis XVIIe. Il met en avant l'intérêt des voûtes du rez-de-chaussée, "où se trouvent combinées, avec des éléments de la Renaissance classique italienne, les formes françaises du commencement du XVIe siècle". Il remarque aussi les "voûtes très surbaissées" du vestibule, qui "ont été soutenues par quatre colonnes élevées après coup, dont la pénétration dans les arcs diagonaux s'effectue d'une façon assez peu ingénieuse". Ce rapport qui explique que "seulement [...] quelques pièces du premier étage" sont habitées et que "rien n'est fait pour l'entretien et la conservation future de ce qui subsiste de l'oeuvre importante de François Le Duc", n'aura aucune suite immédiate.

    En 1899 a lieu la renaissance du pèlerinage de Notre-Dame de Celles, qui au XIXe siècle avait été interdit par plusieurs arrêtés (1837-1879) en raison des conflits qu'il provoquait "entre les citoyens de religions différentes".

    V. L'abbaye au XXè siècle :

    En 1908, la commune de Celles envisage d'acquérir l'abbaye "pour y établir ses services publics, mairie, justice de paix et gendarmerie", le parc étant alors "converti en promenades publiques et la grande salle voûtée du rez-de-chaussée [en] salle des fêtes, bals, etc.". L'église catholique réagit vivement à cette prétention d'une "municipalité protestante et sectaire [sic]", qui risque de donner un coup fatal au pèlerinage de Notre-Dame de Celles. L'évêché intervient rapidement et parvient à faire racheter l'abbaye par un mécène, le marquis de Vasselot de Régné, le 15 mars 1909. Ce dernier installe une famille de confiance, les Aubineau, dans l'établissement et laisse la grande salle voûtée à la disposition du curé, qui va y organiser pendant des années les réunions paroissiales.

    En 1920, la mairie songe à nouveau à utiliser les "salles inoccupées de l'abbaye", ce qui va accélérer le projet d'implantation d'une communauté religieuse à Celles. Le 31 juillet 1920, l'évêché de Poitiers confie l'établissement aux Pères Montfortains qui, n'ayant pas droit d'accéder à la propriété, achète l'abbaye par l'intermédiaire d'une Société Anonyme qui va changer plusieurs fois de nom jusqu'en 1969. Les Montfortains vont installer à Celles des oeuvres de formation missionnaire, un noviciat et un séminaire de philosophie.

    Dès leur arrivée, ils effectuent, souvent par eux même, d'importants travaux tant sur le jardin que dans le logis. Ils installent l'eau courante et "remettent à neuf les chambres et les couloirs", "débarrassent" les arcs et les ogives de la grande salle "de l'affreux plâtras mis au siècle dernier". Cette grande pièce, destinée à devenir la "chapelle du scolasticat", est dotée d'un tableau angélique en bas relief sur le trumeau de la cheminée, au devant de laquelle sont implantés une estrade et un autel. Le chemin de croix y est érigé le 18 novembre 1921.

    La voûte du vestibule, "tour de force... manqué" donnant des signes de faiblesse, les quatre colonnes déjà existantes sont consolidées par de gros contreforts et le voûtement est soulagé par des arcs doubleaux, le tout réalisé en béton armé, peut-être par l'architecte Albert Boutaud, de Paris. Ce dernier avait en effet rédigé le 20 juin 1911 un devis pour Celles-sur-Belle, réajusté le 30 juillet 1926, qui concernait cette fois la "restauration des contreforts, du soubassement et des voûtes du cloître". Ce devis ne fut probablement pas suivi d'effet et l'on dut se contenter de réparer la couverture. La toiture du logis va également subir une réfection et c'est à cette époque que les cinq lucarnes sur le versant vont disparaître au profit de petites souches de cheminées nécessaires à l'évacuation de la fumée des poêles, seul moyen de chauffage.

    L'ensemble de l'abbaye de Celles-sur-Belle est inscrite sur l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 6 novembre 1929.

    Durant la seconde guerre mondiale, les bâtiments sont réquisitionnés et servent de refuge à des enfants de la Croix-Rouge.

    Les derniers travaux entrepris par les Montfortains, en 1967-68, concernent la restauration de l'ensemble des charpentes et couvertures, sous la surveillance du service des Monuments Historiques.

    Le 23 avril 1971, la communauté Montfortaine, qui trouve la charge matérielle de l'abbaye trop importante, vend l'établissement, par l'intermédiaire de l'Association du Centre et de l'Ouest, à la commune de Celles-sur-Belle.

    La municipalité installe alors un gardien dans l'ancienne buanderie, accolée au petit côté sud du logis et transformée en maison après quelques travaux, parmi lesquels le percement de grandes baies en ciment sur le mur pignon et le cloisonnement de l'étage.

    Le logis principal de Le Duc et le deuxième étage de l'aile ouest sont réutilisés après de menues réparations, en centre médico-social (toujours en place au premier étage du pavillon d'entrée) et en hébergement des étudiants du Lycée Agricole de Melle. Le premier étage de l'aile en retour est dissociés du reste de l'abbaye par murement des communications, et il est laissé en jouissance au curé de Celles.

    A partir du classement en totalité de l'ancienne abbaye, le 9 novembre 1977, la commune envisage la restauration générale du monument.

    La première campagne, réalisée sur un devis de l'Architecte en Chef des Monuments Historiques, Bonnard, va concerner, de 1978 à 1985, plusieurs travées du cloître, dont la voûte menaçait ruine.

    Ensuite, de 1991 à 1993 a lieu la restauration de l'ensemble des couvertures par l'Architecte en Chef des Monuments Historiques Jeanneau. Au cours de ces travaux les petites souches de cheminées, remontant aux années 1920-30 sont éliminées tandis que les souches d'origine sont restaurées, à l'exception de celle de l'aile ouest, qui est arasée sous la couverture.

    Depuis 1992 enfin, est lancée la restauration des jardins de l'abbaye, qui a déjà vu la remise en état des deux pavillons et du portail d'entrée et qui voit actuellement s'achever les travaux sur l'escalier d'honneur et sur le soubassement restitué de l'aile nord.

  • Historique de l'Abbaye de Celles-sur-Belle :

    Celles est à l'origine un prieuré de l'ordre de Saint-Augustin, fondé entre 1032 et 1095 par l'abbaye de Lesterps, située dans le diocèse de Limoges mais qui possédait plusieurs établissements en Poitou. Placé sous le vocable de Notre-Dame, le prieuré de Celles voit "fleurir" les miracles à partir de 1095, ce qui va favoriser la mise en place d'un important pèlerinage à la Vierge et donc accélérer l'essor de la "celle" primitive. Les dons se multiplient et vers 1137-1140, le prieuré est érigé en abbaye par l'évêque de Poitiers. Durant les XIIIe et XIVe siècles, la réputation de l'abbaye de Celles et de son pèlerinage, situé au même rang que ceux autrefois célèbres de Saint-Gilles du Gard, de Notre-Dame de Rocamadour et de Soulac, va grandissante.

    Très peu de renseignements sont parvenus sur les vicissitudes de l'abbaye durant la guerre de Cent Ans. Un texte de 1429 signale toutefois la grande pauvreté du couvent, touché à la fois par les guerres et par la peste et qui ne peut subvenir seul aux réparations indispensables

    La seconde moitié du XVe siècle peut être considérée comme l'âge d'or de l'abbaye de Celles, qui voit le Roi de France en personne se pencher sur sa destinée. Durant tout son règne, Louis XI, qui voue une grande dévotion à la Vierge, va passer fréquemment à Celles, parfois deux fois par an, et il y séjourne volontiers pour régler les affaires du royaume. C'est lui qui entreprend, vers 1470-77, la reconstruction de l'abbatiale, en lui conservant son portail polylobé roman.

    Probablement à la même période est construite la chapelle Saint-Jean, orientée sud-nord et dont il ne subsiste aujourd'hui, sous le passage coudé menant de l'abbaye à l'abbatiale, qu'un pan de mur et une colonne à chapiteaux feuillagés. Quant à la chapelle Notre-Dame, peut-être l'église primitive du prieuré du XIe siècle puisque c'est là qu'était conservée et vénérée l'image miraculeuse de la Vierge, elle existait encore, dans le prolongement du chevet de l'abbatiale.

    Parallèlement à ces travaux royaux, l'abbé de Celles procède à des aménagements ou réparations, puisqu'en 1661, les armes de Louis Ier de Lézignac (1460-1480), une "croix engrêlée", sont décrites sur une cheminée, près de la chapelle Saint-Côme (au niveau des actuels pavillons d'entrée).

    L'abbaye de Celles devient donc véritablement "abbaye royale" du fait de Louis XI qui, dans ses lettres royaux d'octobre 1472, prend officiellement sous "sa protection et sauvegarde" les religieux, abbés et couvent. La même ordonnance confirme le droit de justice et juridiction haute, moyenne et basse de l'abbaye qui, du point de vue temporel, est désormais élevée en châtellenie.

    Le dernier abbé régulier de Celles, Mathurin Joubert de la Bastide (1494-1514), nommé par le Roi, fait réaliser tout comme Louis de Lézignac, quelques réparations ou constructions dans l'abbaye, ses armes, "cinq fusées accolées et rangées en fasces" étant signalées en plusieurs endroits lors de la visite de 1661. Mais son oeuvre encore existante à Celles semble être le puissant clocher-porche de l'abbatiale et la chapelle adossée au bras sud du transept.

    C'est vraisemblablement en cette seconde moitié du XVe siècle que le cloître gothique, dont il subsiste quelques vestiges, fut édifié. Sa physionomie est assez bien connue grâce à une visite de 1661 (cf. Annexe).

    Le XVIe siècle correspond à une période de décadence et l'abbaye de Celles aura à subir des dommages considérables dans le cadre de la tourmente des guerres de Religion, de 1559 à 1562 puis à nouveau en 1568-1569. La visite réalisée en 1661 montre encore une abbaye profondément ruinée par ces guerres. "Il ne restait plus de l'église abbatiale que les murs latéraux et le clocher [...]. Les chapelles de Notre-Dame, de Saint Jean et de Saint Côme [...] étaient dans le même état de désolation. Tous les bâtiments claustraux ne formaient qu'une immense ruine : à peine pouvait-on y reconnaître le dortoir, le réfectoire, les cloîtres. Le prieuré, l'infirmerie et le logis abbatial, vaste construction, étaient tout effondrés ; les murs de clôture étaient renversés, les tours démantelées". La statue de la Vierge, qui avait produit tant de miracles et attiré tant de pèlerins, disparut à cette époque.

    Jusqu'au milieu du siècle suivant, l'abbaye de Celles connaît une période de grande déchéance. Le pèlerinage semble interrompu et surtout, selon une pratique courante à l'époque, les bénéfices ecclésiastiques sont délaissés aux seigneurs laïcs, qui sont ici les Barbezières. Ces derniers ont d'autant plus de facilité d'utiliser les revenus de l'établissement que l'abbé est à leur nomination. Le dernier des "abbés confidentiaires", fut démis en 1623 au profit d'un grand personnage, nommé cette fois par le Roi, le cardinal François de la Rochefoucauld (1623-1634), évêque de Clermont puis de Senlis et abbé de Sainte-Geneviève de Paris.

    En mai 1624, une visite de l'abbaye, mentionnée dans un mémoire de 1709, met en évidence l'état déplorable des bâtiments. L'évêque de Poitiers ordonne alors à l'abbé de "fournir tous les ans une somme de 3.000 livres jusqu'au complet rétablissement des lieux". Il ne semble pas que cette ordonnance fut suivie d'effet puisque la visite de 1661 laisse voir une abbaye toujours ruinée malgré quelques petits travaux entrepris par les religieux dans le milieu du XVIIe siècle.

    François de la Rochefoucauld, chargé de la réforme des anciens ordres religieux, désira unir dès 1624 l'abbaye de Celles à la congrégation de Sainte Geneviève. La procédure de rattachement, ralentie par les seigneurs de Barbezières, n'aboutit qu'en 1650 sous l'abbatiat du cousin de François, Louis de la Rochefoucauld (1634-1654), aussi abbé de la Réau et de Saint-Jean-d'Angély. Le nombre des religieux, y compris les anciens, est fixé à neuf. Une clause stipule enfin que les chanoines de Sainte-Geneviève auront la charge de "restablir l'église et les lieux réguliers" et de "les entretenir à leur propres frais et dépens", sans que ni l'abbé ni ses successeurs ne soient obligés de contribuer aux dépenses en quoique ce soit.

    Ce sont donc les prieurs successifs de Celles qui vont entreprendre, au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle, la reconstruction générale de l'abbaye. Tous les bâtiments étaient en effet restés "entièrement ruinés et ors d'estat de servir à une communauté" depuis 1568 étant donné que les religieux, titulaires des offices claustraux et pourvus de revenus particuliers, subvenaient à leur propre entretien et "avoient fait construire quelques bâtiments séparés pour leur servir de demeure". En 1657, "Selles" est parmi ceux "qui font les préparatifs nécessaires" de reconstruction et en 1658, "plusieurs [...] monastères travaillent à rebastir les lieux réguliers", dont "Selles". La visite de 1661 donne une idée précise des travaux réalisés dans les dix années précédentes, sous les prieurs Jacques Lory et Julien Gouraud. Il s'agit essentiellement de réhabilitation des bâtiments les moins ruinés, qui sont munis d'un toit et restructurés intérieurement pour une utilisation différente de leur fonction d'origine.

    Mais c'est avec l'arrivée du prieur Nicolas de Saint-Gobert (1661-1673) que débute la période de grande reconstruction de l'abbaye de Celles. Dès septembre 1661, un marché est passé avec Etienne et François Château, maîtres maçons, pour bâtir à la place du "grand portal" d'entrée de la cour principale, en mauvais état d'après la visite de janvier, un "portail en embossage".

    La campagne suivante va toucher, de 1665 à 1676, l'église abbatiale dont les piliers, les voûtes et la couverture sont restitués dans l'esprit gothique. Le marché de maçonnerie est passé avec François Le Duc, dit Toscane, tandis que les charpentes-couvertures sont à la charge de Pierre Tiou, maître-charpentier. La bénédiction de l'église a lieu en 1676 par le père Paul Beurrier.

    Dans le même temps, en 1668, le prieur Nicolas de Saint Gobert fait édifier "un bastiment neuf [...] situé en l'enclos de l'abbaye, joignant les cloistres". Il faut certainement y voir le logis aujourd'hui appelé "Saint-Gobert", peut-être parce qu'il était destiné au logement du prieur du même nom. Située entre l'abbaye et la Rue des Halles. La visite de 1661 permet de supposer que cette construction est exactement à l'emplacement du réfectoire gothique, dont il a du reprendre les fondations (cf. Annexe).

    Le logis Saint-Gobert est commencé par Masson, maître maçon, qui abandonna le chantier pour une raison inconnue. Il est remplacé par François Le Duc, "maistre masson, architecte demeurant à Saint-Jean d'Angély, travaillant de présent en ce bourg de Celles", qui s'engage le 6 juin 1668 à construire dans le bâtiment en question un escalier de pierre "avecq les balustres et ornements nécessaires", pour 300 livres tournois.

    La dernière campagne du XVIIe siècle à l'abbaye va concerner la construction du célèbre grand bâtiment conventuel. Prévu dès 1672, c'est seulement avec le prieur Robert Brethe de Clermont (1678-1687) que le projet va connaître une réalisation partielle. En 1679, l'architecte François Le Duc, qui travaille alors à la reconstruction de l'abbatiale de Saint-Maixent et commence la restauration de l'église des Cordeliers à Niort, passe un marché avec les religieux de Celles pour le "bastiment de l'abbaye".

    Sans doute pour minimiser la gêne occasionnée par cette construction à la communauté, le grand bâtiment médiéval utilisé comme dortoir et réfectoire fut conservé et la première campagne, la seule réalisée, concerna la moitié sud du projet, moins l'aile méridionale en retour.

    Commencée vers 1679, le chantier architectural se termine en 1682.

    La raison qui empêcha François Le Duc de construire la partie nord du grand logis sur jardin et l'aile sud est une prise de conscience par la Congrégation des trop vastes proportions du projet initial et peut-être aussi des sommes importantes à débourser pour achever le monument. Un rapport de 1687 indique en effet que les "pères de Selles en Poitou [...] ont [...] surcis leurs bastimens [car] ce qui est achevé suffit pour les logis commodément". Les religieux décidèrent donc de conserver l'ancien bâtiment qui faisait la continuité, au nord, avec la façade sur jardin, tandis que la maison dite "Saint-Gobert", terminée par Le Duc, sert d'aile en retour.

    Le nouveau bâtiment de l'abbaye de Celles est dès cette époque, jugé "d'une magnificence extraordinaire et est autant chargé d'ornemens d'architecture que les galeries du Louvre ; les dispositions en dedans n'en sont pas moins bien étendues, la veüe en est très belle et il est accompagné de jardins fort spacieux".

    En 1708, avec l'arrivée du nouvel abbé commendataire, Alexandre de Johanne de Saumery, qui restera à la tête de l'abbaye jusqu'en 1747, s'ouvre une procédure initiée par les religieux. Ces derniers demandant un partage équitable des biens de l'établissement entre l'abbé et le chapitre, arguant du fait que les lourdes charges de réparations et d'entretien des lieux réguliers sont depuis le Concordat de 1651, aux seuls "frais et dépens" de la mense conventuelle et que les "abbés n'ont jamais voulu [les] aider d'un liard". Le conflit est réglé en 1717, l'abbé s'obligeant de payer une pension supplémentaire de 600 livres, en plus des 1261 livres, aux neuf religieux.

    L'abbaye est toujours florissante, avec 25 000 livres de revenu selon un mémoire statistique de 1716. Toujours assimilée à une seigneurie, elle a "titre de baronnie et drois de justice haute, moienne et basse". L'abbé laisse sa part en fermage, pour 8 500 livres par an. Quant à la mense conventuelle, elle se monte à environ 5 400 livres, sans compter les revenus propres de chacun des religieux du fait de leur charge respective (prieur, sous-prieur, aumônier, infirmier, curé, chapelains).

    Grâce aux vastes proportions du nouveau bâtiment, l'abbaye accueille de "jeunes religieux profets [qui] n'ont aucun droit au chapitre jusque ce qu'ils soient prestres [et qui sont de] simples pensionnaires". Un cours de théologie, attesté par une mention de 1744 est donc en place dès le début du XVIIIe siècle et, pour l'alimenter, les religieux rassemblent une bibliothèque très fournie sur le sujet puisqu'elle compte, au moment de la Révolution, quelques 3.700 ouvrages.

    En 1746, puis en 1749, la "maison abbatiale" ainsi que ses dépendances (halles, boucherie, métairies) font l'objet de grosses réparations bien documentées, estimées à environ 8.000 livres, par André Guillon, charpentier à Celles. Plusieurs descriptions ultérieures très précises font apparaître que cette maison ou hôtel abbatial n'est pas compris dans l'enceinte de l'établissement mais qu'il se situait plus au nord, de l'autre côté de la rue et qu'il ne peut donc pas s'agir du "logis Saint Gobert".

    Par contre le 18 août 1763 a lieu une adjudication entre les religieux et André Giret, entrepreneur à Celles, dans laquelle ce dernier s'engage, moyennant 9.000 livres, à "faire et parfaire dans l'espace de trois années" les "réparations et reconstructions les plus urgentes et nécessaires [...] à l'église et aux bâtiments dépendants de ladite abbaye". L'année suivante, le 5 octobre 1764, un second terme du prix de l'adjudication est payé au même Giret, sur "la vente des bois dépendant de la mense conventuelle de ladite abbaye". Il s'agit donc bien là de travaux entrepris par le chapitre de Celles et qui ont alors pu concerner les bâtiments élevés par Le Duc. Le devis des 21 et 27 juin 1763 n'a pas pu être retrouvé.

    Une importante campagne de remise en état intérieure a en tout cas du avoir lieu dans cette seconde moitié du XVIIIe siècle, à la fois dans le bâtiment conventuel et dans le logis Saint Gobert (menuiseries de fenêtres, parquets, serrurerie).

    En 1769, la visite de l'évêque Beaupoil de Saint-Aulaire indique que le nombre de chanoines réguliers est ordinairement de dix, ce qui en fait la plus importante communauté génovéfaine du Poitou.

    Avec le dernier abbé commendataire de Celles, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1788-1790) débute une sombre période pour l'abbaye de Celles. Par décret du 2 novembre 1789, les biens du clergé sont mis à la disposition de la nation. En mars de l'année suivante, un autre décret ordonne aux municipalités de faire l'inventaire des biens religieux. La mairie de Celles s'exécute dès le mois de mai 1790 et les dix chanoines encore en place dans l'abbaye furent contraint de la quitter vers avril 1791. L'inventaire des biens meubles et immeubles de la mense conventuelle de Celles, qui a lieu du 10 au 14 mai 1790, permet de préciser la fonction de certaines pièces du logis à cette époque. On apprend en particulier que le prieur de Celles loge au premier étage du bâtiment conventuel de Le Duc, dans la pièce actuellement lambrissée.

    Quant au logis Saint Gobert, il doit s'agir d'une des trois "maisons à Celles", louées à des particuliers. Vu la proximité du logis avec l'abbaye, on peut supposer qu'il soit à identifier avec la maison "affermée à Endré Gautier, pour neuf années qui ont commancé à la faite de Saint Michel 1789, au prix par année de [...] cen livres", étant donné que "de laquelle maison située en ce bourg, les sieurs chanoines se sont réservés deux chambres".

    Après la Révolution française, l'abbaye et toutes ses dépendances, devenues bien national, seront vendue en plusieurs lots de 1791 à 1798. Le logis Saint Gobert est à partir de ce moment une propriété totalement indépendante.

    Le grand bâtiment conventuel et les jardins, moulin compris, sont achetés le 28 nivose an 6 (janvier 1798) par André Boudault Champoly, propriétaire à Niort, pour 441.000 livres. Il en est toujours maître en 1808 et c'est certainement lui qui démolit la charpente d'origine, d'ailleurs sûrement très abîmée par de nombreuses années de fuites, et donna à la toiture la physionomie actuelle. C'est à l'époque de ce propriétaire qu'a lieu la destruction accidentelle du logis conventuel médiéval, au nord du logis XVIIe.

    Dans la nuit du 17 au 18 décembre 1805, un incendie se déclare dans la "charpante de desus les écuries" et gagne très vite tout le bâtiment. L'intervention de la population et de plusieurs ouvriers qui coupèrent les planchers et "jetèrent le restant de la charpante qui aveque le planchet qui estet au desou brûlet avecque activités", permit à l'incendie d'être circonscrit. Il ne gagna ni le "logis de la ci-devant abbaye", au sud, ni le "grenier de M. Poiraudière de Niort, situé à l'ouest, au dessus de la "maison [...] occupée par les messieurs Joly" et qui "heureusement [...] séparée par un mur d'aveque les écurie et grenié", ni enfin le "pavillon où est logé l'homme de confiances de M. Champoly", au nord. Dans son procès-verbal, le maire déclare que "ce funeste essandie a consommé une charpante de vingt six toize de long sur quatre toize édemie de large et en différent endroit deux et trois planchet les uns par dessus les autres".

    La propriété est revendue le 17 avril 1816 à René Joly, notaire, très impliqué dans la vie municipale puisqu'il sera maire de 1819 à 1828. Le 1er avril 1843 est passé un bail de la "grande salle faisant partie de l'abbaye située à Celles", qui est à ce moment "destinée à servir de maison de prières aux protestants des communes de Celles, Verrines, Sainte-Blandine et Montigné". L'abbaye se transmet ensuite par succession jusqu'au début du XXe siècle à plusieurs générations de notaires, les Jousseaume. L'étude est à cette époque installée dans un des pavillons du portail d'entrée tandis que les propriétaires résident au premier étage du logis conventuel.

    De l'abbaye de Celles, seule l'église, devenue paroissiale en 1804, est classée sur la liste des Monuments Historiques dès 1846. L'architecte Déverin se charge de sa restauration à la fin du XIX siècle et remarque alors l'imposant bâtiment construit par Le Duc. En 1893, il présente au ministre un rapport avec plusieurs planches de relevés et de restitutions du logis XVIIe.

    Il faudra cependant attendre 1929 pour voir l'abbaye inscrite sur l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, et 1977 pour que soit classé Monuments Historiques les bâtiments conventuels, y compris le portail avec les deux pavillons d'entrée, la terrasse avec son escalier et le sol du jardin (parcelles n°60 à 62 du cadastre actuel). Le mur conservant les vestiges du cloître gothique n'est donc pas explicitement classé et l'emprise de ce cloître, sous le parcelle n°63, n'est pas non plus protégé.

    Quant à la "maison et bâtiment appellé de Saint-Gobert, composés de chambres basses et hautes, écuries, fenil et deux petites cours y attenant", elle est acquise le 28 nivose an 6 par Jean DURY, notaire public à Celles, pour la somme de 100.100 frs. L'édifice passera ensuite entre les mains de nombreux propriétaires privés, jusqu'à nos jours (cf liste des propriétaires connus). Pourtant, le logis Saint-Gobert va jouer un certain rôle dans la vie de la commune jusque vers 1865. Il est en effet en partie loué à la municipalité qui y installe la mairie et l'école publique.

    L'actuel propriétaire a réalisé, depuis 1980, la réfection de la couverture et la restauration intérieure du logis.

  • Abbaye Notre-Dame

    Abbés et prieurs : d'après l'ouvrage de l'abbé Alfred LARGEAULT, Notre-Dame de Celles, son abbaye, son pèlerinage. Parthenay, Impr. Alphonse Cante, 1900.

    XIe siècle :

    - fondation du prieuré dépendant de Lesterps, diocèse de Limoges.

    - vestiges de l'église Notre-Dame au chevet de l'actuelle abbatiale (chapiteau).

    - début du pèlerinage.

    1137-1143 : Abbé : Jean Ier d'Usson, chanoine du prieuré de Celles :

    - érection du prieuré en abbaye.

    - vestiges de l'abbatiale : portail polylobé de l'abbatiale.

    1147-1169 : Abbé : Pierre Ier, chanoine de l'abbaye de Sainte-Ruf près d'Avignon (ordre de saint-Augustin) :

    - abandon des droits de l'abbaye de Lesterps sur Celles.

    1177-1192 : Abbé : Guillaume Ier.

    1210 (?) : Abbé : Jean II.

    1244-1256 : Abbé : Théon.

    1258-1280 : Abbé : Guillaume II.

    1260-1286 : Abbé : Pierre II :

    - en 1284, visite de Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges, futur cardinal.

    1287 : Abbé : Aimeri Ier.

    1290 : Abbé : Pierre III :

    - en 1305, visite de Bertrand de Got, archevêque de Bordeaux, futur pape Clément V.

    1308-1313 : Abbé : Aimeri II.

    1321-1323 : Abbé : Joscelin.

    1343 : Abbé : Guillaume III.

    1347 : Abbé : Jean III.

    1352 : Abbé : Pierre IV. Prieur : Pierre Cibot.

    1363-1364 : Abbé : Jean IV de Sarc :

    - en 1360, traité de Brétigny, Edward III roi d'Angleterre est reconnu souverain de la principauté d'Aquitaine.

    - en 1363, Jean IV rend hommage au prince de Galles.

    1383-1397 : Pierre V Desmier :

    - le pèlerinage est appelé la septembresche.

    1398 : Abbé : Hugues Forcin.

    1404-1456 : Abbé : Gui de Lézignac (sceau : ogival, niche gothique, Vierge à l'Enfant) :

    - mention d'une « tour carrée... armée d'une canonnière » qui existait à l'abbaye et servait de refuge aux habitants.

    - en 1443, visite du dauphin, futur Louis XI.

    1460-1480 : Abbé : Louis Ier de Lézignac (blason : une croix engrêlée. sceau : croix en grêlée) :

    - largesses de Louis XI : l'église est rebâtie dans le style ogival (description visite de 1661).

    - restaurations dans l'abbaye.

    - au musée de Niort, statuette d'un pèlerin provenant de l'abbaye.

    1481 : Abbé : Mathurin Ier.

    1484-1497 : Pierre VI.

    1484-1492 : Abbé : Aimeri III Gaillard.

    1494-1514 : Abbé : Mathurin II Joubert de la Bastide, dernier abbé régulier (blason d'argent, à cinq fusées accolées et rangées en fasces de gueules) :

    - construction du clocher-porche.

    - construction de la chapelle accolée au bras sud du transept.

    - vraisemblablement le petit portail gothique du bras N du transept.

    - blason : deux fois sur la façade du clocher porche, sur la porte de l'escalier du clocher, clefs des voûtes des chambres hautes du clocher, clefs sur la voûte de la chapelle accolée au bras sud du transept.

    1515-1543 : Abbé : Geoffroi Ier d'Estisssac, fut nommé évêque de Maillezais par François Ier, protecteur de Rabelais,

    ne réside pas à Celles ; premier abbé commendataire (cumul des bénéfices) (blason palé d'argent et d'azur de six pièces) :

    - ne fait aucun travaux à Celles mais à Maillezais, à l'Hermenault et à Ligugé.

    - visite de François Ier en 1529.

    1543-1570 : Abbé : Arnaud d'Estignac succède à son oncle :

    - vingt-cinq chanoines et six convers.

    - début des guerres de Religion : pillage et destruction à Celles en 1568 (rappel dans l'inscription au mur sud de l'abside).

    1570-1574 : par brevet de Charles IX, l'abbaye est adjugée aux Barbezières qui en perçoivent les revenus ; ils nomment comme abbé René Thenault, un domestique qui reçu la tonsure ecclésiastique, abbé confidentiaire (blason : armes des Barbezières : fuselé, alias losangé d'argent et de gueules). Prieur : René Thenault nommé par les Barbezières.

    1574-1589 : Abbé : Mathieu Couldré (chapelain des Barbezières) :

    - en 1586, passage d'Henri de Bourbon, roi de Navarre.

    1589-1602 : Abbé : Jean V Millet (toujours nommé par les Barbezières).

    1602-1617 : Abbé : Geoffroi II de Barbezières (troisième fils de François Ier de Barbezières), se marie et nomme Hilaire Fillaud.

    1614-1623 : Abbé : Hilaire Fillaud, son valet de chambre (ne reçu jamais les ordres).

    1623-1634 : Abbé : François de la Rochefoucauld évêque de Clermont nommé par le roi en 1623 ; réformateur de l'abbaye augustinienne de Ste-Geneviève dont il est l'abbé ; procès avec les Barbezières (blason burelé d'argent et d'azur, à trois chevrons de gueules brochant sur le tout, le premier écimé (un pendentif de la voûte du transept sud, actuellement au musée de Niort) :

    - Henri IV roi de France.

    - procès-verbal de l'abbaye en 1624.

    - reprise des pèlerinages.

    1634-1654 : Abbé : Louis II de la Rochefoucault (baron de Verteuil, dit abbé de Marcillac, deuxième fils de François V, premier duc de la Rochefoucauld, doté des abbayes de Celles, La Réau, Saint-Jean-d'Angély, évêque de Tours en 1654 (blason : transept nord : armes des La Roche-foucault avec mitre et crosse) :

    - en 1648, mission dans la paroisse par les prêtres de la Mission ou Lazaristes (fondés en 1624 par st Vincent de Paul).

    - en 1650, concordat avec l'abbé de Saint-Geneviève, Antoine Sconin, supérieur général de la congrégation de France

    (nombre des religieux fixé à neuf).

    1651 : Prieur : Jacques Lory.

    après 1651 : Prieur : Julien Gouraud, ancien chanoine de Celles :

    - réparations.

    - en 1660, en état : un réfectoire, une cuisine, un dortoir, un locutoire (parloir) et un oratoire, plusieurs chambres, écuries et fenil.

    1654-1708 : Abbé : Henri de la Rochefoucault (frère du précédent), nommé par Louis XIV : abbé de Sainte-Colombe-lez-Sens (1670), prieur de Lanville (1689), abbé de la Chaise-Dieu et de Fontfroide (1698) (blason : armes de France ; armes de la congrégation des chanoines réguliers : d'azur, a la main de carnation tenant un coeur de gueules). Prieur : Nicolas de Saint-Gobert :

    - état des lieux en 1661 : il ne reste de l'abbatiale que les murs latéraux, le clocher et les deux piliers à l'entrée du choeur ; à l'entrée du sanctuaire se trouvait une crypte placée au-dessous ; bâtiments conventuels.

    - en 1661, marché avec Etienne et François Château, maîtres maçons, pour la construction d'un portail « à embossages » : portail à piles sans les pavillons.

    - en 1663, marché avec Jean Joyau, couvreur et piqueur d'ardoises, pour l'entretien de toutes les couvertures pendant deux ans.

    - en 1665, marché avec Pierre Tiou, maître charpentier (abbatiale).

    - en 1668, paiement à François le Duc d'un bâtiment neuf commencé par Masson (logis Saint-Gobert).

    - premier marché avec François le Duc, en 1668, pour les voûtes du sanctuaire et la croisée de l'abbatiale.

    - deuxième marché avec François le Duc.

    1673 : Prieur : Jacques Hennequin.

    1675 : Prieur : le père P. Gandouet :

    - table de communion.

    - en 1687, pavage de l'église par François Jaquelin et Jean Masson.

    - bénédiction de l'église en 1676 par le P. Paul Beurier, supérieur général de la Congrégation des chanoines réguliers de France.

    1678 : Prieur : Robert Brethe de Clermont :

    - en 1679, marché avec François le Duc pour les bâtiments conventuels.

    - en 1682, inscription de fin des travaux sur la façade (aile gauche, corps central et portail).

    - en 1684, marché avec Pierre Chauvin pour entretenir toutes les couvertures.

    1708-1747 : Abbé : Alexandre de Johanne de Saumery, nommé par le roi, prévôt de l'église cathédrale de Rieux,

    évêque de Rieux en 1747 (blason : écartelé, au 1 et au 4 de gueules, au lion d'or ; au 2 et au 3 parti d'azur, à trois fasces d'or et de sable, à trois coquilles d'argent en pal). Prieur : Simon :

    - les religieux demandent le tiers des biens de l'abbaye.

    - procès.

    - en 1717, l'abbé s'oblige à payer de son vivant 600 livres par an.

    - installation d'un cours de théologie.

    - installation d'une bibliothèque.

    - en 1713, visite de dom Jacques Boyer qui établit la liste des abbés.

    1730 : Prieur : Pierre Bureau.

    1731 : Prieur : Jean-Joseph Villet.

    1747-1771 : Abbé : Claude-Auguste Tissard de Rouvre, vicaire général de l'archevêque de Sens

    doyen du chapitre de Saint-Quiriace de Provins (blason de gueules à trois croissants d'or) :

    - en 1763, bail avec André Giret pour les réparations à l'abbatiale et aux bâtiments.

    - en 1769 : procès-verbal de visite sur l'ordre de Mgr Beaupoil de Saint-Aulaire (fait partie des 257 paroisses du diocèse recensées).

    1747-1748 : Prieur : Pierre Cibot.

    1748-1751 : Prieur : Jean Nicolas Régnault.

    1752 : Prieur : Jean-Claude Soulier.

    1754-1790 : Prieur : Xavier Cellin :

    - 1789, le prieur Cellin assiste à Poitiers à l'assemblée des trois états.

    - en 1791 : il prête serment de fidélité à la Constitution.

    1770 :

    - stalles : inscription : TIBAUD FESIT AN. 1770.

    1771-1788 : Abbé : Marie-Anne-Hippolyte Hay de Bouteville, nommé par le roi, vicaire général de l'archevêché d'Aix,

    puis à Saint-Four, puis à Grenoble (blason de sable au lion morné d'argent).

    1788-1790 : Abbé : Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, prince de Bénévent, abbé de Saint-Denis de Reims, agent général du clergé de France, évêque d'Autun, renonce a l'exercice de l'état ecclésiastique en 1791 pour des activités politiques :

    - période révolutionnaire.

    1791 :

    - départ des chanoines.

    1794 :

    - l'abbaye sert de prison (prisonniers vendéens).

    1796 :

    - transport 3700 volumes de la bibliothèque de l'abbaye à la bibliothèque de Niort.

    1798 :

    - vente des bâtiments conventuels.

  • Abbaye Notre-Dame :

    Résumé des visites des 18 au 27 janvier 1661 (archives notariales de Me Jousseaume, notaire à Celles).

    Clocher de l'église abbatiale :

    Intérieur :

    Les deux portails sont en partie murés, celui à l'intérieur de la tour a ses chapiteaux ruinés. Escalier en pierre pour accéder à la salle du premier étage du clocher qui communiquait avec une maison adjacente au clocher (pour le sacristain ou le sonneur de cloche) mais dont la porte est murée. La voûte est en pierre. Une ouverture en arc brisé est sans vitre. Présence d'une horloge installée par les religieux de la Congrégation de France en1669. L'escalier en pierre se poursuit jusqu'à une porte donnant autrefois sur les voûtes. L'escalier accède enfin à la salle où étaient autrefois les cloches. L'endroit est éclairé de huit ouvertures, deux percées dans chaque mur. La charpente est en assez bon état. La toiture a besoin de réparations. Un petit escalier mène aux galeries qui surmontaient les quatre faces du clocher dont il ne reste que la galerie est.

    Extérieur :

    Le portail est muré. Il est surmonté de cinq blasons. Les murs sont endommagés.

    Mur sud extérieur de l'église :

    Les quatre petits contreforts sont entièrement ruinés ; les quatre grands sont en bon état sauf le sommet. Les quatre chapelles ont leurs fenêtres murées et les encadrements sont en mauvais état. La chapelle (du bras sud du transept) qui sert au chapitre, est en mauvais état (murs et charpente).

    Mur extérieur nord de l'église :

    Mention du four banal (sans description). Les murs de l'église sont en ruine. Les fenêtres des chapelles sont murées ; les couvertures en pierre plate sont à refaire. Les petits et grands contreforts ont leurs sommets endommagés. Quatre baies de l'église n'ont plus de vitraux et la cinquième est murée.

    Chevet et transept :

    Murs en bon état sauf les sommets. Le vitrail du chevet ruiné. Au-dessus de cette fenêtre se trouve une ouverture qui donnait dans les combles. Sous le grand autel se trouve un caveau dont la voûte est en mauvais état. A gauche de ce caveau se trouve un escalier de vingt-quatre marches qui conduit à l'ancienne chapelle Notre-Dame. Les baies des bras du transept sont en ruine.

    Intérieur de l'église :

    Choeur :

    Vestiges d'un jubé en pierre sculpté. Piliers des arcades du choeur en assez bon état.

    Résumé des visites des 18 au 27 janvier 1661 (archives notariales de Me Jousseaume, notaire à Celles).

    suite

    Nef :

    Deux rangées de trois piliers en ruine. Plus de voûtes (les débris de celles-ci jonchent le sol). Les chapelles sont en ruine.

    Chapelle Saint-Jean :

    Presque entièrement en ruines, sans voûtes ni couvertures.

    Chapelle Notre-Dame :

    Appuyée à au chevet de l'abbatiale, une porte aujourd'hui murée permettait le passage entre les deux. six fenêtres en ruine. Mention d'une petite tour (en pyramide).

    Cloître :

    Composé de vingt voûtes, totalement en ruine.

    Cave :

    Sous la cour ouest, une cave voûtée en berceau, en mauvais état. Mention d'un couloir attenant au cloître [entre le cloître et la chapelle Notre-Dame ? ].

    Grand bâtiment conventuel :

    Réfectoire :

    L'escalier du couloir (soixante-cinq marches) mène à une salle basse servant de réfectoire, pavé de pierre en losanges, avec cheminée en mauvais état. La salle est fractionnée par une cloison en bois.

    Petit cellier : accessible par l'escalier en sortant du réfectoire. Il contient des latrines.

    Couloir du dortoir et six chambres. Grenier au bout du dortoir. Au pignon sur rue, trois fenêtres. Au-dessus se trouve un autre couloir et un autre dortoir. Du couloir on accède à une « salle haulte » avec cheminée, surmontée d'un grenier.

    Un parloir (un locutoire) est accessible par le grand escalier de pierre. Une porte permet la communication avec le dortoir, une seconde porte mène dans une grande salle, une autre porte ouvre sur une chambre. Au-dessus de celle-ci se trouve une autre chambre servant d'oratoire.

    Un appentis est accolé au dortoir. Il est pourvu d'un évier. Des baies donnent sur la chapelle Saint-Côme.

    Résumé des visites des 18 au 27 janvier 1661 (archives notariales de Me Jousseaume, notaire à Celles).

    suite

    Autres corps de bâtiments :

    Tour carrée près de l'ensemble précédent :

    Trois niveaux et un grenier. Une chambre par niveau, les deux premières avec cheminée. L'ensemble est desservi par un escalier en bois.

    Murs divers et appentis accolés à la tour.

    Le vieux dortoir servant de grenier sous lequel se trouvent les écuries, un fenil ou pressoir.

    Cour de l'infirmerie.

    Grande porte d'entrée de l'abbaye ouvrant sur la grande rue (de Celles à Melle) vis-à-vis de l'ancienne aumônerie et sur la cour carrée de l'abbaye. Il se trouve entre la tour carrée et la chapelle Saint-Côme.

    Porte du jardin du couvent près du portail.

    Chapelle Saint-Côme sans voûte ni toit. Un appentis est accolé à la chapelle. Constitué de deux chambres superposées. La chambre basse est pourvue d'une cheminée « à la façon d'une buandrye ».

    Masure entre la chapelle et le vieux logis abbatial.

    Vieux logis abbatial situé entre la chapelle Saint-Côme et la rivière. A un angle vestiges d'une tour. Une autre tour contenait un escalier. Une troisième tour contenait un escalier en pierre. La façade de l'ancien logis indique qu'il était constitué de trois niveaux. L'ensemble est en ruines. Accolé au vieux logis se trouve les vestiges d'un logis incendié ainsi qu'une tour dont il subsiste quelques marches d'un escalier.

    Petit logis d'une chambre et d'un grenier entre la tour et la nouvelle cuisine attenante.

    La cuisine, avec cheminée en pierre. Dessous, une cave voûtée en berceau. Un appentis lui est accolé.

    L'ancien réfectoire, près du cloître (accolé à celui-ci ?) est en ruines. Dans la cour attenante se trouve un puits.

    Résumé des visites des 18 au 27 janvier 1661 (archives notariales de Me Jousseaume, notaire à Celles).

    suite

    L'infirmerie.

    Pignon menaçant ruine. L'infirmerie est composée d'un rez-de-chaussée, d'un étage et d'un grenier. Les deux premiers niveaux sont composés de deux pièces. Au sous-sol se trouve un petit caveau voûté. Mauvais état.

    Un petit bâtiment touche à l'infirmerie (il comprend une cave et un grenier). Près de ce bâtiment se trouvent les vestiges d'un pigeonnier circulaire et des caves. Au-dessus des caves, une terrasse pavée.

    Un corps de logis touchant à la terrasse consistant en une chambre (pavée de pierre en losanges) et un grenier.

    Une écurie voûtée en ogives, avec un fenil au-dessus et un four banal menaçant ruine.

    Un corps de logis (appelé le prieuré) entre le four et un contrefort de l'église. Escalier en pierre. trois chambres.

    Colombier dans la cour près de l'église au-dessous duquel est la prison voûtée en ogives et une basse-fosse voûtée. Couvert en pierre plates.

    Grosse fuie dans le jardin avec 2000 trous de boulin. Couverte de pierre plate.

    Arpentage des cours, jardins, murs.

  • Abbaye Notre-Dame

    Documents conservés aux archives notariales de Me Jousseaume, notaire à Celles.

    - 26 juin 1669. Quittance de François Le Duc, maître-maçon, par laquelle il reconnaît avoir reçu des religieux de l'abbaye de Celles, la somme de 2 800 livres, plus un pot-de-vin de 30 livres, pour la reconstruction des voûtes du sanctuaire et du transept de l'église abbatiale.

    - 26 juin 1669. Marché passé entre les religieux de l'abbaye Notre-Dame de Celles et François Le Duc, maître maçon, par lequel ce dernier s'engage à reconstruire deux piliers et trois voûtes de l'église abbatiale, pour la somme de 3 000 livres, plus un pot-de-vin de onze livres.

    - 18 août 1683. Marché passé entre Robert Brethe de Clermont, prieur de l'abbaye de Notre-Dame de Celles, et Charles Ligault, maître verrier, demeurant à Niort, pour tous les ouvrages de vitrerie à faire dans le grand bâtiment neuf de ladite abbaye. [icelles faire un verre de Rouen..., tous les carreaux en leur entier, soustenus de bon et large plomb].

    - 5 avril 1684. Marché passé entre les religieux de l'abbaye de Notre-Dame de Celles et Pierre Chauvin, piqueur d'ardoises, demeurant dans la paroisse de Thorigné, pour l'entretien, pendant neuf ans, des couvertures de tous les bâtiments de ladite abbaye.

    - 12 juillet 1684. Marché passé entre Robert Brethe de Clermont, prieur de l'abbaye de Notre-Dame de Celles, et Guillaume Renvoiret, maître serrurier, demeurant à Celles, pour tous les ouvrages de serrureie à faire dans le grand bâtiment neuf de ladite abbaye.

    - 19 février 1687. Marché passé entre Robert Brethe de Clermont, prieur de l'abbaye de Notre-Dame de Celles, et François Jacquelin et Jean Masson, maîtres maçons, pour faire le pavé de la nef et des bas-côtés de l'église abbatiale.

  • Abbaye Notre-Dame

    Inventaire des biens meubles et immeubles ayant appartenu à l'abbaye Notre-Dame, le 10 mai 1790. Bibliothèque :

    Premièrement Bible polyglote, six volumes, in-folio.

    Bible française, un volume, in-folio.

    La sainte Bible française, deux volumes, in-folio.

    Biblia sacra, un volume, in-folio.

    Commantaire sur la Bible, huit volumes, in-folio.

    Sainte Bible, trois volumes, in-folio.

    Dictionnaire de la Bible, trois volumes, in-folio.

    Sainte Bible, un volume, in-folio.

    Glosarium ordinarium sur la Bible, six volumes, petit in-folio.

    Sainte Bible, deux volumes, in quarto.

    Concordentis de la Bible, un volume in-quarto, plusieurs examplaire.

    Commantaire sur la Bible par don Cal---, vingt-deux volumes, in quarto.

    Nauvum testamentum grec et latin, un volume in-quarto.

    Bible d'Avignon, latine et française, dix-sept volumes, in 4°.

    Bible de Lacy, en marquin rouge dorré sur tranche, trante-siv. vol.

    Cen soixante quinze vol. in-12 ou in-8, Bible et commentaire.

    Abregé de l'Ancien testament français, dix vol. in-douse, deux exemplaires.

    Grotti opera, quatre volume, in-folio.

    De animalibus, soma scriptura octore su --- Bucharto, un vol., in-folio.

    Silva allegoriarum totius sacra scriptura, un vol. in-folio.

    Dix-huit volumes in-folio de differant commantaire sur la Bible.

    Cornelli Jansenii evangelico, plusieurs examplaire, in-quarto.

    Summa conciliorum, un volume, in-quarto.

    Santi Agustini opera, sept volumes, in-folio, deux exemplaire.

    Santi Ambrosii, deux volumes, deux exemplaire.

    Santi Anathasi, trois volumes, in-folio.

    Santi Bernardi, deux volumes.

    Bibliotheca viterum patrum, vingt six volumes in-folio.

    Santi Gregorii Naziazeini, un volume petit in-folio.

    Sancti Cipriani, un volume in-folio.

    Sancti Bonavantura, deux volumes in-folio.

    Opera sancti Leonis magni, deux volumes in-quarto.

    Moralle de saint Gregoire, trois volumes in-quarto.

    Tertulliani opera, un volume in fo-lio, deux examplaire.

    Summa sancti Thoma, un volume in-folio, six examplaire.

    Cabassatii notitia ecclesistica, un volume in-folio.

    Acta ecclesia mediala ensis sub santo Cerolo, deux volumes in-folio.

    Analise des consiles, quatre volumes in-quarto.

    Inventaire des biens meubles et immeubles ayant appartenu à l'abbaye Notre-Dame, le 10 mai 1790. Bibliothèque.

    Suite :

    Concordance des saints pères grecs et latin, deux volumes in-quarto.

    Tho--- de consilia, un volume in-quarto.

    Bellarium sur les consiles, deux volumes in-folio.

    Reginaldi opera in consilium tridentium, un volume in-folio.

    Cens quinze volumes in douse sur differans sujets consernant la téologie.

    Cinquante quate volumes in douse sur differans sujets de théologie.

    Les oeuvres de Mr. Bossuet, douse volumes in-quarto.

    Defensio cleri gallicani, deux volumes in-quarto.

    Deffence du clergé français, trois volumes in-quarto.

    Oeuvre de monsieur Colbert, éveque de Monpelier, trois volumes in-quarto, trois exemplaires.

    Catechisme de Monpelier, un volume in-quarto.

    Memoire du curé de Sens, deux volumes in-quarto.

    Religion chretienne, trois volumes in-quarto, deux exemplaire.

    La perpétuité de la foi touchant l'ucaristie, cinq volumes in-quarto.

    Concile de Pise, deux volumes in-quarto.

    Concile de Constance, deux volumes in-quarto.

    Concile de ---, deux volumes in-quarto.

    Concile de Trante de Frapar traduit par monsieur Amelot, un volume in-quarto.

    Trante-huit volume in-quarto sur les affaires du temps.

    Instruction de Soisson, sept volumes in-douse.

    Cas de conciance, huit volumes in-douse.

    Lettre de monsieur Arnault, neuf volumes in-douse.

    Deux cens soixante volumes in-douse, tous consernant les affaires du temps.

    Saint Jean Chriostome, cinq volumes in-folio.

    Bularium, cinq volumes in-folio.

    Attendu qu'il est sept heure du soir...Advenant ledit jour mercredi huit heure du matin douse de ce dit mois de mai...

    Saint-Jean Chrisostome, cinq volumes in-folio.

    Bularium romanus, cinq volumes in-folio.

    Johannis Leonii, epistolae, un volume in-folio.

    Summa christiana universi, deux volumes in-folio.

    Cornelii Alpidée societa Jesu inplum commantaria, un volume in-folio.

    Doma decani, un volume in-folio.

    --- de sacramentis, deux volumes in-folio.

    Theologia de Ganet, dominicain, cinq volumes in-folio.

    Pictavii theologia, deux volumes in-folio.

    Inventaire des biens meubles et immeubles ayant appartenu à l'abbaye Notre-Dame, le 10 mai 1790. Bibliothèque.

    Suite :

    Dictionarie des cas de conscience, cinq volumes in-folio.

    Dicipline de l'eglise, trois volumes in-folio.

    Citée de Dieu de saint Augustain, un volume in-folio.

    Tertulien opera, un volume in-folio.

    Sancti ---, un volume in-folio.

    Sancti Iliari, un volume in-folio.

    Sancti Ezidori, un volume in-folio.

    Sancti Eipiphani opera, un volume in-folio.

    Custi --- sancti Thoma, un volume in-folio.

    Al --- in homeliis patrum, un volume in-folio.

    Mori --- de poenitentia, un volume in-folio.

    Pontificatei romanum, un volume in-folio.

    Petrus Blesessis, un volume, un grand in-quato.

    E --- de sancto Thoma, deux volumes in-folio.

    C. citanus in secutum Thoma, trois volume in-folio

    Marti --- B ---, un volume in-folio.

    Artus pastorum, un volume in-folio.

    Epistola theologarium, un volume in-folio.

    Lexicon theologicum, un volume in-folio.

    Cameronis opera, un volume in-folio.

    Scholastica comentaria auctore Baut in secutum Thomam, un volume in-folio.

    Loix communes theologie, un volume in-folio.

    La theologie eugelique, quatre volumes in-quarto.

    Tractatus theologici de Tourneli --- Chermine vuilaté, sept cens volumes in-8° ou in-12.

    Coniference de Lodeve, cinq volume in douse.

    Coniference sur l---, deux exemplaire, quatre volumes in-12.

    Conference de Luçon, quinze volumes, in douse, 2 exemplaire.

    Deux cens six volumes de sermons parmi lesquels se trouvent Massilon, Bourdaloue.

    Cen cinquante volume de journaux relié et beaucoup d'autrres en brochure, une collection académique français et etragere, treze volumes in-quarto.

    Observation sur la lune et le soleil par Mr Monier, un volume in-folio.

    Discours grecs, un volume in-folio.

    Homeri opera, un volume in-folio.

    Luciani opera greca, un volume in-folio.

    Aristopanis comedie, un volume in-folio.

    Plutarque en grec, un volume in-folio.

    Inventaire des biens meubles et immeubles ayant appartenu à l'abbaye Notre-Dame, le 10 mai 1790. Bibliothèque.

    Suite :

    Plutarchi ---, un volume in-folio.

    Tablum de Philostrate, un volume in-folio.

    Seneca opera, un volume, in-folio.

    Platonis opera, un volume in-folio.

    Theucididis opera, un volume in-folio.

    Appiani historia, un volume in-folio.

    Thesauri lingua greca, trois volumes in-folio.

    Ciceroni opera, trois volumes in-folio.

    Titius Livius, un volume in-folio.

    Luciani opera lativa, un volume in-quarto.

    Archimedis opera, un volume in-quarto.

    Tacita opera, un volume in-folio.

    Opera de ---, un volume petit in-folio.

    Vocabulaire français, trante volume in-quarto.

    Jugemens des savans, sept volumes in-quarto.

    Journal de ---, deux volumes in-quarto.

    Essai de Montagne, un volume, in-quarto.

    Repertoire de jurisprudence par Mr Gugot, 1 vol. in-4° broché,

    Cour d'agriculture par Mr Rosier, neuf vol. in-4° broché.

    Spectacle de la nature, plusieurs exemplaires, in douse, 9 volume.

    L'istoire ancienne, treze vol. in douse, deux exemplaires.

    Histoire romaine par Mr Rollin, saise volumes, in douse

    Quatre cens soixante volume in douze de philosophie, d'auteurs classiques, et sur les arts et les siances,

    Encyclopedie, les planches et les suplemens, trante trois volumes in-folio, premiere edition.

    Dictionnaire de Trivoux, deux editions, un de cinq et un de six volume, in-folio.

    Dictionnaire de Moreri, six volumes in-folio, avec deux volumes de suplemens, deux exemplaires.

    Dictionnaire de Calpin, plusieurs exemplaire, un volume in-folio.

    Lexicon grecum et latinum, un volume in-folio, plusieurs exemplaires.

    Dictionnaire economique, deux volumes in-folio.

    Istoria pontificum romanum, deux volumes in-folio.

    Annales de Barionin et la continuation, six vol. in-folio.

    Vie des saints, un volume in-folio.

    Annales sacrée, un volume in-folio.

    Istoire de l'abbaye de Saint-Denis, un volume in-folio.

    Inventaire des biens meubles et immeubles ayant appartenu à l'abbaye Notre-Dame, le 10 mai 1790. Bibliothèque.

    Suite :

    Istoire de France de Mezerai, trois volumes in-folio.

    Istoria pellagiana, un volume in-folio.

    Recherches de Paqui---, un volume in-folio.

    Istoire generale de France par Belefons, deux volumes in-folio.

    Histoire de la constitution et nouvelles eclesistiques, 18 volume in-4°.

    Histoire de l'église par ---ble traduite, quatre volume in-quarto.

    Histoire ecclesistique par Mr de Tillemont, saize volumes in-quarto.

    Histoire des Juifs par Joseph, deux volumes in-quarto.

    Histoire ecleistique de Mr Fluzy et la continuation, 36 vol. in-quarto.

    Histoire ecclesistique de l'abbé Racine, traize volumes in-quarto.

    Et du même, quinze volumes in douze, deux exemplaires.

    Histoire de l'église par Mr Goudat, evêque d---, six volumes in-12.

    Histoire des Juifs, de l'encien et nouveau testament, cinq volumes in-12.

    Histoire ecclesistique de Mr du Pin, six volumes in-octavo.

    Bibliotheque des auteurs ecclesistiques par le même Dupin, 22 vol. in-8°.

    Tableau des auteurs ecclsistiques, cinq volumes in octavo.

    Bibliotheque des auteurs separés de l'eglze du saizième et dix-septième siecle, deux volumes in octavo.

    Histoire ecclesistique natalis Ale'xandri, 26 volumes in-8°.

    Vie des saints, dix-huit volumes in octavo.

    Vie des saints peres du desert, trois volumes in octavo.

    Les seremonies de l'église par Claude Levot, quatre volumes in octavo.

    Histoire des heresies, dix volumes in douze.

    Histoire d'Angletere traduite par Mr Sevetol, 24 vol. in douze.

    Histoire du Bas empire, quatorze volumes in douze.

    Histoire de Louis Traize par Lavassor, dix-sept volumes in douze.

    Quatre cens soixante trois volumes de diferentes histoires.

    Histoire romaine par Latran et Rouille, jesuites, 12 vol. in-quarto.

    Histoire de Mezerai, trois volumes in-quarto.

    Revolutions d'Angleterre, trois volumes in-quarto.

    Huit volumes in-quarto de diferentes histoires

    --- d'Aquitaine, un volume petit in-folio

    --- un volume petit in-folio.

    Histoire des empereur par Mr de Tillemont, cinq volumes in-quarto, deux exemplaires.

    Histoire généalogique et chronologique des rois de France, neuf volumes in-folio.

    Loix civiles par Domat, un volume in-folio.

    Inventaire des biens meubles et immeubles ayant appartenu à l'abbaye Notre-Dame, le 10 mai 1790. Bibliothèque.

    Suite :

    Jurisprudence canonique, un volume in-folio.

    Coutume généralle de France, deux volumes in-folio.

    Coutume d'Angoumois, un volume in-folio.

    Coutume du Poitou, deux volumes in-folio.

    Questions sur les matieres bénéficielles, deux volumes in-folio.

    Corpus juris civilis, deux volumes in-folio.

    De jure pontificis romani, un volume in-folio.

    Dictionnaire civil et canonique, un volume in-folio.

    Code de Louis traize, un volume in-folio.

    Edits et ordonnance des rois de France, deux volumes in-folio.

    Receueil d'arrets du parlement de Paris, deux volumes in-folio.

    Journal des audiances du parlement de Paris, trois volumes in-folio.

    La grande conferance des ordonnances des rois de France, trois volumes in folio.

    Jus canonicum, un volume in-folio.

    Notaires apostolique, deux volumes in-quarto.

    Juridiction ecclesistique, un volume in-quarto.

    Maxime du droit, un volume in-quarto.

    Les decretales, trois volumes in quarto.

    Conferance sur les ordonnances de Louis 14, 2 exemplaires in-4° et 2 in-8°.

    Le praticen françois, un volume in-quarto, deux exemplaires.

    Cabusstii paris, un volume in-quarto, deux exemplaires.

    Suitte de procedure, un volume in-quarto.

    Les loix civiles, trois volumes in-quarto.

    Traité des regalles, deux volumes in-quarto.

    Arret du parlement de Bretagne, deux volumes in-quarto.

    Playdoger de Lemaitre, un volume in-quarto.

    De juridictione ecclesistique, un volume in-quarto.

    Pano --- comentaria, cinq volumes in-folio.

    Dictionnaire de Baile, quatre volume in-folio.

    Dictionnaire des arts et science, deux volume in-folio.

    Santi Antonii opera, deux volumes in-folio.

    Oeuvres de La Mothe Levoyer, deux volumes in-folio.

    Lettres du cardinal Donat, un volume in-folio.

    Oeuvres des ---, un volume in-folio.

    Dictionnaire de l'academie, deux volume in-folio.

    Inventaire des biens meubles et immeubles ayant appartenu à l'abbaye Notre-Dame, le 10 mai 1790. Bibliothèque.

    Fin :

    Ceremonies et coutumes religieuses de tout les peuples du monde avec les figures de Bernard Picart, onze volume in-folio.

    Dictionnaire des auteur classiques, trante volume in-octavo.

    Histoire de l'Amerique, quatre volume in douze.

    Il y a aussy plusieurs brochures qui n'ont point été conptées parmi lesquelles est une histoire ecclesistique de Mo---, un voyage d'Italie, celui de --- et des journaux de toutes especes ; observe lesdits sieurs chanoines que messieurs les beneficiers des environ et de leur congregation peuvent avoir quelques livres ; ne se trouve en ladite bibliotheque aucuns manuscrits ny médailles...

  • Abbaye Notre-Dame

    Biens immobiliers de l'abbaye vendus comme biens nationaux après la Révolution :

    2 mars 1791 : métairie de Crissé, paroisse de Prahecq : maison, bâtiments, cour, coursoire, jardins, pâtis, terres labourables, prés.

    7 mars 1791 : borderie de la Bouctière, dépendant de la chapelle Saint-Michel, paroisse de Goux.

    17 mars 1791 : métairie de la Forêt et bois, paroisse de Sainte-Blandine.

    17 mars 1791 : métairie de Virleban, paroisse de l'Enclave-de-la-Martinière.

    28 mars 1791 : métairie du Treuil, près le bourg de Celles : maison, granges, bâtiments, près, terres labourables, ensemble de la maison du Pavillon et son clos.

    27 avril 1791 : métairie de Convant, paroisse de Thorigné.

    6 juin 1791 : métairie de l'Infirmerie, située dans la paroisse de Vitré.

    10 juin 1791 : chapelle de la Guillotière, consistant en champs et près, paroisse de Lusseray.

    17 juin 1791 : métairie de Tauché, ou des Porteaux de Tauché, paroisse de Sainte-Blandine

    17 juin 1791 : métairie de la Brousse, paroisse d'Asnières, bâtiments, terres labourables, prés, bois.

    20 juin 1791 : une maison dans le bourg de Celles : quatre chambres basses, quatre chambres hautes (sans mention de l'emplacement).

    20 juin 1791 : métairie de Pied-de-Coi, située dans la paroisse de Celles.

    22 juin 1791 : maison appelée la Pissotte, bourg de Celles : buanderie, deux chambres, une écurie, un toit, un grand courtillage, deux prés.

    18 juillet 1791 : métairie de la Mouline, paroisse de Celles : maison, bâtiments, cour, jardin, terres, champs, pâtis, pré, bois.

    24 août 1791 : borderie de Briette, paroisse de Celles, maison, écurie, deux jardins.

    23 novembre 1791 : maison base à Celles, le long du clocher, une grange, une décharge, deux chambres hautes, un grenier.

    9 mai 1792 : un petit bâtiment appelé la Grange-Terragère, paroisse de Prailles (deux toits).

    17 juin 1795 : métairie de la Petite-Banissière, connue sous le nom des Six-Chemins, commune de Beaussais.

    6 février 1798 : bâtiments de l'abbaye et moulin de la Chapelle vendus à François-André Boudault Champoly, négociant à Niort.

    6 février 1798 : maison et bâtiments Saint-Gobert (chambres basses et hautes, écurie, fenil, deux petites cours), vendus à Jean Dury, notaire public à Celles.

    17 avril 1798 : la ci-devant église paroissiale de Celles (Saint-Hilaire) avec une cave au-dessous de même étendue ; le cimetière attenant, vendus à Jean Dury, notaire à Celles.

  • "Procest-verbal de l'essandy de l'abbaye,

    du 26 frimaire l'an 14me

    [18 décembre 1805]

    [Archives de la mairie de Celles-sur-Belle, Chemise "abbaye", original papier, 4 pages]

    Aujourd'hui vingt six frimaire l'an 14me, nous maire de la commune de Celle, arrondissement de Melle, département des Deux-Sèvres, ayent esté informé ÿer sur les onze heures du soir par des cris au feu, au feu, je me sui promptement sorti de mon lit et ma croizée ouverte j'ay apperçu que la charpante de desus les écuries de la ci-devant abbaye estés en feu. Je me suis promptement transporté où j'y ai trouvé Mr Nourry, juge de paix, qui ce portet avec la plus grande activité à faire cesser cet ainsendie. Et j'ay aincontinent fait prévenir le crieur public d'anoncer aux son de la caisse le fâcheux événement, et au sacristin de sonner de suitte le toquesain. L'on puis assurer qu'ositos cests avertissement, que non seullement les hommes, mais aussy les femmes et les fillies sont acouru avec des seaux pour apporter des secours. De suitte l'on a formé une chaîne qui prenet du depuis la rivière jusqu'au grenier de Mr Poiraudière de Niort, dont cette maison est occupée par les messieurs Joly, notaire et Mr Joly, percepteur des impositions, où le feu en ce moment ce portet aveque le plus de violences. Heureusement que cette maison est séparée par un mur d'aveque les écurie et grenié de Mr Champoly, où il y avet en différent endroits deux planchet l'un par desus l'autres.

    A force d'eau l'on a un temps soit peu calmé le feu en cet endroit sen cependant pouvoir l'étaindre. Mais comme il fezet un ven de galerne très considérables qui pousset toujours aveque violences les flammes du côté du logis de la ci-devant abbaye, pour empescher cette communication qui aurait peut-estre essendié non seullement ledit logis mais l'église et peut-estre une partie des maisons de ce Chef-Lieu, nous avons invités les citoyens Chauvin, Martinau, Augier, charpantier, François Monereau, Jaudet et Biain Noury, maçon, acompagnié de quelquez-un des citoyens de cette Cne à faire la part au feu. Cests ouvriers ce sont comportés aveque la plus grande énargie et à cet égard l'on ne pui trop faire leurs elloges. Et malgré leurs activités, le grand feu toujours poussé du mesme côtés, d'après la charpante mise par terre, il a fallu couper deux planchet, et comme en cet endroit il y en avet trois, étant après à couper le troisième, le feu prit aus deux portes qui communique desdits greniers à l'endroit où l'on fezet cette brêche. Les ouvriers ne pouvests plus résister aux flammes de feu et à la fumées et ils ce sont écrié de leurs faire passer de l'eau sans quoi tout estet perdu. Ce qui fit que nous fîme communiquer la chaîne en cet endoit pour empescher le feu de communiquer à ce troisièmes planchet et de là au logis de l'abbaye. Et étent aincertain sy l'on arresteret le feu, nous avons ordonné que le pon en bois qui communique desdits greniers aux dit logis fusse de suitte coupé ainsy qu'un petit escalier dérobé en bois qui montet aux dits greniers.

    Pendent ce funeste événement, le feu ce communiquet à l'autre extrémité des greniers qui sont sur les voûtes des écurie, au poin qu'il estet rendu à la dernière poutre du planchet du costé du pavillon où est logé l'homme de confiances de Mr Champoly. Nous avons cru pour empescher un plus grand dézastres faire jetter le restant de charpante qui aveque le planchet qui estet au desou brûlet avecque activités.

    Et étant aincertain de pouvoir étaindre le feu, nous nous sommes conserté avecque Mr le juge de paix pour envoyer à Niort pour que l'on nous procura les pompes et à Melle pour que cests braves citoyens vienne à notre secours, ce qui a esté éguezécutés. Sur les quatres heures du matin, Mr le maire de Melle, Mr Dherbout, chancelié de la douzièmes cohortes de la légion d'onneur, Mr Lenfant, auficié de la gendarmerie, trois gendarmes à sa suitte, acompagnié des habitans de la ville et notamment Lemaure, charpantier, avecque quatre de cests ouvrié, nous ont prestés du secours pour mettre par terre le restant de la charpante dont il est si desus parlé, conjointement avec les ouvrier d'issy. Ledit Lemore et cests ouvrié ont resté issy jusqu'à quatre heures du soir en cas de bésoin. Les pompes et pompiés de la ville de Niort étests en route et sont venu jusqu'à Mougon, le feu étent un peu calmé sur les huit heures du matin, Mr Lenfan a envoyé un jendarme pour les faires rétrogader à Niort.

    Les habitans de la comune de Celle ainsy que messieurs Poiraudière et Champoly ne peuve trop avoir des hégard et des remerciement à faires aux habitans de Melle et Niort du zelle auxquels il ce sont portés pour venir à leurs secours.

    Le grand feu eyant commencé ÿer sur les onze heures du soir et a continué jusqu'à ce jour huit heures du matin et l'on n'est déffinitivement parvenu à le faire cesser en différentes pièsses de bois qu'aujourd'huy sur les quatres heures du soir, où il a esté commandé une garde pendant le cours de la nuit pour surveiller en cas qu'il ce trouvasses encore du feu en les bois que l'on avet étain.

    Ce funeste essandie a consommé une charpante de vingt six toize de long sur quatre toize édemie de large et en différent endroit deux et trois planchet les uns par desus les autres. La maison hoccupée par les messieurs Joly n'a point esté essandiée. L'on panse par aperçu que cela a aucasioné une dégradations de sept à huit mille francs. En ce que l'on a sauvé du bois de charpantes nous ne pouvons sous aucun rapport à notre conéssances dire ce qui pui avoir aucasionés cet essandie. Heureusement qu'il n'y a péry personne.

    Mais d'après cet événement finy, il c'ests trouvé par une déclaration faitte par les citoyens de cette commune que les nommé Pierre Bouchon, Pierre Cauth, la veuve François Rabotteau et Parsonnau ont perdu chacun une pierde de valleur de trois francs chacunes, que le nommé Bourtolon Bouché et Parsonneau ont perdu chacun un seaux, les deux de valeur de huit francs, que François Monnereau, maçon, a perdu un marteau à massoné de valleur de Quatre francs et François Bellion une pelle de bois de valleur d'un francs. Le tout réuni ensemble forme la somme de vingt cinq francs qui sont tombé en les braziés.

    Et comme les brave citoyens de Melle estés parti de chez eux sur les deux heures du matin, dont la majeure partie a resté jusque sur les dix heures par les hordre de Monsieur le maire de Melle au fin de nous donner de nouveau secour en cas de bezoin et dont cet officié public, acompagnié de Messieurs Herbault et Lenfan, sont parti sur les huit heures, nous avons cru devoir faire donner des subsistences à ceux qui estés resté. En conséquence par nos hordres Monsieur Pierre Douzil, aubergiste, leur a fourny du pain, vain, bois et autre subsistences jusqu'à la concurence de dix sept francs, conformément à la carte qu'il nous a présentés. Ladite somme réunie à celle de vingt cinq forme au total celle de quarente deux francs.

    Fait, clos et arresté le présent Nous invitons (sic) procests-verbal les jours et ans susdit sur les sept heures du soir pour qu'il en soit envoyé un extret à Monsieur le sou-préfet de cet arrondissement au fain d'estre autorizé de sa part à tiré un mandat sur l'octroy de l'an trèze de cette commune de la ditte somme de quarente deux francs...............................42 f.

    Rejette deux mot rayé et aprouvé deux mot en marge.

    [Signé : ] Rabottau, mre

    Aujourd'huy 27 frimaire l'an 14 c'ests présentés de nouveau la citoyenne terrière vve Gautier, marchande, laquelle nous a déclaré avoir fourny deux livres de chandelle et le citoyen Louis Brisset, aussy marchand, qui nous a dit ausy en avoir fourny trois livres édemie pour éclairer dans les collidor de l'abbaye, à un francs cinq centimes la livres, fait cinq francs soixante quinze centimes. Joint aveque 42 f. fait aux aux (sic) total 47 francs 75 centimes.

    [Signé : ] Rabottau, mre

    Le maire ainvitte Mr le sou-préfet de l'otorizer à tirer cette somme sur l'octroy de l'an trèze.

    [Signé : ] Rabottau, mre".

  • Inventaire des biens meubles et immeubles ayant appartenu à l'abbaye Notre-Dame, le 10 mai 1790 :

    « L'argenterie une grande cuillère à soupe, quatre cuillière à ragout, vingt deux couverts. L'argenterie de la sacristie consiste dans un siboire, un soleil, trois calices, une paire de buretes avec le plat, un ensensoir, une croix processionale avec son bâton, deux chandeliers pour les accollites, un benitier et son goupillon, un baton de chantre, la boite pour les saintes huiles.

    Il y a vingt deux chasubles, quatre dalmatiques et quatre tuniques, quinze chappes ou chasubles dont un ornemant composé de trois chasubles, une dhalmatique, une tunique de velour cramoisy, un autre ornement compozé comme celuy cy desus de draps dont fond blanc, un autre ornement ausy complet en dosine font blanc, un autre ornement ausy complet velour noir, une garniture de satin blanc, des galons en argent, une chappe en couleur violette, une autre verte, une autre blanche, les autres sazubles sont de diferante couleur et peu de valleur, et une dousene d'autre, quatre grosse cloches et deux petite.

    Etant dans la chambre occupée par monsieur le prieur dans laquelle il y a un lit garni, une commode avec sa table de marbre, un secrétaire aussi le dessus en marbre, une pendule, une table, une gase au dessus de cinq pié d'auteur, huit fauteuil garni, deux chenais doubles garnis en cuivre, tous lesquels meubles sont à l'usage de monsieur le prieur et curé.

    Dans le cabinet à côté de ladite chambre il y a soixante volumes in quarto, et environ trois cens volumes in 12 qui n'ont jamais fait partie de la bibliothèque, et que ledit prieur nous a dit avoir du revenu de sa cure depuis 36 ans qu'il est titulaire et qu'il espère que la nation aura assé de charité et de justice pour luy laisser ces meubles attendu que personne ne sera assé inpudens pour lui praiter à l'age de soixante et dix ans, pour luy en ...ller ce qui lui est apsolument nécessaire.

    Plus dans le cabinet il y a un bureau et un miroir.

    Dans la chambre à côté où loge monsieur Bachelé il y a un lit garni en cotonnade ; une vieille tapisserie de cotonnade, une table, un secretaire a son usage particulier.

    Plus dans une autre chambre où loge monsieur Le Blan, il y a un lit garni de cottonnade, une vielle tapisserie de cotonnade, un movai bureau, aussi un movai secretaire a son usage particulier.

    Plus dans une autre chambre où loge monsieur de Venoue, il y a un lit garni de cottonnade a flamme, une commode et un secrétaire, un grand miroir, deux fauteuil garni à son usage particulier.

    Puis deux autres chambres dans chacune desquelles il y a un lit et une table et sont tapissée d'un vieu poin d'Ongrie.

    Attendu qu'il est sept heures du soir...

    Et advenant aujourd'hui onze du presant mois de mai...

    Plus dans la chambre du bout occupée par monsieur Henique, vicaire de la paroisse, à laquelle il y a un lit garni, une commode, un secretaire, un pié de consonne avec une table de marbre, un grand miroir.

    Dans le coridor du haut dans la chambre p... l'escalier dans laquelle il y a un lit pour un domestique et une vieille armoire.

    Dans la chambre à côté où loge monsieur Belile il y a un lit garni le dedans de cottonade, les rideau de vieu cadi, un bureau, une commode, un prie-Dieu, deux mauvais fauteuil.

    Plus dans autre chambre à côté occupée par Monsieur Barbier, il c'est trouvé un lit garni le dedans de cottonade, un mauvais bureau, deux tables, une mauvaise armoire, deux mauvais fauteuils.

    Plus dans une autre chambre à côté, il y a un lit garni, deux tables, une movaise demie armoire, dans ledit lit il manque une coite, il n'y a que le matela, une courte-pointe à cottonade.

    Plus dans une autre chambre à côté occupée par Monsieur Le Chers, il y a un lit garni, un vieux bureau, deux prie-Dieu, une mauvaise demie armoire y manquant un paneau, une commode.

    Plus dans une chambre à côté occupée par monsieur Bormans, il y a un lit composé de trois matela, une paillasse, un lit de plume, deux traversain, un orillé, une mante, une courte-pointe et des rideau de peu de valeur, un mauvais couvrepié de cottonade, un mauvais bureau, un secretaire.

    Plus à côté une chambre servant de chofferie dans laquelle il n'y a aucun meuble.

    Plus dans la chambre du bout occupée par Monsieur Hebert, ancien professeur, dans laquelle il y a un lit garni avec une courte-pointe et des rideau de cottonade, une commode avec une table de marbre, un secretaire, une table en bois, deux mauvais fauteuil, un garni et un de canne, un grand miroir.

    Plus c'est trouvé un orloge.

    Dans le coridor du bas, il c'est trouvé une pendulle.

    Plus dans la chambre du pavillon et tapissée d'indienne, le lit et les ridau aussi d'indienne, une douzene de fauteuil avec un canapé, laquelle chambre est boisée environ trois pié d'auteur, il y a une table de marbre, entre les deux croizée, un miroir au dessus, dans le cabinet de ladite chambre il y a un lit, une commode, un miroir au-dessus, il est aussi boisé a auteur si dessus ditte.

    Plus vis à vis ladite chambre est l'oratoire qui est boisée environ six pié d'auteur, il n'y a que l'autel et un tableau.

    Plus dans les chambres des vieux batimans, il y a huit lits de domestiques avec quelque mauvaise chaise.

    Plus dans la première chambre de l'infirmerie, il y a un lit, une commode, un fauteuil, huit chaises garnis en velour, un miroir, laquelle est boisée à auteur d'apui.

    Plus la segonde chambre, il y a un lit, une table avec une demie dousene de chaise, avec un miroir.

    Plus dans la troiziemes desdites chambres, il y a deux lits, une table, un miroir, un fauteuil et quelque chaise, laquelle chambre est boisée a auteur d'apui et tapissée d'indiene.

    Plus dans la sale en laditte maison, il y a un tapi de Turquie ancien, deux grands canapés, environ vingt chaises, neuf fauteuils, le tout usé ainsi que neuf tableau, à la suite est le reffectoire boizé à 8 pié d'auteur, dans lequel il y a trois tables et une petite chaire pour le lecteur, une fontaine en cuivre.

    Plus suit un petit salon dans le vestibule duquel il y a une grande armoire ouvrant a deux batans, ledit salon très petit, boisé a auteur d'apui, il y a deux petites armoires attachée au mur avec des pates dans lequelles sont les couvers d'argan si dessus numeré et les lainge necessaire.

    Plus dans l'écurie il y a cinq chevaux, deux cabriollets, un or de service et l'autre assés bon, une charrette.

    Plus il y a dans un petit batimens separé de la maison occupée par les clanchiseuse deux lits, quatre armoires et 4 coffres, deux poislonne a lessive et une a pétrir.

    Plus dans l'ecurie qui est au prai de ladite maison, il y a quatre vaches et un jeune genisse, il y a aussi deux cuves, un petit pressoir avecq cinquante fus de bariques.

    Plus dans chambres réservée par le bail consenti a André Gautier, dans l'une desquelles il y a un lit, une commode et six fauteuil, un canapé et un mirorir, dans l'autre une commode, un miroir, un lit et six fauteuils... »

    « Dans l'église il y a un hotel en gradin avec six grand chandeliers en cuivre et quatre devant d'hotel dont il y a un en perle, une lampe argentée, un aigle en cuivre, un cadelabre a sept branches, un orgue en très mauvais etat... ».

  • Récapitulatif des dates connues :

    entre 1032 et 1095 :

    - fondation à Celles d'un prieuré de l'ordre de saint Augustin par l'abbaye de Lesterps (diocèse de Limoges).

    1148 :

    - le prieuré devient abbaye indépendante grâce à l'évêque Gilbert de Poitiers.

    - vestige de cette période : le portail polylobé de l'abbatiale.

    XIIe-XIVe :

    - le pélerinage à la Vierge fait la renommée de l'abbaye

    - vestiges du cloître au nord

    1305 :

    - le pape Clément V « ...le 22 juin 1305, seroit alié en l'abbaye Nostre-Dame de Celle, prescher la parole de Dieu au peulple, et ledict jour et le suyvant y avoir couché avecq son train... ».

    Guerre de Cent Ans, 1337-1453 :

    - un texte de 1429 signale la grande pauvreté du couvent et le mauvais état de ses bâtiments.

    Seconde moitié du XVe :

    - comme pour d'autres monastères dédiés à la Vierge, le roi Louis XI va enrichir celui de Celles qui devient abbaye royale.

    - l'abbatiale romane est reconstruite et les bâtiments conventuels restaurés (1470-1477).

    1494-1514 :

    - Mathurin Joubert de la Bastide, nommé par le roi, est le dernier abbé régulier de Celles.

    - construction du clocher-porche de l'abbatiale.

    - construction de la chapelle au bras sud du transept ornée des armoiries de l'abbé.

    1515-1543 :

    - Geoffroi 1er d'Estignac est le premier des abbés commanditaires qui vont se succéder jusqu'à la Révolution.

    1530 :

    - François 1er en pèlerinage à Celles.

    Guerres de Religion, 1652-1598 :

    - 1568 : pillage de l'abbaye par les troupes protestantes sous les ordres du comte de Montgommery.

    1624 et 1661 :

    - deux visites de l'abbaye ruinée : « il ne restait plus de l'église abbatiale que les murs latéraux et le clocher... toitures abattues... piliers rasés à l'exception de deux à l'entrée du choeur... bâtiments claustraux ne formaient qu'une immense ruine ».

    1651 :

    - l'abbaye est rattachée à la congrégation des génovéfains.

    - réhabilitations de bâtiments médiévaux

    1661 :

    - début de la reconstruction avec le prieur Nicolas de Saint-Gobert (1661-1673).

    - reconstruction d'un grand portail « à embossages », marché avec Etienne et François Château, maîtres-maçons (portail à piles sans les pavillons ?).

    1665-1676 :

    - reconstruction de l'abbatiale.

    - piliers et voûtes dans l'esprit gothique, marché avec François le Duc.

    - charpentes et couvertures, marché avec Pierre Tiou, maître charpentier.

    - installation des stalles (inscription M TICAUD FESIT AN 1670).

    - bénédiction de l'église par le père Paul Beurrier (supérieur général de la Congrégation des chanoines réguliers de France) en 1676.

    1668 :

    - construction du logis du prieur dit « logis de Saint-Gobert ».

    - début des travaux par le maître-maçon Masson.

    - suite des travaux par François le Duc.

    1672 :

    - lettre de l'abbé mentionnant « le révérend père Randon... commence à travailler au plan de notre maison »

    - projet : vue cavalière.

    1679 :

    - marché avec François le Duc pour le bâtiment de l'abbaye.

    - projet : élévation.

    1682 :

    - du projet initial du bâtiment ne seront construits que : l'aile latérale sud (et une galerie de cloître accolée à l'ouest) ; l'avant-corps central ; l'aile centrale ouest ; pavillons du portail.

    - inscription sur la façade : ME FECIT ANNO 1682 PAR FRANCOIS LE DUC DIT TOSCANE.

    1687 :

    - rapport indiquant que « les pères de Selles... ont... surcis leurs bastiments... ce qui est achevé suffit pour les loger commodément ».

    Jusqu'en 1789 :

    - différentes réparations.

    1789 :

    - décret par lequel les biens du clergé sont mis à la disposition de la nation.

    1790 :

    - inventaire des biens.

    1791 :

    - départ des religieux.

    1794 :

    - l'abbaye sert de prison.

    1796 :

    - transport (par le voiturier Chauveau) des 3700 volumes de la bibliothèque de Celles à la bibliothèque communale de Niort.

    1798 :

    - achat du logis, des jardins et du moulin par André Boudault Champloy de Niort.

    1805 :

    - les bâtiments médiévaux sont détruits par un incendie.

    1808 :

    - destruction des charpentes et des toitures du logis.

    1846 :

    - l'abbatiale est classée monument historique.

    1884-1885 :

    - réparations du portail polylobé par l'architecte Loué.

    1893 :

    - réparations par l'architecte Déverin (plans).

    XIXe siècle :

    - le logis passe entre les mains de différents propriétaires : René Joly (maire de Celles de 1819 à 1828), la famille Jousseaume (notaires).

  • Eglise paroissiale Notre-Dame

    1769. Celle : Poste à Niort

    La paroisse de Celles, à une lieue de Melle, est composée de 350 à 360 communiants ; il y a 300 religionnaires qui sont presque tous dans les hameaux.

    L'église paroissiale est à côté de celle de l'abbaye, en bon état et fournie de tous les ornements nécessaires. M. l'abbé de Celle est seigneur de la paroisse et curé primitif. L'aumônier est décimateur de la plus grande partie. Il n'y a point de revenu de fabrique.

    L'abbaye de Notre-Dame de Celles fondée (au) lieu est de l'ordre de S . Augustin, congrégation de France, très bien bâtie, une très belle église et il y a ordinairement dix chanoines réguliers.

    La cure est ordinairement possédée par M. le prieur de l'abbaye, sans être unie au chapitre. Elle est à la nomination de M. l'abbé ; elle n'a aucun revenu séparé et dans le cas où elle ne seroit pas possédée par un religieux de l'abbaye, l'aumônier comme décimateur seroit tenu de payer la portion congrue.

    Il y a dans ladite église quatre offices claustraux, le prieuré, sous-prieuré, aumonier et infirmier, et en outre quatre chappelles régulières, dont le revenu est perçu par le chapitre suivant le concordat fait avec Ms les abbés.

    La chapelle séculière de l'Oye Blanche, à la nomination de l'abbaye, dont est pourvu M. Lambert de Gourville, curé de Bouille S. Paul, est fondée d'une messe par semaine et est affermée 150 livres, le service payé.

    Il n'a été fait aucune fondation dans l'église paroissiale ny legs à la cure. Signé CELLIN.

  • Abbaye Notre-Dame

    Archives de la mairie de Celles.

    Liste des fermages extraite de :

    10-14 mai 1790. Inventaire des biens meubles et immeubles (mense conventuelle) de l'abbaye de Celles, dressé en vertu des décrets de l'Assemblée nationale proclamée par le roi le 26 mars 1790.

    La métairie de l'Infirmerie

    La métairie de Pié-de-Cois

    La métairie de Crissé

    La métairie de la Forest

    La métairie de Virleban

    La métairie de la Mouline

    La métairie de la Brousse

    La métairie du Treuil

    La métairie de Tauché

    La métairie de Couvan

    La petite métairie de la Banissière

    La borderie de la Bouctière

    Les dîmes de Celles, d'Ecoulois et de Varaise affermé au sieur Jacque Raboteau

    La chapelle de la Guillotière

    Le terrage de Monteuil

    La portion de dîme de Fayolle

    Quatre maisons à Celles

    Le petit minage de Celles

    Le moulin de la Chapelle.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.C. Celles-sur-Belle : dossier abbaye. 19 septembre 1791 : Procès-verbal de remise des objets d´argent aux administrateurs du district de Melle. 6 floréal an I (1792) : Inventaire du restant des ornements...

  • A.C. Celles-sur-Belle : dossier église An IX (1801). Mémoire de la dépance faitte pour les réparations de l´église de Celle pour l´an neuf (1801 vieux cetil).

  • A.C. Celles-sur-Belle : dossier église. 20 frimaire an XIV (1805). Devis estimatif des réparations des couvertures du cloché et église de la commune de Celles.

  • A.C. Celles-sur-Belle : dossier église. 4 juin 1806 : Procès-verbal d´adjudication des couvertures de l´église paroissiale de Celles. Adjudicataire : Charles Ravant, maître couvreur, demeurant à Niort. 19 juillet 1806 : Procès-verbal de recolement. 14 septembre 1806 : Quittence de Charles Ravant. 16 décembre 1806 : Coppie du devis des reparations de l´église aucasionée par l´oragant, fait par François Broussard, maitre couvreur à Melle, et Jean Duteau, entrepreneur à Melle. 20 mai 1807 : Travaux adjugés à Charles Ravant, maitre couvreur à Niort. 18 octobre 1807 : Procès-verbal de recolement.

  • A.C. Celles-sur-Belle : dossier église 20 janvier 1809 : Devis estimatif des dégradations qua occasionné l´ouragan du 8 janvier dernier, tant au clocher, qu´à la couverture, charpente et lattis de l´église, fait par François Broussard, maître couvreur et François Mouneau, maître entrepreneur. 11 mai 1809 : Procès-verbal de l´adjudication des réparations les plus urgentes à faire occasionnées par l´ouragan qui a eu lieu le 8 janvier dernier. Adjudicataire : André Junin aîné, maitre couvreur, demeurant à Niort, pour 740 fr. 27 août 1809 : Procès-verbal de colement [copie].

  • A.C. Celles-sur-Belle : dossier église. 12 mai 1810 : Devis estimatif des réparations les plus urgentes et nécessaires, fait par François Broussad, maître couvreur, et Jean Cogniée, entrepreneur.

  • A.D. Deux-Sèvres : E 1991. Marché par lequel Méry Baillargeau, maçon, demeurant à Saint-Rémy-en-Gâtine, paroisse de Verye, pour la maçonne d´une fuie à pigeons au renclos de l´abbaye de Celles, s´engage à payer à Gillet Pescher et Etienne Champion, aussi maçons, demeurant l´un à Lecheboutault, paroisse d´Adriers, et l´autre à Nermantet, paroisse de Sillars en Limousin et évêché de Montmorillon, la somme de 23 livres, une pipe de vin, 10 boisseaux de blé et 2 boisseaux de fèves.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 3725, fol. 314. 15 juin 1599 : Prise de possession de prieuré claustral de l'abbaye Notre-Dame par frère Jehan de Baudian [il signe Bodian], fils de noble homme Roger de Baudian, écuyer, sieur de La [...] et de demoiselle Marie de La Trimouille.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 8991. 15 juin 1751 : Prise de possession par messire Nicolas François Malateste, prêtre du diocèse de Poitiers, pourvu de la chapelle Notre-Dame de l'Oye blanche, autrement La Blanchardière ; porte fermée, aucun occupant. 12 juillet 1751 : Prise de possession par messire Nicolas François Malateste, prêtre du diocèse de Poitiers, pourvu de la chapelle Notre-Dame de l'Oye blanche, autrement La Blanchardière ; porte fermée, aucun occupant. 19 août 1751 : Prise de possession par messire Nicolas François Malateste, prêtre du diocèse de Poitiers, pourvu de la chapelle Notre-Dame de l'Oye blanche, autrement La Blanchardière ; son fondé de pouvoir a pu entrer.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 9250. 28 mars 1704 : Prise de possession de cette chapelle par Jacques Rougier, clerc tonsuré, écuyer, demeurant en la ville de Charroux, chapelle desservie dans l'église abbatiale de Celles, à l'autel de Notre-Dame. 23 août 1705 : Prise de possession de cette chapelle par René Rougier, sous-diacre et chanoine de l'église de Poitiers, y demeurant. Opposition faite par messire Claude Marchand pourvu en cour de Rome de ladite chapelle.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10180, fol. 133 ; 3 E 10191 (Rép). 1661. Marché entre messieurs les religieux et [Etienne ? ] Chasteau. 14 août 1663 : Marché, le r.p. Nicolas de Saint-Gobert, prieur claustral, avec Jean et ... Joyaux, père et fils, piqueurs d´ardoises, pour entretenir les couvertures, tant clocher, murs, fuyes, autres logements, tant couvertz a bardeaux, pierre, thuille ... et plate...

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10189, fol. 47 ; fol. 13. 3 mars 1683 : Prise de possession par frère Pierre Havé, chapelain de la chapelle de Faugeré desservie en l'église de l'abbaye Notre-Dame de Celles-sur-Belle. 18 août 1683 : Marché, les r.p. de l´abbaye avec Charles Ligault, mtre vitrier de Niort, pour faire les vitres du grand bâtiment neuf de l´abbaye. 5 avril 1684 : Marché, les r.p. de l´abbaye avec Pierre Chauvin, piqueur d´ardoises, pour entretenir les couvertures.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10190. 12 février 1686 : Prise de possession par Nicolas Blanchart, fondé de procuration du père Pierre Havé. 19 février 1687 : Marché, les r.p. de l´abbaye avec François Jacquelin et Jean Masson, maîtres maçons demeurant à Niort, pour paver la nef et les cas-côtés.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10195. 4 mars 1703 : Prise de possession par le R. P. Guillaume Geffrier, prêtre, chanoine régulier de saint Augustin, de la chapelle de Faugeré desservie dans l'église abbatiale. 26 mars 1705 : Prise de possession par le R.P. Guillaume Geffrier, prêtre, chanoine de saint Augustin, comme fondé de procuration du R. P. Claude Marchant, prêtre, chanoine régulier de saint Augustin, de la chapelle de l'Oye blanche en l'abbaye Notre-Dame de Celles-sur-Belle.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10299. 6 mars 1734 : Prise de possession par messire Léon Severac, diacre, chanoine régulier de la congrégation de France, pourvu de la chapelle régulière de Saint-Pierre du Treuil desservie en l'église de l'abbaye de Celles-sur-Belle et en dépendant, sur la démission de messire Henri Médard Lefébure, aussi chanoine régulier. 8 mars 1734 : Prise de possession par messire Gabriel Rigault "acolithe" chanoine régulier de la congrégation de France, pourvu de la chapelle régulière de la très sainte Trinité desservie dans l'église de l'abbaye Notre-Dame de Celles-sur-Belle et vacante par la mort de messire Mathurin Bureau, prêtre et aussi chanoine.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10301. 8 février 1736 : Prise de possession par messire Joseph Plantin, chanoine régulier, pourvu de la chapelle régulière de la Guillotière en l'abbaye Notre-Dame de Celles-sur-Belle, vacante par la mort de François Gautier, prêtre, prieur de Lusseray, dernier possesseur (prière devant le maître autel).

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10303. 12 novembre 1738 : Prise de possession par messire Antoine Rivoire, chanoine régulier "acolythe", pourvu de la chapelle régulière de Saint-Michel desservie en l'église de l'abbaye Notre-Dame de Celles-sur-Belle, vacante par la mort de messire Pierre Claude Memy Orguelin, prêtre, aussi chanoine régulier (prière devant l'autel de Saint-Michel).

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10306. 13 décembre 1741 : Démission de mre Joseph Plantin, O.S.A., prieur curé de Saint-Pierre de Chail. 15 décembre 1741 : Nomination par mre Jean Joseph Villet, prieur de Barthelémy Stourin.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10307. 4 janvier 1742 : Prise de possession par messire Barthelémy Sourin, "acolythe" chanoine de saint Augustin, de la chapelle de la Guillotière en l'abbaye Notre-Dame de Celles-sur-Belle (prière devant le maître-autel).

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10316. 30 mars 1751 : Prise de possession par messire Jean Hibert, prêtre, chanoine de saint Augustin, du bénéfice de la chapelle Notre-Dame de l'Oye blanche en l'abbaye Notre-Dame de Celles-sur-Belle, vacant par la mort de messire Poussinau de La Mothe, chanoine de Saint-Pierre de Poitiers (desservie à l'autel de la Vierge). 8 avril 1751 : Prise de possession par messire Gchere (sic) Lepin, chanoine de saint Augustin, diacre en l'abbaye de Celles-sur-Belle, sur la démission faite par messire Guillaume de Lomeny, de la chapelle des Filoppe en cette abbaye (prière devant le grand autel). 22 avril 1751 : Prise de possession de la chapelle Saint-Michel en l'abbaye Notre-Dame de Celles-sur-Belle, par messire Nicolas La Ramée, chanoine de saint Augustin, sur la démission faite par messire Antoine Rivoire, prêtre du diocèse de Saintes, chanoine de saint Augustin, prieur curé de Saint-Pierre de La Trimouille (prière devant l'autel de saint Michel).

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10381. 13 avril 1711 : procès-verbal de visite de la métairie de la Petite Banissière à Beaussais, dépendant de l'abbaye Notre-Dame de Celles.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10387, fol. 128. 17 décembre 1724 : Prise de possession par frère Guillaume Priat, chanoine régulier de saint Augustin, du bénéfice de la chapelle Sainte-Catherine en l'abbaye Notre-Dame de Celles-sur-Belle, vacant par la mort de frère Guillaume Pidoux.

  • A.D. Deux-Sèvres. 3 E 10389, fol. 89. 7 juin 1729 : Prise de possession par le fondé de pouvoir de messire Jacques Ramet, prêtre, chanoine régulier de saint Augustin, du bénéfice de la chapelle de Faugeré en l'abbaye Notre-Dame de Celles-sur-Belle, vacant par la mort de messire François Boutet, prêtre chanoine.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10390, fol. 13. 1er janvier 1729 : Prise de possession par frère Nicolas Joseph Plantin, chanoine régulier profès de saint Augustin du bénéfice de la chapelle des Filoppes en l'abbaye Notre-Dame de Celles-sur-Belle, vacant par la mort de messire Louis Boilesme, vivant chanoine régulier de saint Augustin.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10390, fol. 43. 11 février 1730 : Prise de possession par frère Pierre Claude Memy Horguelin, chanoine régulier de saint Augustin, étudiant, du bénéfice de la chapelle Saint-Michel en l'abbaye Notre-Dame de Celles-sur-Belle, vacant par la mort de messire Louis Dominique Beaudoux.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10394, fol. 43. 6-8 novembre 1749 : Procès-verbal de vérification des réparations faites à l´abbaye de Celles et à ses dépendances par Marie Girault, veuve de feu André Guillon, charpentier ; vérification faites par André Giret, maître tailleur de pierre, et François Provosteau, maitre charpentier à Celles, experts nommés.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10414. 17 juin 1771 : Prise de possession par messire Michel Rolland, grand archidiacre de l'église de Poitiers, du bénéfice de la chapelle de l'Oye blanche en l'abbaye de Celles-sur-Belle, vacant par la mort de messire Pierre Lembert de Gourville.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10415. 9 août 1771 : Prise de possession par messire Anne Hypolite Hay de Bouteville, prêtre, grand vicaire de mgr l'archevêque d'Aix, de l'abbaye royale de Celles-sur-Belle.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10421 Rép. 9 mai 1758 : Prise de possession par messire Lembert de la chapelle de l'Oye blanche en l'abbaye de Celles-sur-Belle.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10424. 14 décembre 1780 : Prise de possession par le fondé de procuration de messire Benoît François Gigard, prêtre, secrétaire de l'évêché de Grenoble, du bénéfice de la chapelle de l'Oye blanche en l'abbaye de Celles-sur-Belle, vacant par la mort de messire Michel Rolland, grand archidiacre du Poitou.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10426. 7 octobre 1782 : Prise de possession par messire Jean Gouzon de La Prairie, prêtre chanoine de saint Augustin, vicaire de la paroisse de Saint-Hilaire de Celles-sur-Belle, du bénéfice de la chapelle de Faugeré en l'abbaye de Celles, vacant par la mort de messire Pierre Nicolas Bandrazin.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10428. 31 janvier 1784 : Prise de possession par messire Josse Louis Marchand, chanoine de saint Augustin, demeurant en l'abbaye royale de Celles-sur-Belle, du bénéfice de la chapelle Sainte-Catherine, vacant par la mort de messire Joseph Hubert (desservie à l'autel de Sainte-Catherine).

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10431. 20 février 1787 : Prise de possession par messire Jean Barbier, clerc tonsuré profès, chanoine de saint Augustin, de la chapelle régulière de Saint-Pierre du Treuil en l'abbaye de Celles-sur-Belle, bénéfice vacant par la mort de messire Léon Severac. 20 février 1787 : Prise de possession par messire Armand Bormaud, profès, chanoine de saint Augustin, clerc tonsuré, étudiant en l'abbaye de Celles-sur-Belle, y demeurant, du bénéfice de la chapelle de la Trinité en cette abbaye, vacant par la mort de messire Gabriel Rigaud.

  • A.D. Deux-Sèvres : 3 E 10433. 17 janvier 1789 : Prise de possession par messire Charles Maurice de Talleyrand Périgord, évêque d'Autun, de l'abbaye de Celles-sur-Belle, vacante par le décès de mgr Hay de Bouteville.

  • A.D. Deux-Sèvres : 14 F 180, p. 100. 1769 : Visite épiscopale de Mgr Beaupoil de Saint-Aulaire.

  • A.D. Deux-Sèvres : L 1er suppl. 58. 5 germinal an II (1793) : Etat des biens dépendant tant des fabriques que des cures situées dans l´arrondissement du bureau de Melle... : « la cy devant abbaye de Celles tenait lieu de cure, ainsi il n´y a rien à donner à cet égard puisque dans le tems de suppresion d´abbaye, tout a été fourni au dre du district ; depuis ce tems rien n´a paru appartenir a l´eglise dudit Celles qui loge les detenus, laquelle eglise pouvait être de valeur de 3000 l. ».

  • A.D. Deux-Sèvres : 2 O Celles-sur-Belle. 1 avril 1843 : Bail de « la grande salle faisant partie de l´abbaye située à Celles », appartenant à René Joly, propriétaire, demeurant à Celles, « laquelle salle qui se trouve au rez-de-chaussée ainsi que le vestibule qui la précède, sont destinés à servir de maison de prières aux protestants des communes de Celles, Verrinnes, Sainte-Blandine et Montigné, composant la section de Celles... ».

  • A.D. Deux-Sèvres : Q 67. 6 pluviôse an VI (1797) : Procès-verbal de vente de domaine nationaux : « les bâtiments et préclôture de la cy devant abbaye de Celles... consistante en plusieurs chambres, greniers, hangard et autres servitudes, cour, jardins, terrasse... le tout renfermé de murs et dans un seul enclos... Adjudicataire : François André Boudault Champoly, propriétaire, demeurant à Niort, pour 441 000 francs.

  • A.D. Deux-Sèvres : 13 V 3. 5 février 1906 : Inventaire des biens de la fabrique.

  • A.E. Poitiers : cartonnier 25, églises et presbytères, secours. 1805 : Demande de secours. "La belle église de Celles est dépourvue de toute espèces de décoration et manquent de plusieurs objets nécessaires au service divin ; en outre, elle a besoin de très grandes réparations tant à son clocher, sa couverture, ses vitraux etc., pour le tout 4682 fr. Il est resté dans la sacristie de l´église de Celles quelques morceaux de cloche cassées ; on demanderoit qu´il fut permis de vendre ce metail et le prix de vente seroit employé... à la décoration de l´intérieur de l´église et a fournir les objets qui manquen pour le service divin".

  • A.E. Poitiers : cartonnier 25, églises et presbytères, secours. 1805 : Demande de secours. « il existe trois cloches dans le clocher de l´église de Celles, on en demanderoit une pour l´église de Saint-Hilaire de Melle ».

  • Casier archéologique, 5 p., 18 fig ; 3 p., 8 fig., 5 plans, 8 élév., 2 coupes.

Documents figurés
  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 266. Celles. Porte de l´église.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 267. Celles. Blasons sculptés au-dessus de la porte de l´église.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 268. Celles. Blason sculpté et polychromé de François, cardinal de La Rochefoucauld, abbé de Celles (1623-1634) sur une clef de voûte du transept.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 269. Celles. Clef de voûte avec blason sculpté.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 270. Celles. Blason sculpté et polychromé de Louis II, abbé de Celles (1634-1654) ou Henri de la Rochefoucault, abbé de Celles (1661-1708), sur une clef de voûte du transept.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 271. Celles. Clef de voûte du clocher avec blason sculpté de Joubert de la Bastide, abbé de Celles (1494-1514).

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 272. Celles. Blason sculpté de la Congrégation de France sur une clef de voûte de l´abside.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 273. Blason sculpté de Joubert de la Bastide, abbé de Celles (1490-1516), sur une clef de voûte de la sacristie (chapelle bras sud du transept).

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 274. Celles. Clef de voûte avec blason sculpté de Guy ou Louis Ier de Lézignac dans la chapelle.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 275. Celles. Clef de voûte avec blason sculpté de Guy ou Louis de Lézignac dans la chapelle.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 276. Celles. Clef de voûte avec blason gravé.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 277. Celles. Epitaphe non armoriée de Guillaume Barré dans le dallage, 1694.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 278. Celles. Epitaphe armoriée de Pierre Wyart dans le dallage du transept, 1690.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 279. Celles.Epitaphe non armoriée de Guillaume Geffrier dans le dallage du transept, 1729.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 280. Celles. Clef de voûte avec blason sculpté de Joubert de la Bastide, abbé de Celles (1494-1514), dans le jardin.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 281. Celles. Blason sculpté de Joubert de la Bastide, abbé de Celles (1490-1516), sur la porte allant au clocher, XVe s.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 282. Celles. Insciption datée sur un pilastre de la façade de l´abbaye, 1682.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 283. Celles. Blason gravé de Johanne de Saumery, abbé de Celles (1710-1744), sur la cloche.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 284. Celles. Inscription datée dans l´église, 1568, 1669.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 285. Celles. Inscription datée dans l´église, 1669.

  • B.M. Niort. Dessins Bouneault. Pl. 286. Celles. Fac-similé des signatures de F. le Duc dit Toscane, architecte, et de P. Tiou, maître-charpentier, daté XVIIe s.

  • Arch. Dir. Patrimoine, n° 3060. Détail portail. Encre. Segrétain, 1845, 396x319 mm.

  • Arch. Dir. Patrimoine, n° 3061. Eglise de Celles (Deux-Sèvres). Niort, 1er novembre 1845. Segrétain. 1cm p. m. 384x605 mm. Encre, lavis, 2 coupes.

  • Arch. Dir. Patrimoine n° 3062. Eglise de Celles. Plan. Niort, 1845. Sgrétain, Ech. 1/100. 802x452 mm. Encre, lavis. Plan, 1 détail.

  • Arch. Dir. Patrimoine, n° 3063. Eglise de Celles. Plan. Niort, 1er janvier 1840. Segrétain. Ech. 1/100. 823x345 mm. Encre, lavis.

  • Arch. Dir. Patrimoine, n° 3064. Eglise de Celles (Deux-Sèvres). Niort, 1er janvier 1840. Segrétain. 1cm p. m. 408x646 mm. Encre, lavis, 2 coupes.

  • Arch. Dir. Patrimoine, n° 10149. Abbaye de Celles (Deux-Sèvres). Paris, 1er avril 1893. Deverin. Ech. 0,005 (plan et coupe), 0,05 (détail). 640x966 mm. Encre, lavis, aqu. 2 plans, 1 élev. Et coupe, 2 détails.

  • Arch. Dir. Patrimoine, n° 10150. Abbaye de Celles (Deux-Sèvres). Paris, 1er avril 1893. Deverin. Ech. 0,01 (élév.), 0,02 (cloître), 0,05 (détails). 628x972 mm. Encre, lavis, aq., 1 plan, 1 coupe, 2 élev., 2 détails.

  • Arch. Dir. Patrimoine, n° 10151. Abbaye de Celles (Deux-Sèvres). Paris, 1er avril 1893. Deverin, Ech. 0,05 (détail), 0,02 (le reste). 645x973 mm. Encre, lavis, aq., 3 élév., 2 détails.

  • Arch. Dir. Patrimoine, n° 10152. Abbaye de Celles (Deux-Sèvres). Vestibule et escalier. Grande salle. Paris. 1er avril 1893. Deverin. Ech. 0,05 (détail). 631x973 mm. Encre, lavis, aq. 2 vues perspectives, 1 détail.

  • Arch. Dir. Patrimoine, n° 10153. Abbaye de Celles (Deux-Sèvres). Vue générale de la façade sur les jardins. Etat actuel. Etat restauré et complété. Paris, 1er avril 1893. Deverin. Ech. 0,05. 627x964 mm. Encre, lavis, aq., 2 élév.

  • Arch. Dir. Patrimoine, n° 15788. Aquarelle de Celles par Deverin.

  • Arch. Dir. Patrimoine, n° 33121. Abbaye de Celles. Restauration charpente. 1945, Camelot. 1 plan, 4 coupes. Bleu.

  • Arch. Dir. Patrimoine, n° 33122. Abbaye de Celles. Restaurations parties hautes escalier. 1949, Dorian. 1 plan, 1 coupe, 1 élév. Bleu.

  • Arch. Dir. Patrimoine, n° 33123. Abbaye de Celles. Réfection de la couverture. 1949, Dorian. 1 plan, 1 coupe. Bleu.

  • A.D. Deux-Sèvres : 4 N 44. Plan de l´église abbatiale. S.d. [1845 ? ]. Segrétain. Ech. 1/100. 485x877 mm. Encre, lavis, 1 plan.

  • A.D. Deux-Sèvres : 4 N 44. Coupes transversales de l´église abbatiale. S.d. [1845 ? ]. Segrétain. Ech. 1/100. 420x590 mmm, 2 coupes.

  • A.D. Deux-Sèvres : 4 N 44. Eglise de Celles (Deux-Sèvres). Plan d´un pilier du choeur et des voutes qu´il soutient. Niort, 1er octobre 1845. Segrétain, éch. 1/100, 560x455 mm. Encre.

  • Dessin n° 3631 du catalogue de l´exposition des Champs-Elysées de 1893. Mentionné : «étude très complète et très détaillée des constructions monastiques exécutées à Celles au XVIIe siècle, avec projet de restauration ». Détail : signature de François Leduc dist Toscane. Extrait de MARSY (cte de). L´archéologie monumentale à l´Exposition des Champs-Elysées en 1893. In : Bull. Monum., t. 58, 1893.

    p. 391
  • Extrait de : ARNAUD, Charles. Monuments... du Poitou (6e livraison) : Eglise de Celles. 157x215 mm. Lith E. Conte.

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    p. 249, 695
  • La Semaine liturgique, 1893. 2 juillet 1893 : Bénédiction d´un chemin de croix : les 14 stations, en terre cuite, sortent des ateliers de M. Pierson, de Vaucouleurs (Meuse). L´encadrement est couleur chêne ; la scène d´un blanc vieil ivoire, ressort sur un fonds or bruni, sur lequel se détachent des perspectives.

    p. 458
  • La Semaine religieuse, 1912. 3-25 décembre 1911 : Mission. Durant cette mission, érection d´une statue de Jeanne d´Arc, à l´entrée du sanctuaire, sur un beau piédestal en pierre sculptée, en face de saint Michel dont l´église possédait déjà la statue.

    p. 11
  • La Semaine religieuse, 1913. 12 janvier 1913 : Bénédiction solennelle de la statue restaurée de Notre-Dame (historique de cette statue).

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(c) Région Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel - Comte Yannick - Debelle Jacqueline - Liège Aurélie