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Edito

Depuis la création des commissions régionales dans les années 1960, l'Inventaire général de Nouvelle-Aquitaine (issue de la fusion, en 2016, des anciennes régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes) recense, étudie et fait connaître l'ensemble du patrimoine architectural et mobilier de son territoire, qu'il soit exceptionnel ou représentatif d'une famille d'édifices ou d'objets mobiliers. Depuis une cinquantaine d'années, des chercheurs et des photographes constituent une documentation scientifique normalisée accessible sur ce site.
 
Les dossiers de l'Inventaire général permettent de renouveler la recherche en histoire de l'art et la connaissance en replaçant les territoires, avec toutes leurs composantes, au cœur d'une méthode qui associe des prospections systématiques sur le terrain à des études historiques dans les archives. Ils contribuent à mieux voir un patrimoine parfois oublié ou en devenir que chacun d'entre nous se doit de protéger et de valoriser.

Lumière sur

Château du Haut-Clairvaux

Situé au nord du bourg de Scorbé-Clairvaux, le château du Haut-Clairvaux a été construit aux 11e et 12e siècles sur un site stratégique pour le contrôle du Haut-Poitou. De cette imposante construction, il reste en particulier les vestiges du donjon et une chapelle seigneuriale, tous deux classés au titre des monuments historiques.

Depuis le sommet du hameau du Haut-Clairvaux, les vestiges du château dominent tout l'ouest châtelleraudais. Le site aurait été constitué à l'origine d'une enceinte et de sept tours crénelées, entourées par des douves. Le premier détenteur connu du château, entre 1030 et 1060, fut Hugues de Clairvaux, gouverneur de Saumur. La partie basse du donjon, la plus ancienne, remonte probablement à cette période. Elle possède en tout cas les caractéristiques du donjon d'époque romane : plan carré, contreforts plats, salle basse voûtée, accès surélevé.

Une énorme tour de défense (ou mur-bouclier) a été greffée par-dessus à la fin du 12e siècle par Richard Coeur de Lion, alors comte de Poitou et d'Anjou, en guerre contre son frère, le roi d'Angleterre Henri le Jeune. Cette tour, soutenue par d'imposants contreforts plats, présente un parement de qualité, en pierre de taille. Côté ouest, en hauteur, subsistent les traces d'une voûte d'ogives.

Située au sud du donjon, la chapelle seigneuriale, vouée à Notre-Dame-du-Verger, a sans doute été fondée elle aussi à l'époque romane, au début du 12e siècle. D'une architecture novatrice pour son époque, il s'agissait alors d'un édifice spacieux, clair, aux proportions harmonieuses et au décor soigné. Il était constitué d'une nef, d'une travée sous clocher (qui a perdu sa partie haute, carrée), d'un choeur et d'une abside dont le toit a été restitué en 2011 lors de travaux de restauration. L'accès à la chapelle s'effectuait non pas à l'ouest, comme à l'accoutumée, mais par le côté nord de la nef, face à la cour du château. A l'intérieur, la chapelle conserve des chapiteaux sculptés de grande qualité. Elle était aussi richement ornée de fresques représentant la vie de la Vierge et du Christ, et dont il ne reste aujourd'hui qu'une petite partie.

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